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  • Titanic - Retour à Cherbourg

    Je me souviens très bien de ce jour de 1985 où j'ai découvert avec émotion l'histoire du Titanic. J'avais 9 ans et Bernard Rapp venait d'annoncer au JT que l'épave du Titanic venait d'être découverte. Intriguée par l'importance que semblait avoir cet évènement, je ne manquais pas d'interroger mes parents sur cette histoire. Quelle révolte en apprenant que très peu de passagers de 3e classe avaient pu en réchappper ! 

    C'est donc avec beaucoup d'impatience que j'attendais de pouvoir enfin me rendre à la Cité de la Mer de Cherbourg pour découvrir son espace dédié au Titanic. Je n'ai pas été déçue, bien au contraire.

     

    La Gare transatlantique de Cherbourg, joyau d'Art déco qui abrite la Cité de la mer, a été construite quelques années après le passage du Titanic. La gare maritime de 1912 a disparu mais l'anachronisme ne gêne aucunement la visite et nous n'avons aucun mal à nous projeter dans le passé.

    IMG_20160822_105755.jpgAprès le passage classique par la billetterie dans le hall des trains - première claque - puis par la coursive extérieure - deuxième claque - nous voici dans la salle des bagages, prêts à embarquer à bord du Titanic. Des bornes interactives nous permettent de découvrir si nous avons des ancêtres parmi les migrants du début du siècle dernier, d'autres nous proposent de répondre au questionnaire de l'époque pour obtenir - ou non - notre permis de séjour, nous pouvons également ouvrir des malles virtuelles afin d'en sortir les objets emportés par les passagers des différentes classes, découvrir des films retraçant le long voyage en train qui précède parfois l'embarquement. Le voyage dans le temps a commencé sans même que nous en ayons pris conscience.

    Passées quelques marches, nous sursautons en découvrant la suite. Là, devant nous, s'élève la coque du Titanic, avec une porte grande ouverte qui nous attend. Pour y accéder, nous devons bien entendu traverser une passerelle suspendue entre le quai et la coque. L'illusion est si parfaite que nous ne pouvons nous empêcher de frissonner de frayeur en sentant le vide en-dessous de nous, et loin en bas, la mer. Embarquement.

    Nous voici sur le pont du navire. Devant nous défile un paysage de mer sur lequel s'affiche un compteur. Nous entendons les bruits du navire. Troublées, nous décidons de suivre les coursives. A notre droite, la mer. A notre gauche, des portes de cabines, des hublots. Mais surtout, surtout ... nous croyons sentir bouger le sol sous nos pieds. La sensation d'être sur le navire est si réelle que Maman et moi commençons à avoir le mal de mer ! Heureusement notre oreille interne comprend vite que tout n'est qu'illusion et ce désagrément ne dure pas. Mais je tire mon chapeau aux scénographes.

    IMG_20160822_111304.jpgS'ensuit un premier tour des coursives au cours duquel nous aurons également vu l'intérieur des cabines des différentes classes - par le trou de la serrure pour les 3e classes et en reconstitution réelle grandeur nature pour la 1ere classe, et nous revoilà sur le pont du navire. D'ailleurs nous pouvons sentir l'air frais sur nos visages. Nous avisons un banc face au large et décidons de nous poser pour découvrir le "film de la traversée". Nous comprenons alors ce qu'est le compteur dans le coin de l'écran. Nous allons revivre en accéléré les 4 jours de voyage du Titanic, depuis Queenstown jusqu'au naufrage. Devant nous s'étale tout d'abord la côte irlandaise, puis la mer à l'infini. Autour de nous, les bruits d'ambiance du navire en fonction des heures. Repas, jeux, musique ... le soleil se lève, puis se couche avant de se lever de nouveau devant nous ... nous vivons au rythme du navire, nous sommes à bord. Nous commençons à voir des plaques de glace sur la mer. Je frissonne, persuadée qu'il fait soudain plus frais.

    Soudain il se dresse droit devant nous, immense, effrayant, l'iceberg. Le navire vire lentement. Nous longeons l'iceberg en retenant notre souffle. Mais soudain c'est l'accrochage. Le bruit de la coque qui se déchire. Celui de l'eau qui s'engouffre à gros bouillons. Puis les cris, la panique. Les seules images devant nous sont celles de l'eau calme et glacée dans la nuit, mais le ressenti est terriblement oppressant. Heureusement, ces cris sont vite remplacés par un silence ... ponctué des bip-bip du télégraphe.

    Le compteur dans le coin de l'écran a ralenti. "Tut-tut-tut tuuuuuut-tuuuuuuuut-tuuuuuuuut tut-tut-tut". L'un après l'autre s'affichent devant nous les échanges télégraphiques parfois surréalistes de cette nuit-là. J'ai une boule dans la gorge. Tant d'appels à l'aide lancés dans la nuit glacée. Le désespoir est palpable. Un craquement. L'horizon bascule. L'eau. Des bulles. La profondeur. Le film s'arrête, je m'aperçois que j'étais en apnée.

    IMG_20160822_120143.jpgC'est encore sonnées par cette immersion que nous poursuivons notre visite. Cette fois nous quittons le pont pour visiter l'intérieur du navire. Là encore nous attendent des mises en scène et des ateliers très ludiques. Nous pouvons ainsi jouer avec les fiches du standard téléphonique, envoyer des messages télégraphiques. Nous découvrons également le transmetteur d'ordres, le maniement de la barre et j'en oublie probablement. Un effet de miroirs nous projette dans d'interminables couloirs. Nous jouons les voyeurs au détour d'une porte entrebaîllée sur une salle de bains. Des personnages hilarants se disputent dans le gymnase du navire.

    Des alcôves nous invitent à nous arrêter pour faire plus ample connaissance avec les passagers en feuilletant des recueils de fiches biographiques.

     

     

    IMG_20160822_115116.jpgUn visiteur fait le zouave de l'autre côté de "la" grille, celle qui refusa de s'ouvrir pour laisser passer les passagers de 3e classe, mais je n'ai pas vraiment le coeur à rire.

    La visite se termine sur l'enquête qui a suivi le naufrage.

     

     

     

    J'avais tellement attendu cette visite que j'aurais pu être déçue, mais loin de là j'ai été réellement émerveillée. Très émue évidemment, mais j'ai vraiment eu le sentiment de voyager dans le temps.

  • Journée de l'Argentique

    Je me souviens de l'appareil photo de mon père, quand j'étais petite. Noir, plein de boutons, lourd, fascinant.

    Quand je partais en colo, j'étais très très fière que ma maman me prête son appareil, plus compact, un gros cube enveloppé d'une housse de cuir.

    Les pellicules qu'il ne fallait pas exposer à la lumière avant de les avoir bien rembobinées, le bouton de réarmement entre les prises de vue, l'attente impatiente après avoir déposé la pellicule à développer chez le photographe ...

    Bref, je n'ai pas pu résister à l'appel de Clik, club-photo de Quéven et sa Journée de l'argentique.

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  • Les IndisciplinéEs 2015 - The Last Morning Soundtrack

    C'est sur le festival Lorientais Les IndisciplinéEs que j'ai découvert, en 2009, The Last Morning Soundtrack.

    Ayant déjà beaucoup aimé à l'époque, j'avais hâte de les revoir cette année dans le superbe cadre qu'est la Chapelle Saint Pierre de Port-Louis.

    Je n'ai pas regretté ! L'écrin était parfait pour savourer une musique toute en nuances où se mêlent voix, guitare, violoncelle et piano. La douceur de ce folk mélancolique, associée à la sérénité du lieu, me touchera d'ailleurs au point de m'arracher une larme.

    Mais je souris aussi, je souris beaucoup. D'abord, parce qu'ils sont très sympathiques, souriants et Sylvain Texier est drôle lorsqu'il s'adresse au public. Ensuite, parce que l'idée géniale d'utiliser une simple grosse caisse pour rythmer la musique me provoque des frissons. On croirait un battement de coeur et ça prend vraiment au tripes. Enfin, je la posture adoptée par Sylvain Texier chaque fois qu'il passe au piano m'amuse. Une jambe repliée sur le tabouret, tranquille ... il rendrait fou n'importe quel prof de musique. Et ça me fait marrer derrière mes larmes.

    Les commentaires du public à la sortie me prouvent que je ne suis pas la seule à avoir adoré et j'en suis très heureuse. J'espère que leur route sera encore longue, et je serai là pour les prochains concerts.

     

    J'ajouterais un énorme bravo aux équipes technique de MAPL pour la qualité du son, difficile à gérer dans une chapelle. C'était juste parfait.

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  • Concert de Jeanne Added au Manège

    Vendredi soir, Jeanne Added se produisait au Manège à Lorient. Et c'était vachement bien !

     

    Le Manège, c'est une petite salle très intimiste qui donne l'agréable impression d'assister à un concert privé.

    Je ne connaissais Jeanne Added que de nom, pour l'avoir lu dans le programme de MAPL et vu passer quelques videos sur facebook. Mais elle avait suffisamment titillé ma curiosité pour m'inciter à aller en découvrir plus.

     

    A mon arrivée, j'apprécie d'ores et déjà la configuration scénique qui met la batterie et les claviers à l'honneur. Si la chanteuse reste en position centrale, les deux musiciennes sont placées de part et d'autre au lieu d'être reléguées derrière comme c'est souvent le cas. Avant même de l'avoir entendue chanter, je commence à bien aimer cette artiste !

     

    Enfin le concert débute.

    Premier titre, première claque. Jeanne chante en s'accompagnant à la basse - un exercice très difficile (non, ce n'est pas comme de s’accompagner à la guitare). Je reste à la regarder et l'écouter bouche bée un bon moment avant de commencer à porter mon regard alentour.

    Deuxième claque, les choristes ne sont autres que Narumi Hérisson et Anne Pacéo, la claviériste et la batteuse. Vous avez déjà essayé de chanter en jouant de la batterie ? Ben c'est comme pour la basse. Difficile.

    Je regrette aussi de ne pas avoir pris mon appareil photo, il y a aurait eu de superbes clichés à prendre.

     

    Entre les morceaux, Jeanne Added s'adresse au public, timidement. Je n'ai pas compté le nombre de "merci" qu'elle nous adresse ... elle a l'air toute étonnée d'être là. C'est l'un des premiers concerts de sa première tournée et elle est très touchante.  

     

    Bref, Jeanne Added chante et j'aime sa voix. J'aime ses morceaux. J'aime sa présence scénique, sa manière de danser.

    Anne Pacéo joue de la batterie. Sérieusement, j'ai dû passer autant de temps à la regarder jouer qu'à regarder Jeanne ... elle est tellement solaire ! Elle joue en souriant et on a juste envie de sourire avec elle. Son plaisir est si évident qu'il en est communicatif.

    Narumi Hérisson, aux claviers, assure à elle seule tout ce qui n'est pas basse-batterie, et même la basse sur les morceaux rapides. Je la vois très sérieuse, concentrée, assez mystérieuse. Comment fait-elle pour rester aussi stoïque alors que je ne peux m'empêcher de bouger en rythme ? Fascinante.

     

    Je ne suis pas douée pour "définir" une musique. Je dirais que Jeanne Added se situe entre rock et électro-pop, mais à vrai dire je n'aime pas mettre les gens dans des cases. Tout ce que je peux dire c'est que "It" (à partir de 3'12 sur la vidéo) me reste en tête depuis vendredi soir et que j'attends avec impatience la sortie de son album.

     

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  • Aïkido

    Après 3 ans d'arrêt complet, le besoin impérieux de reprendre une activité sportive régulière s'est fait ressentir l'été dernier. Le problème, c'est que j'aurais envie de faire tellement de choses que même si je ne bossais pas les journées seraient trop courtes pour tout faire ! Escrime, musique, lecture, randonnée, plongée, vélo, roller, bénévolat ... je veux tout ! 

     

    Cependant il faut faire des choix et pour cela rien de tel qu'une petite liste de ce qui m'attirait :

    1/ L'escrime. Pour le code d'honneur, le respect de l'adversaire, la beauté du geste, la dépense physique.

    2/ Le self-défense. Pour prendre confiance en moi, parce que je suis une fille et que je me sens vulnérable.

    3/ Le yoga. Pour apprendre à gérer mon stress, et assouplir mes articulations.

    4/ La natation. Pour me muscler, me détendre, et pour le plaisir.

    5/ La course à pied. Pour l'endurance, évacuer le stress, me muscler et dépenser des calories.

     

    Une fois les choses posées sur papier, il m'est apparu comme évident que je devais me tourner vers un art martial. N'étant pas une compétitrice dans l'âme, j'ai écarté d'emblée judo et karaté. J'ai alors pensé à l'aïkido, que je connaissais vaguement de nom.

     

    Après quelques recherches, j'ai compris que je venais de trouver mon bonheur. 

    Non seulement l'Aïkido pouvait m'apporter tout ce que je recherchais, mais j'allais en plus y retrouver le plaisir de pratiquer les armes. Restait à vérifier l'existence d'un club près de chez moi.

     

    J'ai opté pour le club de Ploemeur, dont le site internet dégageait à la fois convivialité et sérénité. J'aimais la philosophie qui en émanait.

    A ma première visite au dojo, les "gens" sont spontanément venus vers moi pour me parler.

    A ma deuxième visite, et donc mon premier cours, ils sont venus vers moi pour m'accueillir et pour m'aider à débuter.

     

    Très vite je me suis sentie intégrée au club.

    J'ai compris également que j'avais enfin trouvé "mon" sport. La philosophie de l'aïkido est de neutraliser l'adversaire sans le blesser, sans utiliser de force non plus. Il n'y a pas de compétition, les techniques sont travaillées avec un partenaire et non un adversaire. Tout est dans l'énergie et dans le mouvement, la fluidité, c'est presque une danse !

     

    J'ai gagné en souplesse et en confiance en moi.

    Et j'ai eu le plaisir d'obtenir mon 5e Kyu, le premier échelon d'un apprentissage qui sera long mais bénéfique sur tous les plans.

     

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