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06.04.2008
Une soirée au théâtre
Comme de bien entendu, j'arrive avec une confortable avance de trois quarts d'heure. Je ne suis pas encore allée au Grand Théâtre de Lorient, j'ignore par conséquent comment il est organisé.
En attendant que soit ouvert l'accès à la salle, je m'installe dans un fauteuil avec un bon bouquin. Lorsque retentit la sonnerie, je jette un oeil ahuri autour de moi. Le hall s'est rempli sans que je m'en sois rendu compte, absorbée par ma lecture !!! Par bonheur j'ai mon billet depuis longtemps, je peux donc me diriger directement vers l'escalier. Ma place est au deuxième étage, en avant pour l'ascension !
Entrée dans la salle, je suis prise de vertige. Le deuxième balcon est situé vraiment très haut et la rembarde partaît bien petite lorsqu'on est assise au-dessus de son niveau. Je crains de ne pas distinguer les acteurs, tant la scène me paraît petite là en bas.
J'observe avec amusement les spectateurs qui arrivent peu à peu. La plupart des personnes de plus de 30 ans ont gardé l'habitude de "s'habiller" pour aller au théâtre, une attention que j'apprécie car à mes yeux cela fait partie du plaisir de la soirée. S'habiller un peu classe. Les plus jeunes par contre n'ont pas ce réflexe. Je suis attristée pour eux, j'ai le sentiment qu'ils perdent un peu du côté magique ... et théâtral! ... du théâtre, mais à ma grande satisfaction je ne me sens pas choquée par leur (absence de) tenue vestimentaire. Je ne suis donc pas une vieille conne, ouf ! Et puis ils se tiennent bien, les petits jeunes. D'ailleurs je suis contente de voir des ados ici. Un peu rassurée de constater qu'ils ne sont pas tous fermés à la culture.
Le spectacle commence. A ma grande surprise, je vois parfaitement bien les comédiens. Finalement la scène n'est pas si loin, et chose très importante je distingue parfaitement leur visage.
Déçue tout comme la dernière fois par l'abandon des trois coups, mais il faut vivre avec son temps.
Heureuse d'être petite étant donnée l'exigüité des places. C'est le grand mal des salles de spectacle modernes : pas moyen de déplier les jambes. On sort de là cassé, engourdi, agacé dans son corps.
Bon sang, ce que c'est bon d'avoir retrouvé sa liberté. Encore un truc qui me manquait terriblement.
05:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre


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