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05.04.2008

Les Diablogues

Dans Les Diablogues, Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue de sourds. D'ailleurs c'est simple comme bonjour. Prenez deux protagonistes, appelez les Un et Deux, et pour corser la chose donnez leur l'apparence de comédiens pince-sans-rire, comme Jacques Gamblin et François Morel, par exemple. Il n'y a plus qu'à les laisser s'expliquer avec les mots de l'auteur. Bientôt le réel se met à tanguer, tremble sur ses fondements. Obéissant à une logique folle, le langage a largué les amarres. En trois coups de cuillère à pot et à peine deux répliques, le quotidien bascule dans le fantastique, l'ordre cède la place au chaos le plus hilarant.


Comédien : Jacques Gamblin, François Morel.
Metteur en Scène : Anne Bourgeois, Maire Heuzé (Assistante).
Auteur : Roland Dubillard.

Source : Cityvox

 

Il fallait bien deux comédiens de l'envergure de Jacques Gamblin et François pour être capables de porter les dialogues imaginés par Roland Dubillard, comme cette formidable discussion ponctuée des "ka-pong, ka-pong" d'une partie de ping-pong. 

Un humour particulier, un texte dont j'ai tout de suite pensé que je l'aurais détesté si je l'avais lu. C'est le jeu des acteurs qui m'a amenée à l'apprécier ... durant la première moitié du spectacle seulement. Après cela, le temps a commencé à me sembler long. Plus aucun effet de surprise, un sentiment de répétition, l'impression d'avoir fait le tour de l'univers de l'auteur et une certaine lourdeur, comme un essoufflement. Une bonne soirée cependant, en compagnie de très grands messieurs de la scène française.

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