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01.04.2008
Va te faire cuire un oeuf
Encore restée trop tard au bureau, je rentre affamée mais sans réel appétit. J'ouvre le placard, passe les soupes en revue ... non, ça ne me tente pas.
J'ouvre le frigo, passe les étagères en revue ... non ... rien ne ... à moins que ?
J'avise un oeuf.
Je me prends à rêver de la toile cirée rouge, de mon coquetier à tête de poussin, des mouillettes de maman, certains soirs où fatiguée ou mal fichue, mon appétit me faisait défaut.
Ah ouais ... un oeuf à la coque ... voilà qui me tente carrément.
Ni une, ni deux, je mets l'eau à bouillir et entreprends de tailler des mouillettes en attendant que l'oeuf soit cuit. Evidemment, je rate le coche de vingt secondes. Sera-t-il trop cuit ? Je le sors de la casserole, me brûle les doigts en découpant le petit chapeau - ça fait partie du jeu de se brûler les doigts, ça serait moins bon autrement. Attention au verdict ... tadaaaaaaaaa !!!!! Parfait, mon oeuf est parfait.
Evidemment j'ai préparé trop de mouillettes. C'est pas grave, le pain beurré c'est tellement délicieux.
Je me réserve le petit chapeau pour la fin, avec un nuage de poivre.
J'ai 5 ans. Et c'est bon.
21:56 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, enfance


Commentaires
Miam, ca me rappelle les oeufs au plat que me faisait mon papa, avec le blanc un peu dur mais pas trop, et le goût particuler du jaune encore liquide que je m'amusais à crever avec la fourchette, juste pour le plaisir de le regarder s'écouler lentement sur le blanc.
Autour de ce blanc, il y avait un petit pourtour brun, fin et craquant. Le tout avec la petite touche de poivre gris par dessus, mmmh, quel régal !
Et parfois je m'amusais à manger dabord le blanc, le plus près possible du jaune, sans toutefois y toucher, puis à la fin, gober la jaune toujours intact pour le sentir fondre tout chaud dans ma bouche, avec sa texture "liquide mais un tout petit peu solide".
Et pour finir, nettoyer la poële avec un bout de pain qui ramène lui aussi tout son lot de saveurs délicates.
C'est fou comme les choses simples peuvent être tellement riches en sensations.
Ecrit par : Mr Katz | 03.04.2008
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