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  • Mourir pour Cali ? (Pont du rock, suite)

    Deuxième jour au Pont du Rock. Aujourd'hui c'est du lourd : Daniel Darc, Moriarty, Cali pour les têtes d'affiches.

    Nous arrivons juste à temps pour Daniel Darc. Histoire de re-situer, si je vous dis "Chercher le garçon", Taxi girl ... c'est bon ? Maintenant vous avez la rengaine en tête pour au moins 3 jours. Il est sombre, Daniel Darc. Très sombre. On commence à déprimer. Par contre il a des tatouages impressionnants sur les bras !

    Moriarty étant une des raisons qui m'ont poussée à venir, c'est avec plaisir que je vais les écouter. Petite déception à les entendre s'adresser au public en anglais, heureusement ils rectifient le tir très vite. Si j'ai du mal à "rentrer" dans le concert, je finis par m'éclater. Même leur reprise de "Fever" ne me déçoit pas. Quant à celle de Culture Club dont j'ai oublié le titre, chapeau bas : j'adore et je ne suis pas la seule.

    Comme à Bobital je sympatise avec les mecs de derrière ... même génération, Culture Club leur parle directement.

    En attendant Cali, nous écoutons le reste de loin et éclusons des verres d'un divin thé à la menthe. J'achète un cornet de churros, mais comme toujours un seul me suffira. Je viderai le paquet en distribuant les churros à tous les mecs bourrés que je croise, et ils sont super heureux d'éponger un peu ! Du coin de l'oreille, je découvre Popa Chubby avec grand plaisir.

    Nous avons prévu d'être au pied de la scène pour Cali, nous prenons donc place 3/4h avant. Chouette, deuxième rang c'est pas mal. En attendant nous discutons avec les gens qui nous entourent. Il y a des enfants là devant, nous sommes donc confiants quant à l'ambiance et aux risques de bousculade : quel parent amènerait son enfant à un endroit dangereux ?

    Enfin ça y est, les lumières s'allument. Ouch ! la foule se presse,m'oppresse, j'ai du mal à respirer. Ma cage thoracique est complètement comprimée par les côtés. J'envisage de sortir de là mais c'est trop tard. Cali arrive sur ses béquilles (il s'est fait parait-il un claquage), et les jette aussitôt. Je n'en verrai pas plus. J'entends vaguement le mégaphone, mais je ne vois plus que des épaules, des dos, je suis bousculée, étouffée, étranglée. Je n'ai plus que 2 idées en tête : ne pas tomber, et aspirer de l'air chaque fois que je le peux. Je pense à la chanson d'Edith Piaf, La foule, mais ça n'a rien d'agréable ni de drôle ou d'exaltant. Je suis ballotée dans tous les sens, je tends la main vers le ciel désespérément, et je pense que je vais mourir là-dedans. Je songe que le seul moyen d'en sortir est de me rapprocher des barrières de sécurité pour être sortie par les agents de sécurité. Mais comment diriger ses pas là-dedans ? Je désespère, je ne tiendrai pas une heure dans cette lutte.

    Je sens une main agripper mon poignet. Je croise le regard de Nef, un regard que je ne lui ai jamais vu auparavant. Je respire. Nef est là, Nef va me sortir de là, Nef va me sauver.

    De fait, Nef me sort de là. Nef est un homme, avec une poigne d'homme, une force d'homme, et surtout un comportement d'Homme. Merci Nef.

    Nous reprenons place un peu plus en arrière, et nous voyons très bien. Nous entendons parfaitement. Finalement nous sommes beaucoup mieux à cet endroit. La joie revient, nous faisant oublier momentanément notre frayeur. Cali saute partout sur la scène, il court ... comme d'habitude, sauf qu'il fait tout cela sur un pied. Ce mec est épatant. La seule entorse qu'il fera à son habitude est qu'il évitera de se jeter dans la foule. Avec une jambe dans le sac, qui lui en voudrait ? On en a vu d'autres annuler un concert pour un coup de froid ... et bien Cali assure son show sur une seule jambe !

    Il demandera aussi plusieurs fois aux rangs de devant de se calmer, de faire attention à la bousculade. C'est bien, mais aussi dommage qu'il soit obligé de fliquer un public trop stupide pour se modérer lui-même.

    Après dispersion de la foule nous rejoignons nos petits camarades de tout-à-l'heure, qui ont réussi à rester en place en s'accrochant aux barrières. "Vous avez survécu ?" Ils n'ont rien vu de la 1ère 1/2 heure, ont souffert pendant toute la durée du concert. Ils n'ont pas apprécié. Heureusement que nous avons pu sortir de là, car nous n'aurons perdu finalement que 5 minutes, même si elles m'ont semblé une éternité.

    Au final un super festival, malgré une vraie grosse émotion. J'ai bien cru que j'allais mourir pour Cali. Je ne me suis pas pesée, mais vu les litres de transpiration et les courbatures dans les jambes à force de sauter, j'ai perdu au moins 3 kilos ce weekend.

    Je passerai sur les ecchymoses diverses et variées, souvenir de cette satanée bousculade ...

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  • Au Pont du Rock à Malestroit

    Au Pont Du Rock, festival ... rock.

    Arrivés en retard à cause d'une réunion de dernière minute au bureau,  nous arrivons quand même à temps pour voir Deus, un groupe de rockeurs belges. Nous sommes presque en famille puisque le bassiste est le voisin de ma copine Axell ... c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je tenais à les voir ! Cette fois j'ai prévu les bouchons d'oreille et bien m'en a pris car j'ai l'impression qu'ils crachent plus encore que Scorpions à Bobital. Il est vrai aussi que nous sommes juste devant la scène. Pas mal, il faut aimer le style.

    Je suis assez décue par le groupe qui suit, qualifié de "soul-rock". Je ne vois pas de soul là-dedans. Mais peu importe, comme beaucoup nous sommes là ce soir pour Dinoysos et d'ailleurs nous nous installons longtemps avant l'heure programmée pour leur prestation, afin d'être devant pour mieux voir le zébulon qu'est Matthias.

    Nef m'a prévenue, il y a généralement des pogos devant dans les concerts de Dionysos, mais nous avons décidé de tenter le coup. On verra bien, cependant nous évitons les tout premiers rangs. Les voilà qui arrivent, c'est la folie. On crie, les bras levés, on tape des mains. C'est festival, c'est l'été, il fait chaud, c'est chouette.

    Ouh là, ça bouge sacrément mais durant mes études j'ai appris à gérer ce genre de mouvement de foule. Je repousse les pogotistes, je saute en même temps que tout le monde de manière à être déportée naturellement et en douceur. Il suffit de suivre le mouvement, c'est ce que j'ai retenu des banquets math sup. Tout se passe bien, je suis contente.

    Mais tout-à-coup je vois Nef plonger à côté de moi. Il est à terre, je deviens une vraie furie. Je ne pense qu'à repousser les gens autour de lui pour ne pas qu'il se fasse piétiner. Il se redresse, il avait laissé tomber quelque chose. Ouf, je respire. Mais on va sortir de là finalement, gagner un endroit plus calme. Comme le festival n'est pas très grand, même "loin" de la scène on reste près et lorsque je bénéficie d'une trouée entre les têtes je vois très très bien.

    Dionysos, j'ai toujours aimé. Mais alors sur scène c'est encore mieux. Le chanteur saute dans tous les sens, il communique avec le public et on sent vraiment leur plaisir d'être là. Bien entendu, petit plongeon sur nos têtes, il gagne en nageant sur nos mains la régie son juste derrière nous et là, tout comme pour Cali à Bobital, je le vois tout près.

    Le groupe a amené avec lui sur la scène son petit univers d'engrenages et de coeurs mécaniques. C'est chouette, c'est bon, un très bon moment.

    Comme beaucoup nous ne resterons pas pour les groupes suivants, d'abord parce qu'il est tard et que nous avons une semaine de travail derrière nous, ensuite parce que les styles annoncés ne nous branchent pas. D'ailleurs les premières chansons que nous entendons nous convainquent de rentrer. Ils sont bons, mais ce n'est pas notre truc.

    Evidemment avant de rentrer il me faut un souvenir. Ce sera le débardeur de Dionysos "La mécanique du coeur", non pas par fanatisme mais parce que je le trouve simplement joli.

  • La nuit des animaux

    J'ai toujours été mitigée sur les zoos et parcs animaliers. Au plaisir de côtoyer et d'observer les animaux se mêle la tristesse de les voir enfermés. Heureusement, ces vingt dernières années les cages des zoos se sont ouvertes pour laisser place à de grands enclos se voulant proches du milieu naturel des animaux qu'ils abritent.

    J'ai particulièrement fréquenté le parc animalier de Montaigu-la-brisette, qui était tout près de chez moi, et toujours avec plaisir car les animaux y étaient vraiment libres.

    Ce weekend, mon collègue a souhaité m'emmener visiter le zoo de Pont-Scorff, mais dans des conditions particulières puisqu'il s'agissait d'une visite de nuit. Si le terme de zoo m'avait jusqu'à présent toujours dissuadée d'y faire un saut, la visite nocturne et l'insistance de mon camarade ont eu raison de mes réticences.

    Nous sommes donc arrivés à 18h, et ma première surprise a été la location de chariots à l'entrée du site, pour promener les enfants. Je me dis que le site doit être très étendu, ça me plaît bien.

    C'est déjà l'heure du spectacle des oiseaux marins. Assis au bord du bassin des phoques (bassin avec vision sous-marine), nous nous laissons survoler avec plaisir par les oiseaux. Les explications sont vivantes et claires, et les oiseaux se posent tout près de nous pour que nous puissions bien les observer. Me voici conquise par ce parc.

    Je suis Thomas qui connait le site par coeur. Les lynx, les loups, les chats des sables et les chats pêcheurs, les crocodiles qui ont l'air empaillés tellement ils sont immobiles, les perroquets, les éléphants, les otaries ... il y a de quoi se balader - et s'émerveiller - pendant des heures.

    Le spectacle des otaries nous fait mourir de rire. Spectacle écourté à cause du "congé maternité" de 2 des otaries, qui doivent mettre bas d'un jour à l'autre. La soigneuse reste un moment pour répondre à nos questions, et nous décidons de rester près des bassins pour manger en assistant à la séance de dressage du petit nouveau, Gary.

    Nous aurons droit avant la tombée de la nuit à un autre spectacle tout en couleurs : celui des perroquets qui, comme les oiseaux marins, se plaisent à survoler le public en rase-mottes. Les dresseurs ont trouvé un truc très habile pour inciter les gens à effectuer des dons : c'est un magnifique ara qui vient cueillir délicatement la pièce dans votre main pour la déposer dans un tube. Succès garanti, nous nous approchons comme tout le monde afin de déposer notre obole.

    Enfin la nuit tombe. Les flambeaux s'allument et beaucoup d'animaux qui jusque là étaient plutôt amorphes commencent à s'animer. Ils ont faim sans doute. Nous faisons un nouveau tour de parc, c'est magnifique. Nous restons très longtemps à observer les singes qui mènent leur société de façon fascinante. Les viex surveillent les petits et les réprimandent quand ils font trop les fous, l'un des singes se plait à faire des glissades de côté sur un poteau incliné, il ne lui manque qu'une casquette sur la tête pour ressembler à un de nos ados.

    Le plus grand moment de cette soirée restera pour moi le soin des girafes. Nous arrivons près de l'enclos au moment où le soigneur leur apporte à manger. Gentiment, il nous propose des fruits pour que nous les leur donnions. Comme je tends le bras en déplorant ma petite taille qui m'empêche de passer par-dessus la fosse, je vois avec stupéfaction une langue immense se déployer et venir cueillir la pomme délicatement entre mes doigts. Les girafes ont une langue en rapport avec leur cou : très longue.

    De nouveau nous assistons au spectacle des otaries, cette fois de nuit. Puis, celui des oiseaux de nuit qui est plus une présentation qu'un spectacle.

    Il est tard et nous avons froid. Il est temps de rentrer, les yeux pleins de magie. Il est près de 2h du matin.

     

    J'ai pris quelques photos lors de cette soirée, bientôt en ligne ... dès que je trouverai le temps ==> PHOTOS

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  • Festival des Terre-Neuvas

    Au départ ce n'était pas prévu ... et puis la nouvelle est tombée, Scorpions allait venir à Bobital pour leur seul concert en France. Scorpions !!! Still looooooooooooving youuuuuuuuu ...

    Ni une ni deux, billets réservés, et c'est parti !

    Arrivés à Bobital, nous entreprenons de trouver une place de parking. Ce n'est pas difficile, tout est bien organisé, fléché, cadré. On se pose entre 2 tentes Quechua et en route vers le festival. Marchons, marchons ... 1 kilomètre à pied, ça use les ... 3 kilomètres en fait séparent les parkings du site. Il fait beau, on croise du monde, c'est sympa. Les campings gratuits bordent le chemin vers les scènes.

    Les scènes ... impressionnantes. Elles sont aussi hautes qu'un immeuble de 7 étages. Imaginez, de part et d'autre, des enceintes de 20 mètres de haut, ça décoiffe. 

    A notre arrivée c'est Louis Bertignac qui est en scène. Cali lui succèdera et ce sera pour moi une belle découverte. Je connais Cali depuis longtemps - qui aurait pu y échapper ? - et j'aimais bien, sans plus. Mais alors là, sur scène, je suis complètement embarquée. J'adore. Il est fouuuuuuuuu !!!!!!!!! Alors que nous sommes installés juste devant la régie son, nous le voyons soudain descendre de la scène et courir dans le champ. Nous suivons sa course sur les écrans sans trop savoir où il va quand soudain, tournant la tête je m'aperçois qu'il est juste là, à côté. Il grimpe sur le stand de la régie pour plonger dans la foule. Nous le voyons disparaître au milieu des gens, puis réapparaître démuni de sa chemise.

    Une chose qui me fait rire, c'est que sur les écrans le ciel paraît tout bleu alors qu'en réalité nous subissons quelques averses.

    Et puis, contrairement à ce que je craignais il n'y a aucune bousculade. Nous respirons, nous pouvons nous asseoir, aucune sensation d'oppression. L'espace est grand et dégagé. Il y a bien de la viande saoûle, mais aucune agressivité.

    Enfin arrive le moment tant attendu : Scorpions. Rhâ ! J'aurais dû prendre mes bouchons d'oreilles. Purée, ils sont vieux mais ils déménagent toujours autant. Je rappelle que les slows ne sont pas la spécialité de Scorpions, même si ce sont leurs titres les plus connus. Scorpions, c'est plutôt hard. C'est du gros son.

    Le héros du groupe est à mes yeux le batteur, avec sa double batterie. C'est un show-man, il est époustouflant. Il faut le voir lancer ses baguettes et les rattrapper. Il ne s'arrête jamais, je n'ai pas chronométré la durée de son solo en milieu de concert mais c'était un grand moment. Qui plus est, il semblait commander à la pluie qui suivait la puissance de ses coups de baguettes.

    Petit serrement de coeur en constatant que je ne suis pas assez près pour attrapper une des baguettes que le groupe lance au public. Je me console en me disant que ça doit bousculer quand même un peu là-bas pour les avoir.

    Mon meilleur souvenir, ce sont quand même Stéphane et David, les 2 charmants jeunes hommes qui me feront danser tous les slows, arguant qu'on ne peut pas les écouter sans les danser. Ils ont mon âge, et comme moi ils sont venus faire une petite plongée en terre de souvenirs. Comme moi ils ont emballé sur Still loving you et ont envie de retrouver ces jolies sensations.

    Un concert très sympa, intime. Nous n'étions que 30 000.00 personnes.

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