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  • Kayak dernière séance

    « Bon, aujourd’hui tu vas passer une évaluation ! » Plait-il ? On va m’évaluer ?!!! Ah oui c’est vrai que j’ai pris le passeport FFCK, le carnet qui sanctionne mon niveau technique.

    Bon, ben allons-y alors, évaluons.

    Pagaie blanche, OK.

    Embarquer, débarquer, ligne droite, slalom, courant, contre-courant, surf sur le courant …

    « Félicitations ! vous venez d’obtenir votre pagaie jaune ! »

    Youpi !!! Je suis super fière de mon petit carnet plein de tampons. Fière surtout de savoir que je possède un niveau technique plus proche de la pagaie verte (la prochaine) que de la pagaie jaune.

    Donc, il me faut maintenant faire valider ma pagaie jaune « mer » car en kayak il y a trois domaines à valider : eau calme, eau vive et mer. Pour la mer je vais devoir faire un saut sur la côte, on verra ça à l’occasion.

    Bref, après ces émotions le moniteur me demande si je souhaite faire encore un peu de parc ou autre chose. Je lui explique alors que j’aimerais essayer les kayaks côtiers.  Je crois que ma proposition lui plait, car nous voici partis pour une jolie petite randonnée au fil du Blavet. Je passe sous les fenêtres de mon collègue Thomas. Les volets sont fermés, je parie qu’il fait la grasse matinée. Dommage j’aurais bien aimé lui faire coucou.

    Je l’aime bien ce moniteur, il va falloir que je revienne … mais pour l’heure je rentre à la maison, fière comme une gosse. Je me souviens de ma deuxième étoile au ski il y a plus de 20 ans. C’était pareil.

    L’émotion est intacte, et ça fait plaisir de retrouver ces joies enfantines.
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  • Kayak 3ème et 4ème séances

    9h30. J’ai deux séances aujourd’hui. Le temps est gris, je n’ai pas envie de me mettre à l’eau et ça se ressent dans ma façon d’appréhender la rivière. Appréhender aux deux sens du terme. Je l’aborde avec crainte, je ne suis pas à l’aise dans mon bateau.

    Qui plus est j’ai une jupe pour la première fois et ça m’angoisse.  J’ai peur de rester coincée en cas de dessalage.

    Plouf ! Voilà, c’est fait. J’ai plongé, je remonte à bord et comme par magie la détente est là. C’est le premier plongeon qui coûte, maintenant que c’est fait je me sens bien. Je retrouve des sensations, je retrouve l’équilibre, la stabilité … et le sourire !

    Je progresse. Tant et si bien que le moniteur me propose : « On fait le parc ? »

    Glups ! euh … en rigide ?!! Ben oui, il paraît que j’ai progressé, que je peux le faire.

    Bon, s’il le dit ce doit être vrai.

    Ah ben oui tiens, c’est passé. Je peux descendre la glissière et le parc d’eau vive en kayak rigide et j’en suis super heureuse.

     

    14h00. Pour la séance de l’après-midi il fait beau, je me sens bien.

    Un déclic s’est produit. Je viens de franchir un stade dans mon apprentissage. Je le sens et le moniteur également puisqu’il m’en fait la remarque.

    Oui, je surfe sur le courant, et surtout j’ai plus de plaisir que d’appréhension. Je gîte, je contregîte, d’accord c’est encore un peu brutal, mal assuré, mais les réflexes sont acquis. J’accueille chaque proposition du moniteur avec confiance et détermination, et bien souvent ça passe. Lorsque ce n’est pas le cas, et bien je tombe à l’eau, la belle affaire !

    J’apprécie maintenant cette jupe qui pourtant m’angoissait au départ. Grâce à elle je peux gîter sans que mon bateau ne s’emplisse d’eau, elle permet beaucoup plus de maniabilité dans le courant.

    A la fin de la séance je me sens épuisée, mais vraiment heureuse. Cet après-midi je n’ai eu que du plaisir.
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  • Kayak 2ème séance de stage

    Habillée d’une combinaison toute neuve, je pars regonflée pour ma deuxième journée de stage. Maintenant au moins, même si je tombe je ne me ferai pas mal.

    Aujourd’hui nous sommes deux stagiaires, et le jeune homme qui est avec moi vient tous les étés depuis plusieurs années. Galvanisée, je vais progresser à grands pas.

    De fait, je finis par maîtriser à peu près la progression en dahut, c’est-à-dire que je crains moins le gîte.

    Comme ça se passe bien et que finalement je tombe trop peu à son goût, mon moniteur m’annonce le prochain parcours : « Tu t’arrêtes dans le contre à gauche de la glissière, et tu remontes pour prendre la porte verte ».

    Je pars confiante, dans un kayak gonflable car je ne fais pas encore cette partie du stade en rigide. Et les gonflables, n’est-ce pas, pour en tomber il faut le vouloir …

    Plouf ! Aspirée par une « marmite », je tombe à l’eau sous le sourire satisfait du moniteur. « Celle-là tout le monde la prend ! » m’annonce-t-il en riant. Il s’agit d’une zone de remous qui vous aspire comme un tourbillon et vous fait plonger. Bref, il est content, c’est ce qu’il voulait.

    Je me marre aussi. La séance est finie, je suis épuisée.

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  • Kayak 1ère séance de stage

    Epuisée, j’ai même du mal à couvrir les 5 minutes de voiture qui me séparent de la maison. J’ai la tête qui tourne, j’ai froid. Je me précipite sous la douche chaude. Chose rare, j’ai envie d’un bain. Non, j’ai besoin d’un bain.

    Plongée dans l’eau tiède jusqu’au cou, je me prends alors à penser à cet après-midi.

    A mon arrivée, il y avait à l’accueil un groupe de touristes visiblement parisiens, qui voulait louer des kayaks pour 2 heures sur le parc. Regardant leurs tongs, je songe avec amusement qu’ils ne vont pas faire long feu.

    Je rencontre le moniteur, toujours aussi charmant. Après m’être changée je m’équipe du casque et du gilet obligatoires. On attaque directement par le kayak rigide. Très différent du gonflable, celui-ci est beaucoup moins stable et obéissant, mais les sensations sont nettes, aiguës.

    Une énorme averse orageuse se déverse sur nos têtes, je commence à avoir froid mais je tiens bon.

    Après un moment de balade pour voir mon niveau (le moniteur m’explique que certaines personnes sont en difficulté dès les premiers coups de pagaie), nous attaquons des choses plus techniques.

    Maîtriser le kayak rigide, jauger les coups de pagaie de manière à conserver une trajectoire aussi rectiligne que possible. Faire le tour du rocher. Courant, contre-courant.

    La technique du bac.

    En contemplant mes jambes meurtries, je songe à ces plongeons répétés, à la douleur du fracas sur les rochers. A la peur en me sentant emprisonnée entre kayak , berge et rochers. Peur d’une seconde seulement, car je savais pouvoir me dégager à condition de ne pas paniquer – et de fait j’ai retrouvé la surface en 5 secondes.

    Oui, le bac c’est ma bête noire. Il faut dire aussi que je commençais à être épuisée. J’ai compris aussi l’intérêt du shorty. Ce n’est pas une protection contre le froid, mais contre les rochers. Pensée reconnaissante aussi envers mon casque, grâce auquel seule ma lèvre a explosé sous le choc.

    Sortie du bain j’entreprends de panser mes plaies. Mes jambes ne sont plus qu’un immense hématome. Mon coude gauche, une plaie béante. Mon estomac ne cesse de me torturer d’avoir absorbé tant de litres d’eau du Blavet. L’ongle de mon pouce gauche est devenu noir. Lui seul m’inquiète. Je vais devoir surveiller la poche de sang.

    Mais déjà je commence à me sentir mieux. J’ai une journée entière et deux nuits pour me retaper avant la prochaine leçon. Et si tout-à-l’heure je regrettais de m’être engagée sur un stage, l’envie de continuer commence déjà à poindre. Ouf !

    Et puis, je ne peux m’empêcher de songer amusée à ce groupe de touristes qui a jeté l’éponge au bout d’une heure. Je ne sais pas comment ils se sont débrouillés mais ils ont réussi à se blesser avec des kayaks gonflables ! Ceux-là pourtant, pour en tomber il faut le vouloir …

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  • Livres audio (suite)

    Amélie Ntohomb, Le Robert des noms propres.

    J'ai parfois du mal avec Amélie Nothomb. J'aime énormément certains de ses titres, et j'en déteste d'autres. J'ignorais à quoi m'attendre en écoutant le Robert des noms propres, d'autant plus que mon expérience précédente m'avait fortement échaudée par rapport aux livres audio.

    Cependant, cette fois ce fut une bonne surprise. J'ai réellement apprécié cette version. La lectrice m'était inconnue (du moins de nom car sa voix me dit quelque chose) et j'ai franchement apprécié sa lecture. Elle m'a apporté un angle de vision auquel je n'aurais pas songé en découvrant les mots écrits. Lorsque je la lis par moi-même, je prête à Amélie Nothomb un ton ironique, voire prétentieux qui parfois m'amène à la haïr et à fermer le livre avec violence.

    Mais rien de tout cela à cette écoute. La lectrice a opté pour une légèreté très agréable. Elle racontait l'histoire, ni plus ni moins, adoptant des voix différentes pour chaque personnage, mais sans en faire des tonnes et surtout en sachant conserver une certaine neutralité derrière le texte. 

    Bref, un très bon moment et un voyage qui s'est déroulé sans que je voie le temps passer. Je pense que j'apprécierai beaucoup plus l'auteur, à la lumière de cette interprétation si différente des miennes. 

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