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  • Thornytorinx

    "J'ai toujours été une gentille sérieuse qui fait tout bien pour faire plaisir. J'ai toujours pensé que l'excellence me vaudrait la reconnaissance, voire l'amour universel. Je me suis trompée, parce que tout ce qui compte dans la vie, c'est de devenir qui l'on est. Ca ne sert à rien d'être une docile travailleuse, il vaut mieux apprendre à envoyer chier tout le monde. C'est comme ça que les imbéciles gagnent le respect des foules."

    Camille de Peretti, Thornythorinx

     

    J'ai eu le grand plaisir de découvrir cette auteure au détour d'une conversation sur le net.

    Elle s'appelle Camille de Peretti, elle est boulimique-anorexique et nous raconte un bout de son histoire.

    On est à des années-lumières de la révolte adolescente du Pavillon des enfants fous de Valérie Valère, que d'ailleurs je n'avais aimé que très moyennement.

    Camille est une jeune femme intelligente, lucide, mature, qui nous raconte tout simplement sa vie avec beaucoup de peps. Pas de larmoiement dans ce livre, pas d'auto-apitoiement, pas de coupable à mettre au bûcher. Son mal semble presque logique quand elle l'évoque.

    Un petit voyage très agréable dans la vie de Camille. On l'accompagne sur son parcours, comme une bonne copine à qui on a souvent envie de dire : "Comme je te comprends ! c'est exactement ce que je ressens !" même si on réagit différemment. Elle ne nous raconte pas sa maladie, mais sa vie, dont son mal fait partie.

    D'ailleurs j'ai choisi cet extrait parce que ce sont presque mot pour mot les paroles qu'une de mes amies a prononcées très récemment (coucou toi !)

    Je viens de passer une nuit blanche, incapable de lâcher ce bouquin - par ailleurs très court. Il paraît que les autres sont encore mieux, j'ai hâte de les recevoir ...

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  • Changement de robe

    Relookage du blog, le rose commençait à vraiment me sortir par les yeux !

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  • Photo réalisée dans une cabine agréée par le Ministère de l'Intérieur

    Rentrée et nouvelles activités obligent, il est temps de refaire des photos d'identité.

    Comme les photographes me ratent régulièrement, j'ai pris l'habitude de me tourner vers le photomaton. Là au moins on est tranquille, on peut faire des grimaces et avoir l'air un peu plus naturelle ...

    Je n'avais pas refait de photo depuis les nouvelles directives liées aux passeports biométriques et tutti quanti.

    Me voici donc devant la cabine. Première réflexion : "Tudieu ! 1 euro la photo, c'est pas donné ..."

    Cependant il me faut ces photos, et comme c'est pour avoir une carte d'accès à l'arsenal, j'ai intérêt à ce qu'elles soient conformes aux directives du Ministère. Donc, je me glisse derrière le p'tit rideau.

    Evidemment je passe 1/4 d'heure à remonter ce satané tabouret qui est descendu au minimum. Y'a encore des amoureux qui ont dû faire une photo à deux, la fille sur les genoux du mec ... une idée qui me fait sourire.

    Une chose n'a pas changé dans les photomatons : le tabouret grince. Les boutons de sélection aussi d'ailleurs. Et l'appareil ne rend toujours pas la monnaie. Par contre, il accepte les billets de 5 euros. Grande avancée technologique !

    V'là-t-y pas qu'il se met à me causer en me montrant des tas d'illustrations sur ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Ce qui me fait rire, c'est la confidentialité : quelqu'un qui écoute ne sait pas du tout ce qu'on choisit, ni le montant qu'on paye. Elle cause à demi-mots, la machine, elle paraphrase ... je me paye un bon petit fou rire.

    Je retiens l'information principale : "Faites la gueule sur la photo. Surtout, ne souriez pas !"

    Ouais, super. Et puis il faut faire la photo de face aussi. Interdiction de choisir son meilleur profil, ou d'adopter cette petite inclinaison de la tête chère aux demoiselles et qui permet souvent de raccourcir le nez.

    Bon, je suis prête, j'ai ma tête bien dans l'ovale, les yeux dans l'alignement des pointillés, je fais bien la gueule. Je clique et vois ma tronche apparaître. "Si cette photo ne vous convient pas, vous pouvez recommencer"

    Un peu que je veux recommencer ! et plutôt 2 fois qu'une !

    On a droit à 3 identité.jpgessais, au bout desquels il faut choisir la photo la moins moche. Je fais la gueule, j'ai des valises sous les yeux, un bouton sur le menton. La parfaite photo d'identité, quoi.

    Au final, le rendu sera meilleur sur papier qu'à l'écran.

    Au bas de la carte : "Photo réalisée dans une cabine agréée par le Ministère de l'Intérieur" Comme s'il était nécessaire de le préciser. Au vu de ma tronche on le devine tout de suite !

     

    Cependant, je ressortirai ce soir les séries de clichés pris avec mes copines de fac, à l'époque où les photos étaient prises une par une. On faisait une grimace différente sur chaque photo, et toujours une "bien" où on souriait. On était 2, 3, 4 personnes sur ces photos.

    Oui, ce soir je vais ressortir ces photos avec nostalgie, en songeant que ces délires sont devenus très onéreux. D'accord, il y a l'appareil numérique aujourd'hui. Mais ce n'est pas aussi marrant que de se tasser dans une cabine de photomaton en essayant de faire entrer 4 tronches dans le cadre !

  • Peut-être ...

    C'est la réponse que je venais de faire à une amie me disant "à demain", quand elle m'a demandé "Pourquoi ?"

    Pourquoi ?

    Parce que c'est la réalité de la vie, rien n'est jamais acquis.

    Parce que nul ne sait de quoi demain sera fait.

    J'ai une collègue qui se sent mal chaque fois que je lui donne la mise à jour de mes personnes à contacter en cas d'urgence.

    Moi je trouve ça normal, c'est naturel et ça ne fait pas de moi une angoissée de la vie.

    Bien au contraire, cette conscience aigüe de l'instabilité des choses me pousse plutôt à une sorte d'insouciance. Je croque, je savoure chaque instant.

    J'essaye de montrer mon affection à mon entourage, de dire à mes amis que je les aime. Il est hors de question de devoir vivre avec le moindre regret.

    "Si j'avais su, je l'aurais appelé plus tôt ..." voilà la phrase que j'aimerais ne jamais prononcer.

    Et pourtant, ça arrive. Encore il y a quelques semaines, alors que je tentais de retrouver une amie de lycée, j'ai appris son décès. Ca m'a fait de la peine, j'aurais tellement aimé la revoir et me souvenir avec elle de tous ces bons moments partagés !

    Alors, ceux qui sont là, ceux qui m'entourent, j'en profite au maximum. Et puis j'essaye de réaliser chacune de mes envies sans remettre au lendemain. De ne pas me coucher sur mes colères non plus.

    Face à la vie, il ne faut pas avoir peur car la peur empêche d'avancer. Il faut certes se méfier, être prêt à toute éventualité, mais sans se laisser arrêter par tout ça.

    J'ai longtemps eu pour devise : "La vie est une salope, baisons-la avant qu'elle ne nous baise"

    Aujourd'hui je suis moins radicale. Je me dis que la vie nous réserve autant de bonnes surprises que de mauvaises, et qu'il faut attraper tout le bonheur qui est à notre portée. C'est toujours ça de pris.

    Profitons, prenons, croquons, et aimons.

  • Chicons au gratin

    ... pour ceux qui ne comprendraient ni le ch'ti, ni le belge, il s'agit des endives au jambon.

    C'est ce que je viens de manger avec délices.

    Alors que je me souviens très nettement de cette époque où je n'aimais pas ça.

    Et je me souviens pourquoi.

    C'est tout bête, j'étais gamine, j'aimais bien ça et on m'a fait manger des endives qui étaient épouvantablement amères.

    Quand on est gosse, l'amertume on aime rarement ça ...

    C'est con, j'en ai conçu un tel dégoût pour les chicons au gratin qu'il m'a fallu des années et toute la force de persuasion de Maman pour que je daigne y revenir, du bout des dents, avec méfiance. Ce jour-là les endives n'étaient pas amères, et j'ai trouvé ça super bon. Youpi !

    Maintenant que je suis vieille, j'aime l'amertume.

    Euh pourquoi j'avais envie d'écrire sur les chicons au gratin au fait ? ben pour rien, comme ça, juste parce que c'est bon. C'est chaud, c'est juteux, fondant au milieu et croustillant à l'extérieur, parfumé, épicé ... voilà, je trouvais que les chicons au gratin méritaient une petite ode.

    Lien permanent Catégories : Humeurs