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  • Rêves (up)

    Parrainée par Vanessa Paradis et Patrick Chêne, sous la Présidence d’Honneur de Coline Serreau et Alain Prost, Rêves est une association caritative, reconnue œuvre de bienfaisance, dont la vocation consiste à réaliser les rêves d’enfants atteints de maladies graves.

    En concrétisant leur désir le plus cher, ces enfants peuvent ainsi s’évader de la maladie et de l’hôpital qu’ils côtoient régulièrement.
    Une bouffée d’air pur dans le présent et une force pour mieux envisager l’avenir… En parrainant un rêve, en faisant un don ou en devenant bénévole, vous aidez ces enfants malades qui ont besoin de retrouver le sourire et l’espoir.

     

    Pourquoi Rêves ?

    Parce qu’il y a 20 ans de ça, j’ai pu « grâce » à ma maladie exercer des activités comme la voile ou le tir à l’arc, auxquelles je n’aurais certainement pas eu accès si j’avais été valide et en pleine santé.

    C’est au Centre hélio-marin de Roscoff que j’ai pu faire tout ça, parce que des gens s’étaient donné la peine de monter une structure permettant d’offrir de vraies vacances en colo à des enfants malades.

    Pourquoi Rêves ?

    Parce que ce « grâce à ma maladie » a tout changé. A partir du moment où la maladie m’a apporté quelque chose, j’ai pu l’accepter comme un élément de vie. Elle n’était plus seulement l’ennemi qui me retirait ma mobilité et mon avenir, elle devenait un paramètre avec lequel je devais composer, une différence parmi d’autres, qui pouvait m’apporter du positif autant que du négatif. Et accepter la maladie m’a permis de la combattre et de la vaincre.

    Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, réaliser le rêve de ces enfants ne les prive pas de leur raison de se battre. Au contraire, c’est leur montrer que tout est possible, c’est leur donner envie de rêver plus fort, plus loin, plus haut.

    Et puis … si seulement vous voyiez leur sourire … l’espace de quelques heures, ils perdent cette expression de maturité si particulière aux enfants gravement malades, et ils retrouvent leur regard d’enfants émerveillés. Oubliés, la maladie et l’hôpital, et place au rêve, aux rires, aux jeux. Les yeux pétillent, c’est magique. Ils redeviennent des enfants insouciants et heureux. Juste des enfants.

    Voilà mon petit combat à moi.

  • Un nid pour quoi faire ?

    Texte.....................................................................OLIVIER CADIOT
    Mise en scène............................................................LUDOVIC LAGARDE

    "Cour royale en exil à la montagne cherche conseiller image, chambre tt cft dans chalet atypique, artistes s'abstenir, envoyer prétentions."

    Voici l'annonce qui déclenche ce roman/théâtre. Une dynastie en fuite ? au ski ? Le château n'est plus qu'un chalet. Le système de la cour se réduit à des histoires de famille. On y croise un chambellan devenu commercial et un Roi déprimé perdus dans l'histoire, mélangeant héraldiques et logos, entreprise et droit divin. On ne sait pas bien ce qu'ils attendent. Un homme qui croyait avoir déjà bien rempli sa vie, un dandy près de la retraite bien installé dans son basement anachronique décide, sous la pression de son entourage, au lendemain d'une fête mémorable de reprendre du service et de rejoindre ce club d'émigrés.

    Avec PIERRE BAUX, VALÉRIE DASHWOOD, GUILLAUME GIRARD, CONSTANCE LARRIEU, RUTH MARCELIN, LAURENT POITRENAUX, SAMUEL RÉHAULT, JULIEN STORINI, CHRISTÈLE TUAL


    Si l'impression de départ est pour le moins curieuse, on se laisse très vite embarquer par ce spectacle rempli de surprises et d'humour.

    Les personnages font leur lit, se couchent, se lèvent sous nos yeux étonnés. Drôle de mélange entre la réflexion philosophique et l'humour visuel. Grand moment de plaisir devant une chorégraphie enlevée, profonde réflexion devant la fin de l'histoire.

    Lien permanent Catégories : Culture
  • On va pourrir point com

    Il y a quelques mois j'évoquais le formidable concept du site onvasortir.com.

    Depuis j'ai pris beaucoup de distance avec ce site, pour diverses raisons personnelles. Et j'en suis très heureuse lorsque je vois l'évolution d'ovs Lorient.

    Si un âge minimal est requis pour l'inscription, il n'existe malheureusement aucun moyen de mesurer le degré de maturité des gens. Ovs Lorient est aujourd'hui devenu le siège d'une guéguerre digne d'une cour d'école.

    N'ayant pas suivi l'affaire, je suis un peu larguée mais si j'ai bien compris tout est parti d'un imbécile qui - sans doute pour se donner de l'importance - aurait rapporté de manière déformée et amplifiée une remarque émise dans un cercle privé.

    Depuis, les "on-dit" et les "il paraît que" fusent de toutes parts. Les rumeurs, les jugements, les évictions, les "t'es plus ma copine" courent en tous sens.

    Il y a ceux qui, pour d'obscures raisons, répandent des rumeurs sur le compte d'autres personnes.

    Il y a ceux qui, moutons de Panurge, prêtent l'oreille à ces rumeurs sans chercher à se forger leur propre opinion.

    Il y a ceux qui ne se mouillent pas et se veulent copains avec tout le monde.

    Il y a ceux qui, bien que prétendant souffrir de la situation, s'empressent de jeter de l'huile sur le feu en relayant chaque rumeur ou remarque, entretenant ainsi le malaise ambiant.

    Il y a ceux qui émettent dans leurs commentaires et attitudes des jugements de valeur sur des personnes qu'ils ne connaissent pas, se basant uniquement sur les racontars. Ces dernières personnes sont à mon avis les plus méprisables d'entre toutes. Elles entrent dans un conflit qui ne les regarde aucunement, provoquent des personnes gratuitement et contribuent ainsi largement à envenimer une situation déjà stupide.

    Une cour de récréation où règnent quelques sales gosses.

    Les plus intelligents vivent leur vie et continuent leurs sorties - avec ou sans ovs - sans s'occuper de ces conneries. Certains partent, tout simplement. Saine réaction emplie de maturité.

    Quant aux autres ... peut-être qu'ils grandiront un jour ?

  • 1ère plongée en mer

    Quand j'étais petite, je voulais plonger avec le Commandant Cousteau. Caméraman scaphandrier, ça m'aurait vraiment plu comme métier. Mais la vie en a décidé autrement et il aura fallu des années et la force de persuasion de mon amie Mel pour qu'au final je me mette à plonger malgré la déception de ne pas avoir pu en faire mon métier.

    Après des mois de formation en piscine, voici donc le grand jour arrivé : ce soir, on plonge en mer !

    Avant de me rendre au local du club je regarde le temps en pensant que la sortie va sûrement être annulée ... il pleut, il fait froid ... la visibilité va être de l'ordre du zéro. Pourtant non, la sortie est maintenue. Et pour cause, en Bretagne la visibilité est toujours de l'ordre du zéro donc on ne va pas se laisser arrêter par un peu de pluie.

    Nous y voilà : choix du matériel et inscription des numéros des éléments empruntés sur le registre. Vérification de la pression des blocs, du fonctionnement du détendeur. Tous ces contrôles sont un peu stressants car ils rappellent que la plongée demeure un sport à risque. Arrivés à la plage, enfilage de ces satanées combinaisons.

    Je crois que le moment le plus désagréable dans la plongée est bien cet enfilage. Grrrrrrrrrr. Le néoprène accroche mais ne glisse pas. Et comme les combi sont très ajustées, c'est une vraie galère à enfiler. Surtout quand il pleut et que la peau humide glisse encore moins qu'à l'habitude. Une fois engoncés dans cette peau de caoutchouc, il faut encore s'accrocher sur les reins une ceinture de plombs qui va vous niquer le dos, et enfiler la stab avec la bouteille de 15 kgs qui vient vous arracher les épaules.

    Avec tout ça, vacillant sous les poids et les palmes à la main reste l'épreuve de l'escalier de pierres humides qu'il convient des descendre pour arriver à la plage. Bah oui, la première fois on part de la plage. Ensuite, comment enfiler ses palmes sans se vautrer ? Euhhhhhhh ....... en demandant l'aide de ses coéquipiers.

    Voilà, c'est parti, on entre dans l'eau à reculons pour ne pas être trop embêtés par le ressac (qui fait bien chier quand même en creusant le sable sous les talons). Ouh ! l'eau n'est pas chaude mais la combi remplit rapidement son office isolant.

    Par bonheur, on perd pied au bout de quelques pas. Et dès qu'on flotte on ne sent plus ni le poids du bloc, ni celui de la ceinture de plomb. En quelques coups de palmes nous atteignons une profondeur de 4 mètres et nous apprêtons à nous immerger. Le moniteur nous fait les signes d'usages, nous répondons et c'est parti pour le Grand bleu (enfin le grand gris en l'occurence).

    Au terme d'une descente sans encombre, je touche le sable tout doux. Le moniteur allume sa lampe, et c'est le début d'une féérie qui va durer 30 minutes. C'est que ça grouille là-dessous ! ça court dans tous les sens ! J'ai pourtant nagé sous l'eau plus d'une fois dans ma vie, en apnée, mais jamais je n'ai eu le plaisir de contempler toute cette vie, ces petites bêtes affairées qui filent dans la lumière.

    Se mouvoir doucement, sans essoufflement, sans devoir remonter respirer, quelle liberté ! Le moniteur désigne du doigt une masse sombre. Nous nous approchons d'un coup de palme. Il allume sa lampe, et c'est une explosion de couleurs ! La masse sombre était un rocher couvert d'algues, d'oursins, de coquillages qui se révèlent sous la lumière. Un poisson nous file entre les jambes. Un peu plus loin, un autre sort du sable sous lequel il se cachait. Fascinée j'observe de quelle manière il se cache sous le sable pour en jaillir au moment le plus inattendu.

    Je réalise que je souris derrière mon détendeur.

    Mais un coup d'oeil à mon manomètre me confirme qu'il est temps de remonter ...

    Après ce moment d'intense bonheur, c'est de nouveau la galère. Une crampe dans le mollet rend mon retour jusqu'à la plage particulièrement pénible. Puis, de nouveau, le poids du matériel sur les épaules. Mais pourquoi paraît-il plus lourd au retour qu'à l'aller ? Retirer les palmes. Monter l'escalier. Argh ! Monter l'escalier ... Une fois à la voiture, retirer la combinaison et enfiler les vêtements alors qu'on est tout collants d'eau de mer. Retourner au local. Rincer le matériel. Désinfecter les détendeurs. Enfin, noter le retour du matériel sur le registre.

    Beaucoup de contraintes pour un court moment de plaisir ... et pourtant ma seule hâte est d'y retourner, malgré les courbatures du jour.

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  • Coming out

    Lundi soir, au téléphone avec ma cousine, je lui annonce que je passe voir la famille courant mai et que je ramène un mec à la maison.

    Un blanc.

    "Un mec ?"

    Derrière j'entends son mari ébahi : "Quoi ? C. a un copain ?!!!"

    Moi, morte de rire ...

    Les téléphones ont dû chauffer de Cherbourg à Toulon en passant par Dijon : "C. n'est pas lesbienne !"

    Des générations de traumatisés. De fines théories cruellement piétinées. Scandale dans la famille ! Elle est ... HETERO ??!!!

    Je n'ai jamais ramené de mec à la maison, parce qu'aucun n'en valait la peine. Tout bêtement. Et puis je trouvais beaucoup honorable de passer pour une lesbienne plutôt que de parler de mes relations pas toujours très "morales". La maîtresse ne trompe personne, pourtant c'est elle qui passe pour la méchante voleuse - et ce même si elle a affaire à un couple dit "libre" dans lequel il n'y a pas de notion d'adultère, et où les relations extra-conjugales sont librement consenties.

    Bref, je savais que j'étais cataloguée sur de simples hypothèses et ça me faisait bien marrer.

    Je sens que tout le monde va vouloir rencontrer cet être étrange qui a réussi à me séduire au point de le faire entrer dans le clan des "pièces rapportées".

    Il est barbu, ténébreux, un vrai mâle et non pas un de ces métrosexuels au genre indéterminé. Donc, pas moyen de biaiser par des chemins morphopsychologiques.

    C'est drôle de faire son coming-out hétéro !

     

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