31.08.2008

Festival du Roi Arthur

Encore un festival : celui du Roi Arthur.

Tout comme les Bars'hic, c'est la première édition.

Comme je suis en ouacances, j'arrive pour une fois en avance. C'est que cette fois nous avons décidé de planter la tente et de camper sur place, attention nous montons dans l'échelle du bestiaire des festivaliers ! Donc, je monte la tente en attendant Nef. Je m'amuse du champ de "2 seconds" qui s'étend devant moi ...

Pour une première édition, l'organisation est impressionnante. Les files d'attente à l'entrée sont balisées, homme ou femme nous savons tout de suite où nous placer. Ben oui, il y a une fouille donc séparation des genres biologiques (mais pour les débats sur les identités de genre, sexe biologique et tutti quanti ce sera une autre fois).

Pour une première édition, il y a bien sûr quelques petits couacs ... ainsi le bar est-il dans l'incapacité de rendre la monnaie sur les tickets de boisson. Mais ce soucis sera réglé très vite.

Si l'affiche est sympathique, nous sommes venus essentiellement pour Merzhin, que je suis avec plaisir depuis leurs tout débuts. Malheureusement la mayonnaise sera très longue à prendre (sauf pour les fans acharnés bien entendu). J'ai du mal à entrer dans l'ambiance, il faudra bien 5 à 6 titres avant que je me laisse embarquer. Mais une fois "dedans", c'est tout bon et je suis prise de fou rire en observant la foule qui saute et danse sur la chanson des nains de jardin en scandant : "Haï Hi Haï Ho, on rentre du boulot !"

Cependant, la découverte du jour sera l'exceptionnel Ministère Magouille. Ce sont de grands malades, de vrais showmen qui se pointent sur scène en costard, munis de pompons de cheerleaders. Non contents de jouer et chanter, ils nous entraînent dans leur univers, leur spectacle est ponctué de sketches qui introduisent chaque titre. Immédiatement embarqué, le public se retrouvera en train de jouer à 1,2,3 soleil. Et 4000 personnes qui s'immobilisent et se taisent d'un seul coup, c'est réellement impressionnant ! Nous admirons également l'incomparable Mister Baudruche, qui joue du ballon de baudruche avec un sacré rendu sonore, avant de courir sur place en chantant "toutouyoutou" ... pour le plus grand plaisir de tous ceux qui ont un jour fantasmé sur la douche de Véronique et Davina !

Je me marre en écoutant une version trash / rap d'"Encore et encore", de Cabrel. Vraiment, ils me plaisent ces garçons !

 

Terrassée par une migraine et peu intéressée par les derniers groupes, je décide d'aller me coucher ... cette nuit j'aurai confirmation de ce qu'on m'avait dit : il ne faut pas espérer dormir sur un festival. Outre les voisins qui discuteront toute la nuit - et parmi eux l'une de ces filles qui ne savent pas parler sans crier - il faudra supporter le concert de djembés remplacé au petit matin par le boum-boum de la sono.

 

Au matin, nous faisons un tour dans le village où se tient un marché bio accompagné d'animations diverses. Nous remarquons que certains habitants sont cloîtrés dans leur maison, observant les festivaliers derrière leurs rideaux.

Les zombies envahissent Bréal sous Montfort ... ça a quelque chose du film d'horreur, c'est assez amusant. Il faut reconnaître que certains sont vraiment cadavériques !

Sur ce marché j'achèterai de la confiture de sorcière, à la composition étonnante mais dont je ne dirai rien de plus car je tiens à la faire goûter en lui conservant tout son secret. Nous assisterons également à une démonstration de moto trial épatante.

Enfin, ce que j'aime le plus sur les festivals ce sont les rencontres. Et pour le coup nous en aurons une jolie, au bar. Bon d'accord le type est complètement bourré. Mais en ce qui me concerne je passerai un très bon moment en sa compagnie. Il me fait rire, et rit lui-même de beaucoup de choses. Il nous raconte sa vie de bohème, le bougre a trouvé le métier idéal (il est sommelier). Nous rigolons de son admiration envers mon comparse qui ne boit ni ne fume jamais.

 

Après une sieste au soleil, nous repartirons vers une nouvelle soirée de concerts, cette fois accompagnés pour ma plus grande joie d'un ami très cher et très ancien que je n'avais pas vu depuis des années.

Nous retrouverons Billy Ze Kick sur scène. A mon grand étonnement, la voix de la chanteuse n'a pas bougé d'un iota malgré les années qui ont passé. Par contre son mysticisme me mettra quelque peu mal à l'aise.

J'aurai aussi le plaisir de rencontrer un autre festivalier qui me fera marrer, un chevelu complètement stone et très gentil bien qu'un peu collant.

Par contre, nous décidons de ne pas passer une deuxième nuit sur le site et nous rentrerons directement à la maison. On a envie de dormir cette nuit.

24.08.2008

Puces aux Sablons

Dernier jour, moral grisaillou ...

Pourtant il ne fait pas mauvais, Mel m'emmène découvrir le petit bijou qu'est le quartier des Sablons, et le marché aux puces de St Gilles. La ballade en Vespa suffit à me redonner le sourire.

Les puces, j'adore ! Je m'étais promis de revenir de Bruxelles avec des bandes dessinées, c'est ici que je trouve mon bonheur : de vieilles éditions de Bob et Bobette, un vieille édition de Tintin au Congo qui m'est d'autant plus précieuse que cet album est régulièrement menacé d'interdiction d'édition. Même si je le possède déjà en édition moderne, j'aime particulièrement cette édition ancienne.

Je ne serai pas la seule à trouver mon bonheur sur ce marché, d'ailleurs, et c'est comblées que nous partons en quête d'un bon déjeuner. C'est que je n'ai pas encore goûté les fameuses pêches au thon dont on me parle depuis des mois. Oui oui, des pêches au thon. Et bien me voici conquise ! J'aime les pêches au thon.

J'aime Bruxelles, j'aime les belges, j'ai pas envie de rentrer à la maison ...

Rassemblement motards

Après une chouette journée de visite dans une jeep préhistorique, au cours de laquelle j'ai pu goûter le stoemp, nous voici sur un rassemblement de motards pour un concert qui n'était pas prévu au programme.

Plein de belles bécanes, et des personnages pour le moins folkloriques. J'ai l'impression de me promener dans un album de Litteul Kevin. Alors quoi ? Il y a des motards qui se déguisent vraiment ?!!! Ce n'est pas un mythe ! J'aime bien les gentils nounours qui se cachent derrière leur apparence de gros durs bourrus.

Nous sommes en train de discuter quand Axell s'arrête au beau milieu d'une phrase, interloquée. C'est que nos motards pratiquent un drôle de rite qui consiste à soulever leur t-shirt pour se montrer leurs seins ... amusant, mais ça surprend.

Le concert commence. Et je passerai la soirée à admirer la constance du groupe qui déploiera toute son énergie jusqu'au bout, face à un public très particulier qui ne réagit pas. C'est normal, le motard reste impassible. Il paraît que c'est comme ça sur la plupart des concentrations. L'orchestre d'un côté, les motards de l'autre, écoutant mais n'applaudissant ni ne participant pas.

Chapeau bas à Axell qui parviendra à repousser jusqu'au bout l'extinction de voix qui menace depuis le concert de la veille, et mieux que ça , arrivera à emmener les motards. Et oui, au final ils réagiront, danseront et chanteront, nos motards impassibles !!!

Après cela un autre groupe succèdera, d'un autre style : strip-tease féminin, puis masculin. Petit joueur, ce dernier n'ira pas jusqu'à l'intégral au contraire de sa partenaire. Mais c'est quand même un spectacle bien agréable ...

23.08.2008

Piscine d'Ixelles, Delirium Tremens et Little Rock & Axell

Hier au matin j'ai découvert la piscine d'Ixelles, répertoriée dans la plupart des guides touristiques. C'est la plus ancienne piscine couverte de la Région de Bruxelles-Capitale, elle a fêté ses 100 ans le 16 mai 2004 et fait partie du patrimoine architectural de la Commune. Ce qui est atypique par rapport à nos piscines modernes et leurs parcours "pieds secs / pieds mouillés", ce sont les petites cabines disposées tout autour du bassin. Vous passez en cabine, laissez vos affaires dedans et hop ! fermée à clef ! Pour l'ouvrir il faudra faire appel au gardien des clefs.

Un beau bâtiment d'époque, cependant il paraît que la piscine St Gilles est plus belle encore. Ce sera pour une autre fois.

En tout cas, nous nous ferons un copain de 7-8 ans avec qui nous passerons un bon moment à faire les fous sur le plongeoir ...

 

Le soir, le concert pour lequel je suis venue : Little Rock & Axell au Delirium Café de Bruxelles.

Après un coucou à Jeanneke (la petite soeur de Manneke), nous entrons dans ce lieu mythique. Ouah ! impressionnant, les plafonds sont tapissés de plateaux à bière. Mes petits camarades me font découvrir la carte du lieu, un book de 5 cm d'épaisseur présentant les ... centaines ? ... de bières proposées ici. C'est la delirium que j'essayerai. La bien nommée "delirium tremens".

En vraie fan, je me pose au pied de la scène. J'adore ce groupe, vraiment. Bientôt rejointe par d'autres adeptes tous très sympa, je sens que je vais passer une super soirée. Enfin le concert démarre. Pfiou ! Y'a pas à dire, ils envoient ! Comme toujours ils nous embarquent. Comme toujours me voici debout sur le tabouret, et je suis loin d'être la seule. La salle, plein à craquer, continue de s'emplir, de danser, de chanter. Ils mettent le feu. Entre les sets je délire avec mes camarades de table ... en découlera une belle série de photos, avec plein de grimaces ! Axell nous rejoint et nous bat tous d'ailleurs au jeu de la plus belle grimace.

La Delirium Tremens est traitre, il faut le savoir. Je vois des camarades virer d'un seul coup. Bon, méfiance.

Le concert se termine, trop tôt à mon goût. Pourtant il est 4h quand nous rentrons.

21.08.2008

Cuistax et Luna Park

Il fait beau, un temps à aller à la plage ... ça tombe bien, je veux faire du cuistax ! En route pour Coxyde, station typique du littoral.

Je retrouve avec plaisir les immenses plages qui me manquent tant depuis que j'habite en morbihan. Il y a du monde, c'est les vacances, il fait beau. C'est amusant de découvrir l'un des lieux d'enfance de ma pin'co. J'ai l'impression de la connaître un peu plus.

Faire les folles sur la plage, ça creuse ! Il est temps de goûter les fameux steaks américains à la belge. C'est ainsi qu'ils appellent les steacks tartares. On se pose en terrasse et commandons une assiette de fromage pour l'apéro. Purée ! Le type doit croire que nous n'avons pas mangé depuis 8 jours, rien qu'avec l'assiette on aurait presque fait un repas !!! Marrant d'ailleurs ce Monsieur. Je crois qu'il se demande si nous sommes françaises ou juste francophones. Les deux, mon Capitaine. Le steak américain, donc ... moi qui n'aime d'ordinaire pas que le tartare soit préparé, je me régale. Un vrai délice. Par contre, les frites belges ne passent décidément pas. Mel m'expliquera que souvent la graisse utilisée est d'origine animale, contrairement à nos frites françaises qui cuisent généralement à la graisse végétale. Bien, j'ai compris d'où vient la différence. Habituée aux frites végétales, je ne parviens pas à m'adapter !

Enfin je vais rouler en cuistax ! J'en rêvais depuis mon dernier séjour ici ... mais quelle idée !!! ces voitures à pédales tuent les mollets, les abdos, les cuisses ... en 5 minutes j'ai mal partout. Mais quelle rigolade ! Nous voici redevenues petites filles. On fait la course sur le front de mer, on double un gros cuistax de 6 personnes, qui accélère pour nous repasser devant, mais plus légères et maniable nous lui repassons sous le nez et ainsi de suite. Poussez-vous, les enfants ! Les adultes s'amusent !!!

Epuisant, ce truc ! On va se reposer en jouant au "Luna park". Rien à voir avec le parc d'attractions allemand, il s'agit ici d'un complexe de jeux vidéos et machines à sous. Une partie de hockey sur table, quelques courses de voitures avant de tenter notre chance aux machines à pièces. Le tenancier, sympa, viendra plusieurs fois remuer nos pièces pour nous aider à obtenir des cartes de points.

Il me reste une chose à essayer : les fameux cuberdons. Des bonbons en forme de cône, à l'aspect glacé. Je mords dedans avec curiosité. Derrière la coque de sucre se trouve un coeur fondant au parfum indéterminé. C'est assez particulier, je dirais délicieusement écoeurant ... bon, j'ai goûté, je préfère les melocakes.

Après une promenade dans les vaguelettes et une pause-sieste sur la digue, nous ne pourrons résister à l'envie de tirer quelques craies à la carabine. Et oui, nous sommes aussi joueuses l'une que l'autre ... et voilà un pistolet à billes de gagné ! Faudra qu'on revienne en gagner un deuxième ce sera plus rigolo.

Au soir j'aurai le grand plaisir de rencontrer Attila, le chien le plus moche mais le plus sympa du monde. Vous raconter Attila est impossible, mais le fait est que ce chien semble comprendre absolument tout ce qu'on lui dit. Qui plus est il s'asseoit sur sa cuisse dans une pose très classe, il est vraiment épatant ! Je découvre également "Met Jeannine", ses fondues délicieuses et son salon-fumoir où on passerait des heures même en n'étant pas fumeur. C'est une pièce minuscule, très cosy, avec des divans, des bouquins, et une vue en surplomb sur la salle de restaurant. Pour un peu on se croirait dans une cabine d'un paquebot de luxe des années 50. Donnez-moi un fume-cigarette et je deviens fumeuse immédiatement, juste pour élire domicile dans cette pièce !

20.08.2008

Plongée à Nemo 33

 

Mon amie Mel m’a fait un immense plaisir en me proposant ce baptême de plongée dans le bassin de 35m de Bruxelles. Encore un vieux rêve sur le point de se réaliser, un beau moment à partager avec une amie que j’aime.

 

Arrivées au centre Nemo 33, nous découvrons immédiatement ce qui nous attend par les hublots donnant sur l’intérieur de la fosse à plongée.

Notre instructeur nous explique alors que nous nous trouvons à peu près à 4,00m de profondeur. En levant la tête, nous pouvons voir les mouvements des mamies qui suivent leur séance d’aquagym. En la baissant, nos regards plongent vers les profondeurs. Impossible de voir le fond de la fosse depuis l’endroit où nous sommes, elle n’en est que plus impressionnante.

Autour d’un verre, nous suivons attentivement les instructions, en essayant de mémoriser les gestes qui nous serviront à communiquer sous l’eau. C’est important, il ne faut rien oublier. Et c’est bien ce qui m’inquiète. Il ne faut rien oublier.

Passée la séance d’essayage de palmes, masque et gilet, nous voici dans l’eau. La bouteille pèse lourd sur nos épaules, heureusement que le gilet gonflable permet de nous délivrer de la pesanteur. Nous apprivoisons la respiration en bouteilles par des exercices progressifs. On m’avait dit qu’au début on avait tendance à respirer très vite de peur de manquer d’air, ce n’est pas notre cas. Sans doute parce que ni l’une ni l’autre n’avons d’appréhension de l’eau, bien au contraire.

A présent nous apprenons à nous stabiliser sous l’eau à l’aide du gonfleur du gilet. S’il est trop gonflé, le gilet nous fait remonter verticalement vers la surface. Mais s’il est vide nous sommes écrasées au sol par le poids des bouteilles – écrasées étant un bien grand mot, mais suffisamment imagé pour comprendre l’utilité de ce gilet. En bref il nous permet de nager entre deux eaux sans trop d’effort.

Je vois Mel évoluer tranquillement alors que je tente désespérément de nager en ligne droite, sans cesse déséquilibrée par ma bouteille. En sortant, j’aurai confirmation de ce que je suppose à cet instant : mon gilet est légèrement trop grand, ce qui fait que la bouteille se balade un peu en me déséquilibrant. C’est pas grave, je trouve ça rigolo. Tout comme de devoir vider mon masque toutes les 2 minutes. L’instructeur nous a très bien expliqué comment faire tout-à-l’heure, aucun soucis.

Nous descendons tranquillement, nous voici au niveau des hublots. Un petit coucou à la salle de restauration où nous nous trouvions à notre arrivée. Quelle douce sensation que d’observer ces gens habillés, soumis à la pesanteur terrestre, en train de manger et de boire quand nous évoluons tranquillement dans ce monde aquatique que j’aime tant ! L’envie me prend de leur jeter des cacahuètes. « C’est nous qui sommes libres, et eux qui sont en cage », me dis-je à cet instant précis.

 

- 5 mètres.

La plongée est censée s’arrêter là. Mais il semble que nous nous débrouillions plutôt bien et comme nous faisons sans cesse le signe que tout va bien, notre instructeur nous fait descendre encore.

En réalité, je ne me sens pas si bien que ça. J’ai par instants la sensation que je vais tomber dans les pommes et j’ai même hésité un moment à demander à remonter. Mais j’ai appris il y a quelques années à gérer mes évanouissements et ça fonctionne aussi en plongée. Le tout est de ne pas paniquer.

Et comme je ne panique pas, le malaise s’éloigne, me permettant de poursuivre la descente jusqu’à – 10 mètres et de visiter les 2 grottes artificielles. « C’est beau ! » s’exclame Mel. Je me dis qu’elle parle de l’ensemble de l’expérience car les grottes en elles-mêmes ne sont pas des chef-d’œuvres. Mais le moment est effectivement exceptionnel.

Dans ces grottes, nous pouvons respirer à l’air libre. Se dire que nous nous trouvons dans une poche d’air à 10 mètres sous la surface de l’eau a quelque chose de réellement grisant. Je me sens à ma place. L’instructeur nous propose d’aller voir le gouffre. Nous allons alors nous allonger au bord de cette immense fosse et observer le fond, 25 mètres plus bas. J’ai envie d’y aller. C’est mon élément ; je suis bien, ici.

 

Nous nous trouvons alors à 10,20 mètres sous la surface de l’eau. Tout est lent et silencieux. L’eau est chaude…

 

Mais il est temps de remonter. Mes oreilles, qui ont bien supporté la descente grâce aux Valsalvas réguliers, protestent contre la remontée. Je sens que l’oreille gauche mettra quelques jours à s’en remettre. Un palier de 3 minutes à -5 mètres, c’est fou comme le temps passe vite sous l’eau quand on observe les gens de l’extérieur par les hublots !

 

N’étant pas obligée de regarder le moniteur sans arrêt pendant ce temps, je peux faire coucou à Mel et voir son regard tout pétillant. Je me marre aussi à voir ses cheveux dressés sur sa tête, comme des algues vivantes. Je me doute que les miens sont dans le même état.

 

Derniers coups de palmes, nous voici de nouveau à l’air libre. 26 minutes, c’est trop court. Nous commencions tout juste à nous sentir vraiment à l’aise …

C’est dans un état de détente totale qu’on sort du complexe. Pour ma part j’aurais volontiers nagé quelques longueurs, le temps de graver un peu plus profondément le souvenir dans mon corps et mes souvenirs, mais Nemo n’est pas un bassin de nage. Alors tant pis. De toutes façons il y aura maintenant d’autres plongées, de plus en plus belles. C’est une certitude pour Mel comme pour moi, et l’instructeur en est ravi.

Pur tourisme

Grand soleil ce matin, aussi est-ce à vespa que Mel me propose de rejoindre le centre-ville. Une balade bien agréable, je peux observer la ville sans aucune entrave. J'adore.

L'un des sites que je tenais à visiter étant le Musée des instruments de Musique, c'est là où nous descendons. Le bâtiment en lui-même est une pure merveille d'architecture. L'ascenseur vitré m'impressionne quelque peu, mais je le prendrai bravement. Le tableau d'affichage des tarifs distingue les "moins-valides" des "valides", je trouve l'expression bien jolie.

Dans la première salle, nous pouvons essayer piano, orgue et autres instruments mais c'est vers un atelier un peu plus original que je vais me diriger. Celui dont le panneau indique "Ecoutez votre poids". Intriguée, je m'approche pour constater que le principe est finalement fort simple et ingénieux : on me propose de monter sur un plateau d'où part un fil attaché verticalement. Mon poids règlant la tension du fil, il me suffit de pincer ce fil pour entendre la note correspondante. En gros, plus vous êtes lourd, plus la note sera aigue. Allons-y. Je pince la corde, j'écoute la note. Amusée, Mel écoute ensuite sa note. Bon, il y a peu de différence entre nous deux. C'est alors que se pointe une petite nana, une gamine mignonne, bien foutue, tout ce qu'il y a d'antipathique. Elle pince la corde et résonne alors une note grave, beaucoup plus grave que les notres. Ecoeurées nous quittons la pièce ... bon, en réalité nous sommes mortes de rire :-D

Au cours du reste de la visite j'aurai le plaisir de (re)découvrir des instruments de tous pays et toutes époques. Le casque dont nous sommes équipées nous permet d'écouter les sonorités de chaque instrument présenté. Emotion particulière devant le brevet déposé par Adolphe Saxe. Il est là, devant mes yeux ... ouah ça fait tout bizarre. Je "scotcherai" aussi un bon moment devant un instrument dont j'ai oublié le nom, constitué de verres dont on joue en frottant les bords. Mon cerveau fait un blocage qu'aujourd'hui je ne comprends pas, mais le fait est que je ne "vois" pas la gamme sur l'instrument. Il faudra toute la patience de Mel pour que mes neurones se débloquent et que du coup je ne comprenne plus ce que je ne comprenais pas ! Il y a des jours, comme ça, où on se bloque sans trop savoir pourquoi.

Je découvre également une vue époustouflante sur Bruxelles, depuis le toit du bâtiment.

Après cette visite, je mangerai enfin la spécialité du pays qu'est le vol-au-vent et qui n'a rien de commun avec les bouchées à la reine que j'ai pu consommer en France. Ici j'ai de vrais morceaux de poulet, je me régale vraiment.

La visite se poursuivra en vespa. Petit pincement chauvin en apercevant le drapeau bleu-blanc-rouge sur la façade du parlement européen, ça fait tout bizarre de se dire que c'est sarko qui préside l'europe en ce moment. Ce n'est pas un pincement de fierté, mais un drôle de mélange au contraire ... plein de contrastes.

Bruxelles, une ville vraiment magnifique. Ses avenues, ses façades, je vais d'émerveillements en émerveillements. Mais il faut rentrer se préparer pour aller plonger.

19.08.2008

Tourisme affectif

Tourisme affectif, aujourd'hui.

Une jolie petite fille est arrivée dans la vie de personnes que j'affectionne, j'ai eu grand plaisir à observer leur bonheur.

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Bouh grisaillou

Bouh, le vilain temps pluviotant ... que faire alors ? Visiter Mons, bonne idée ça. Pis découvrir des tranches d'enfance de ma pin'co, c'est une idée qui me plaît bien.

En route pour Mons. Je ne manque pas de caresser la tête du petit singe porte-bonheur, je découvre la fontaine qui a inondé les cafés de la place. Fort jolie place, d'ailleurs, avec tous ses cafés aux terrasses harmonisées. Une chouette idée du bourgmestre. Je découvre des passages, des arrières-cours hallucinants. Une serrure magnifique sur une porte qu'on n'aurait pas l'idée de tenter d'ébranler, c'est celle de l'Hôtel de ville. Le combat de St Georges et le dragon, rappelé par des statuettes de bronze. Le dragon est omniprésent à Mons. Je m'arrête amusée devant la fontaine du Ropieur. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer mes petits montois quelques années plus tôt, à la place de ce gamin.

La fameuse rue pavée si pentue que le Car d'Or a du mal à la gravir chaque année lors du Doudou.

Enfin, la Collégiale où sont rangés le Car d'Or et la châsse. J'adore visiter les églises en règle générale, que je trouve fascinantes par leurs volumes et jeux de lumières. Sans oublier les efforts déployés par leurs bâtisseurs qui  m'inspirent systématiquement un grand respect. Qu'on soit croyant ou non, le travail de titan que représentent ces édifices demeure tout-à-fait impressionnant.

Bref, je découvre émerveillée cette belle Collégiale. Les tableaux aux murs, les vitraux, les sculptures, je ne sais pas où poser mes yeux et je renonce très vite à tout prendre en photo, préférant en prendre plein les mirettes sans passer à travers l'objectif. J'hallucine devant le Car d'Or. Ceux qui m'en ont parlé l'ont fait avec leur coeur de Montois, plein de feu et d'attachement à la Ducasse. Du coup je me trouve toute émue de le voir devant moi et surtout, il est tellement plus grand et plus beau que je ne l'avais imaginé ! Impressionnant. Un peu plus loin, la châsse me fera moins d'effet même si sa position en hauteur et le système de poulies nécessaire à sa mise en place sur le Car d'Or demeurent impressionnants.

Je tombe en arrêt devant un drôle de personnage. Mel, amusée, m'explique qu'il s'agit de l'horloge de la Mort. Ouah ! j'adore !

J'apprcie également la tête de Sainte Waudru.

Au soir, concert de Little Rock & Axell sur une Ducasse. Chouette soirée, bien sympa. Le groupe est toujours aussi bon.

17.08.2008

ça y est c'est les ouacances !

Après une soirée en famille et une nuit sous la tente, me voici prête à reprendre la route vers les jolies vacances. Bien entendu je n'échappe pas à la loi de Murphy qui veut qu'il pleuve toujours la nuit précédent la levée du camp. En 32 ans de camping, je crois bien que je n'ai jamais eu le plaisir de plier une tente sèche ... comment ça j'exagère ?

Bref, démontage, pliage en riant sous cape de voir les voisins d'en face incapables de replier leur "2 seconds". Du coin de l'oeil j'observe aussi ceux d'à côté qui viennent de débarquer du ferry et semblent avoir du mal à monter leur igloo. Comme ils n'ont toujours pas planté un piquet au bout d'un quart d'heure, je décide de leur proposer mon aide. Ce sont des anglais qui n'ont jamais campé. Oufti ! les pauvres auraient eu du mal à s'en sortir seuls étant donné la notice qui leur a été livrée et sur laquelle les éléments décrits ne correspondent pas aux élément mis en place. Bon, je fais ma BA et leur sourire soulagé quand je pars me laisse augurer d'un chouette séjour.

Je roule tranquille sous un temps agréable. Pas envie de manger, juste pressée d'arriver. Première surprise après avoir passé la frontière, les belges me semblent rouler beaucoup moins vite qu'en mai dernier. Ou alors c'est moi qui ai appris à rouler à la belge. Comme toujours le gps veut me faire prendre un sens interdit, comme toujours les travaux m'obligent à faire des détours pas possibles.

Comme toujours Mel m'accueille avec un grand sourire.

Ce soir, théâtre. Nous découvrons avec beaucoup de rires l'humoriste Hugues Hausman, qui "Vous dit que tout va bien". Acide juste ce qu'il faut, j'aime beaucoup même si je ne ris pas à tout. J'aurai plaisir à le revoir sur de grandes scènes, car il mérite d'y accéder.

La première bière du séjour sera une Vedett, une blonde.

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