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30.03.2008

Retour au studio et à la scène

A la différence de mon premier enregistrement avec Jungle Voice, cette fois c'est le studio qui vient à nous. Il s'agit là d'enregistrer l'orchestre, et contrairement à un groupe de soul nous n'avons pas de batterie pour verrouiller l'ensemble. C'est le chef qui conduit, il est donc indispensable d'enregistrer l'ensemble d'un seul coup.

La pression est différente aussi. Si je me plante, c'est tout l'orchestre qui doit recommencer.

Je ne suis pas très satisfaite de moi sur les derniers enregistrements, tant pis. L'essentiel est que le chef le soit et puis, nous n'avons pas fini. Au besoin nous referons des prises.

 

Côté scène, bien sûr j'y suis déjà revenue avec l'orchestre et c'est chaque fois un grand bonheur, renforcé par la satisfaction d'appartenir à un ensemble vraiment "bon". On est bons, je le sais et j'en suis fière.

Mais cette fois, il s'agit d'y revenir seule, et avec mon violoncelle. Proposition de mon professeur lors de mon dernier cours. Jouer soliste accompagnée du piano ? Ma foi ... joli défi, oui, je veux bien. Même si j'en ai perdu le sommeil, même si j'ai mal partout à force de bosser mon morceau, même si je meurs de trouille, de stress, de trac. Un morceau "facile", de mon niveau, mais qui fait son effet lorsqu'il est bien joué ... à moi de savoir bien le jouer, donc. De le maitriser suffisamment pour pouvoir oublier la technique et le jouer avec mon coeur. 

Je prendrais bien quelques jours de congés pour le bosser, mon morceau. 

14.03.2008

Joyeux anniversaire, C.

Depuis combien d'années sommes-nous amies ?

... pas loin de 15 ... ouah ! hihi c'est l'âge que tu avais à l'époque, ça, 15 ans.

Tu te souviens des vacances en Angleterre, je le sais car nous en parlons souvent encore aujourd'hui.

Et les heures passées à jouer de la musique ensemble ...

Malgré les années qui passent, malgré l'évolution personnelle de chacune, malgré un trou de quelques années on s'est toujours retrouvées. Et puis tu m'as fait le plus beau des cadeaux il y a 2 ans en me nommant "tata" de ton fiston. Et chouette aussi, notre amitié a résisté à ton mariage (combien d'amitiés volent en éclat à cette occasion ?!!!). Il faut dire qu'il est bien, ton mari. Je l'aime bien. Tu t'en fous, l'essentiel c'est qu'il te plaise à toi, tu as raison. Mais si tu avais épousé un con on se serait perdues de vue sans doute.

Et puis, combien de fois m'as-tu ramassée à la petite cuillère ? Tu aurais pu te lasser, m'envoyer bouler car il y avait de quoi ... à force de toujours replonger dans la même erreur ... mais non, tu m'engueulais un coup et tu me consolais, tu m'aidais à me remettre en selle. Je crois que la prochaine fois, ce sera enfin pour une autre erreur. J'ai enfin appris, semble-t-il ... semble-t-il ...

Bref, tout ça pour te dire : Joyeux anniversaire ! 

06.03.2008

Rêves

Parrainée par Vanessa Paradis et Patrick Chêne, sous la Présidence d’Honneur de Coline Serreau et Alain Prost, Rêves est une association caritative, reconnue œuvre de bienfaisance, dont la vocation consiste à réaliser les rêves d’enfants atteints de maladies graves.

En concrétisant leur désir le plus cher, ces enfants peuvent ainsi s’évader de la maladie et de l’hôpital qu’ils côtoient régulièrement.
Une bouffée d’air pur dans le présent et une force pour mieux envisager l’avenir… En parrainant un rêve, en faisant un don ou en devenant bénévole, vous aidez ces enfants malades qui ont besoin de retrouver le sourire et l’espoir.

 

Pourquoi Rêves ?

Parce qu’il y a 20 ans de ça, j’ai pu « grâce » à ma maladie exercer des activités comme la voile ou le tir à l’arc, auxquelles je n’aurais certainement pas eu accès si j’avais été valide et en pleine santé.

C’est au Centre hélio-marin de Roscoff que j’ai pu faire tout ça, parce que des gens s’étaient donné la peine de monter une structure permettant d’offrir de vraies vacances en colo à des enfants malades.

Pourquoi Rêves ?

Parce que ce « grâce à ma maladie » a tout changé. A partir du moment où la maladie m’a apporté quelque chose, j’ai pu l’accepter comme un élément de vie. Elle n’était plus seulement l’ennemi qui me retirait ma mobilité et mon avenir, elle devenait un paramètre avec lequel je devais composer, une différence parmi d’autres, qui pouvait m’apporter du positif autant que du négatif. Et accepter la maladie m’a permis de la combattre et de la vaincre.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, réaliser le rêve de ces enfants ne les prive pas de leur raison de se battre. Au contraire, c’est leur montrer que tout est possible, c’est leur donner envie de rêver plus fort, plus loin, plus haut.

Et puis … si seulement vous voyiez leur sourire … l’espace de quelques heures, ils perdent cette expression de maturité si particulière aux enfants gravement malades, et ils retrouvent leur regard d’enfants émerveillés. Oubliés, la maladie et l’hôpital, et place au rêve, aux rires, aux jeux. Les yeux pétillent, c’est magique. Ils redeviennent des enfants insouciants et heureux. Juste des enfants.

Voilà mon petit combat à moi.

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