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  • Michael Toliver est vivant ! (suite)

    Michael Tolliver est vivant, et a vieilli tout comme nous.

    L'histoire reprend comme elle a été écrite, c'est-à-dire en temps réel. Nous avons laissé Michael jeune homme amoureux de Thack, nous le retrouvons cinquantenaire et encore amoureux (est-ce toujours de Thack ?). L'Amérique et San Francisco ont évolué depuis, ainsi que toute la petite famille de Barbary Lane. Que sont devenus Mona, Mme Madrigal, Brian, Shawna ? Michael nous parle d'eux, de lui, de sa vie aujourd'hui.

    Sa mère est malade, voici donc l'occasion de faire un tour dans sa famille et de voir si elle a enfin fini par accepter son "mode de vie". 

    C'était bon de retrouver ce petit monde, non pas intact mais tout comme nous abîmé et changé par la vie.

  • L'équilibre de la musique

    En ce moment, je sature au niveau stress. Je me réveille la nuit sans parvenir à retrouver le sommeil tant est grande l'angoisse d'aller au travail. Et lorsque je dors, c'est pour rêver de mon ex, donc ce n'est pas mieux.

    Bref, un état nerveux très tendu qui ne me permet pas de "faire la coupure". Je mange boulot, je dors boulot, je pense sans arrêt au boulot ... et lorsqu'il s'agit d'aller à ma leçon de violoncelle, je me sens si fatiguée que je n'ai pas envie. Je voudrais juste aller me coucher. Pourtant, je me mets un coup de pied aux fesses et j'y vais en me disant : "Allez, ça va te faire du bien ..."  

    Alors je prends mon violoncelle, mes partitions, et je file à l'école de musique.

    Sitôt entrée, la magie commence à opérer. Le parfum familier de l'école, mélange de collophane, de bois, de cuivre, de transpiration aussi, de papier, de café me pénètre par tous les pores de ma peau et déjà je me sens apaisée. C'est comme de rentrer chez soi après une longue absence. Un sentiment de familiarité, de sécurité, de bien-être. Je m'approche de la salle de cours et j'entends résonner des échos de contrebasse. J'entre dans la salle et m'installe pour écouter le formidable duo violoncelle-contrebasse qui est en train de se jouer. C'est un déchiffrage, alors ça s'interromp, ça cause technique, ça parle mon langage, ce langage que j'aime tant. J'ai tout oublié. Le bureau, l'ex ... il n'y a plus rien que la musique et cette communion avec mes camarades. Ce plaisir partagé. Oui c'est ça, il n'y a plus rien d'autre que du plaisir.

    Pourtant on bosse dur, que ce soit aux cours de violoncelle ou aux répétitions de l'orchestre. On se fatigue, on se fait mal, on sort de là complètement vidé. Mais tellement, tellement satisfaits et heureux ! 

    Une répétition, une leçon, ça vaut toutes les séances de relaxation du monde. Et puis ça fait du bien à l'ego, ce sentiment de satisfaction. 

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  • Une soirée au théâtre

    Comme de bien entendu, j'arrive avec une confortable avance de trois quarts d'heure. Je ne suis pas encore allée au Grand Théâtre de Lorient, j'ignore par conséquent comment il est organisé.

    En attendant que soit ouvert l'accès à la salle, je m'installe dans un fauteuil avec un bon bouquin. Lorsque retentit la sonnerie, je jette un oeil ahuri autour de moi. Le hall s'est rempli sans que je m'en sois rendu compte, absorbée par ma lecture !!! Par bonheur j'ai mon billet depuis longtemps, je peux donc me diriger directement vers l'escalier. Ma place est au deuxième étage, en avant pour l'ascension !

    Entrée dans la salle, je suis prise de vertige. Le deuxième balcon est situé vraiment très haut et la rembarde partaît bien petite lorsqu'on est assise au-dessus de son niveau. Je crains de ne pas distinguer les acteurs, tant la scène me paraît petite là en bas.

    J'observe avec amusement les spectateurs qui arrivent peu à peu. La plupart des personnes de plus de 30 ans ont gardé l'habitude de "s'habiller" pour aller au théâtre, une attention que j'apprécie car à mes yeux cela fait partie du plaisir de la soirée. S'habiller un peu classe. Les plus jeunes par contre n'ont pas ce réflexe. Je suis attristée pour eux, j'ai le sentiment qu'ils perdent un peu du côté magique ... et théâtral! ... du théâtre, mais à ma grande satisfaction je ne me sens pas choquée par leur (absence de) tenue vestimentaire. Je ne suis donc pas une vieille conne, ouf ! Et puis ils se tiennent bien, les petits jeunes. D'ailleurs je suis contente de voir des ados ici. Un peu rassurée de constater qu'ils ne sont pas tous fermés à la culture.

    Le spectacle commence. A ma grande surprise, je vois parfaitement bien les comédiens. Finalement la scène n'est pas si loin, et chose très importante je distingue parfaitement leur visage.

    Déçue tout comme la dernière fois par l'abandon des trois coups, mais il faut vivre avec son temps. 

    Heureuse d'être petite étant donnée l'exigüité des places. C'est le grand mal des salles de spectacle modernes : pas moyen de déplier les jambes. On sort de là cassé, engourdi, agacé dans son corps.

    Bon sang, ce que c'est bon d'avoir retrouvé sa liberté. Encore un truc qui me manquait terriblement.

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  • Les Diablogues

    Dans Les Diablogues, Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue de sourds. D'ailleurs c'est simple comme bonjour. Prenez deux protagonistes, appelez les Un et Deux, et pour corser la chose donnez leur l'apparence de comédiens pince-sans-rire, comme Jacques Gamblin et François Morel, par exemple. Il n'y a plus qu'à les laisser s'expliquer avec les mots de l'auteur. Bientôt le réel se met à tanguer, tremble sur ses fondements. Obéissant à une logique folle, le langage a largué les amarres. En trois coups de cuillère à pot et à peine deux répliques, le quotidien bascule dans le fantastique, l'ordre cède la place au chaos le plus hilarant.


    Comédien : Jacques Gamblin, François Morel.
    Metteur en Scène : Anne Bourgeois, Maire Heuzé (Assistante).
    Auteur : Roland Dubillard.

    Source : Cityvox

     

    Il fallait bien deux comédiens de l'envergure de Jacques Gamblin et François pour être capables de porter les dialogues imaginés par Roland Dubillard, comme cette formidable discussion ponctuée des "ka-pong, ka-pong" d'une partie de ping-pong. 

    Un humour particulier, un texte dont j'ai tout de suite pensé que je l'aurais détesté si je l'avais lu. C'est le jeu des acteurs qui m'a amenée à l'apprécier ... durant la première moitié du spectacle seulement. Après cela, le temps a commencé à me sembler long. Plus aucun effet de surprise, un sentiment de répétition, l'impression d'avoir fait le tour de l'univers de l'auteur et une certaine lourdeur, comme un essoufflement. Une bonne soirée cependant, en compagnie de très grands messieurs de la scène française.

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  • Michael Tolliver est vivant

    ... et bientôt entre mes mains.

    Ces ultime épisode des Chroniques de San Francisco est paru l'an dernier aux Etats-Unis, c'est à dire près de trente ans après le premier tome des Chroniques. 

    C'est un beau cadeau d'Armistead Maupin, que j'ai hâte de découvrir. Je prévois encore des matins ensomeillés pour la semaine prochaine...

    Affaire à suivre.