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20.01.2008
Les poupées russes
"Je pense que le spectacle de ça aurait pu me suffire pour une vie entière. Mais est-ce que c'est possible de vivre comme ça ? Je sentis qu'il fallait faire ce que tout le monde me demandait . Que 'arrête de rêver. Que je revienne dans la vraie vie"
Les poupées russes, c'est la suite de L'auberge espagnole.
Si j'avais aimé le premier volet de l'histoire, cette suite m'avait touchée en profondeur lors de sa sortie en salle ... sans doute parce qu'elle me parle de manière directe. Des trentenaires célibataires qui n'arrivent pas à se fixer et ont perdu toute illusion sur l'amour. Un auteur plein de doutes sur lui-même et sur les autres. Des couples qui, des années après leur séparation, demeurent liés de manière indéfectible ...
Deux répliques qui m'ont plu :
"Des gens comme tout le monde, il y en a très peu dans la vraie vie"
"Les conneries du quotidien, ça peut aussi nourrir l'amour"
Et enfin la conclusion aussi pleine d'espoir que de désillusion :
"J'ai repensé à toutes les filles que j'avais connues, avec qui j'avais couché ou même que j'avais seulement désirées. Je me suis dit qu'elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu-là. On est curieux de savoir qui sera la dernière, la toute petite qui était cachée depuis le début dans toutes les autres. On ne peut pas l'attrapper directement. On est obligé de suivre un cheminement. Faut les ouvrir, l'une après l'autre, en se demandant à chaque fois : Est-ce que c'est elle, la dernière ?"
22:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
Vraiment, les poupées russes?
Je garde un souvenir assez vague mais un peu plus précis toutefois que de l'auberge espagnole. Je n'ai apprécié ni l'un, ni l'autre...Je ne me suis pas tellement retrouvée dans les ados attardés du premier et je ne suis pourtant pas un monstre de maturité, loin s'en faut.
La suite est égale au premier, des fioritures, de la philo à 2 cents...
Je crois que je n'aime pas Romain Duris. Je n'arrive pas à sympathiser 2 secondes avec son personnage ni même à ressentir une quelconque empathie, je le trouve profondément ennuyeux.
C'est ça. Je me suis ennuyée. Le pire...
Mais bon, Yves adore, je dois faire partie d'une autre tranche de la génération. Je me retrouve plus dans Bridget Jones ;-))
Ecrit par : Isabelle | 02.02.2008
Bah ... il faut dire que les deux fois où j'ai vu ce film, j'étais sous le coup d'une rupture ... avec la même personne d'ailleurs !
Le petit auteur prétentieux est certes imbuvable, mais j'aime bien le personage de l'anglaise.
Aurais-je aimé le film si je l'avais vu alors que j'étais amoureuse et heureuse ? Peut-être me serais-je ennuyée moi aussi. Je ne sais pas. C'est toujours intéressant de voir de quelle manière plusieurs personnes perçoivent une même histoire en fonction de leur vécu personnel et de leur état d'esprit du moment.
Aux moments où je l'ai vu, le film m'a fait du bien. Ce que j'y ai vu, c'est qu'il y avait d'autres trentenaires qui étaient des quiches en matière de relations affectives puisque quelqu'un a eu l'idée d'en faire ue histoire. Donc, je ne suis pas la seule.
Donc, je peux reprendre espoir. Avec un peu de chance je finirai par tomber sur ue autre quiche avec qui on fera des petits lardons ;-)
Ecrit par : Carole | 03.02.2008
Perceptions, émotions, expériences, raisonnements, et enfin, interprétation arbitraire de la somme de ces derniers...
Toutes les tasses sont remplies...
Comment sont-elles remplies ? De quoi sont-elles remplies ? Qui les a remplies ?
Tu préfères quoi, Thé ou café ?
Un peu de sucre... ?
Ecrit par : Canne | 05.03.2008
Ah....Thé ou cafe, un peu de sucre...
ça me rappelle le "bureau" tout ça.
Et le grand classique du réveil alors?
Je vous présente le Oui: mi-thé, mi-café. Comme quoi, rien n'est jamais blanc ou noir mais nuances de gris.
Ecrit par : Isabelle | 07.03.2008
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