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  • Dorothée à l'Olympia

    Samedi 17 avril 2010

    A 14h30, il y a déjà foule devant l'Olympia. Interloquée - le concert ne démarre que dans 1 heure et les places sont numérotées - c'est quand même avec un sourire jusqu'aux oreilles que je traverse la foule de fans pour me diriger vers un troquet où tromper mon attente en observant l'entrée de la salle de concert. Il règne parmi ces trentenaires une ferveur toute enfantine, et je ressens très fortement ce même désir qui nous réunit tous ici. Désir de dire à Dorothée toute la place qu'elle tient encore et tiendra toujours dans notre vie, toute la tendresse que nous avons pour elle, elle qui a accompagné notre enfance et même notre adolescence car bien qu'aucun d'entre nous n'ait daigné le reconnaître à l'époque, nous avons tous continué à la regarder bien après notre entrée au collège :D

    Si nous sommes là cet après-midi, c'est pour le plaisir de retomber en enfance quelques heures durant, mais aussi et surtout parce qu'elle nous a manqué, notre super nanny à nous, et que nous voulons lui rendre à notre manière tout ce qu'elle nous a apporté.

    Les portes s'ouvrent enfin, 40 minutes avant le début du spectacle. Je m'installe à ma place, au cinquième rang. Je discute avec les gens qui m'entourent et m'aperçois que je suis au milieu de candidats à l'émission qu'elle parraine sur IDF1 (chaîne à laquelle je n'ai pas accès). Carré VIP, quoi ... je suis donc assurée que ma place est bonne.

    En attendant le début du concert, les haut-parleurs diffusent les tubes de Do'. C'est avec une certaine surprise que je réalise que je les connais encore tous par coeur. Pour la première fois peut-être j'en écoute attentivement les paroles, et prends conscience de l'impact que cette femme a pu avoir sur ma philosophie de vie. Elle prône l'amitié, la tolérance, le goût du bonheur. Autant de valeurs qui guident ma vie aujourd'hui.

    15h30 pétantes, l'Olympia s'enflamme et se met à scander DO-RO-THEE ! DO-RO-THEE ! On se croirait sur le plateau du Club Do, en début d'émission. Nous ne cesserons plus d'appeler et d'applaudir jusqu'à ce qu'enfin, 10 minutes plus tard, la magie commence.

    Les lumières s'éteignent - hurlements et applaudissements. Le rideau s'ouvre - hurlements et applaudissements. J'ai une boule dans la gorge, le nez qui pique, les yeux qui s'embuent. Sur la scène, le pianiste entame son introduction. Derrière le rideau du fond se découpe en ombre chinoise la silhouette de celle que nous venons retrouver aujourd'hui. Elle est là, et nous savons tous à quel point elle doit avoir le trac.

    Le dernier rideau s'ouvre, et l'Olympia explose.

    L'Olympia est debout. L'Olympia crie. L'Olympia tape des pieds. L'Olympia tape des mains. Je suis en larmes, comme tant d'autres autour de moi.

    Elle nous l'avait promis, elle est revenue. Enfin. C'est d'ailleurs en gros ce que nous dit cette première chanson.

    Nous venons tous d'effectuer un voyage dans le temps. Nous sommes des enfants. "Vous avez le droit de tout faire aujourd'hui ! Vous avez le droit de crier !" - Hurlements - "Vous avez le droit de taper des mains !" - Applaudissements - "Vous avez le droit de taper des pieds !" - Roulement de pieds - "Est-ce que vous pouvez tout faire en même temps ?" - Les murs de l'Olympia commencent à trembler.

    D'où je suis je peux voir l'humidité qui revient régulièrement dans ses yeux. J'entends les étranglements dans sa voix, et surtout j'adore ses sourires radieux. C'est pour tout ça que nous sommes tous venus aujourd'hui.

    Le concert est composé de manière très intelligente, alternant anciens tubes et nouveaux titres. Dorothée a les yeux qui brillent en constatant que nous les connaissons tous par coeur, les nouveaux autant que les anciens.

    Jacky nous fait la surprise de débouler sur scène armé de sa caméra, nous voilà en direct sur IDF1. Bien entendu, il aura droit à son seau d'eau sur la tête - tradition oblige !

    Dorothée nous réserve d'autres surprises dont je ne parlerai pas afin de préserver ceux qui n'ont pas encore vu le spectacle.

    Déjà l'entracte. J'en profite pour m'asseoir, car c'est une telle folie que nous sommes tous restés debout durant cette première heure, à chanter, à danser, scandant son nom entre chaque chanson.

    La deuxième partie passera aussi vite que la première - trop vite. La musique de Dorothée est bourrée d'influences et de référence. Si je savais déjà que c'était elle qui m'avait amenée à la country, je n'avais jamais réalisé que mes premières influences rock, tsiganes ou électro venaient également de Dorothée. Et oui, Dorothée nous a fait découvrir de nombreuses influences musicales !

    Au final, ce sont 3 heures de pur bonheur que nous aurons partagé dans cette salle. Le retour à la réalité est difficile, encore des larmes au moment des au revoirs, des rappels qui ne s'arrêtent jamais, mais il y a un timing à respecter et quand le rideau se referme nous comprenons qu'il n'est plus utile d'insister.

    Je regrette un peu de ne pas avoir de backstage, mais finalement n'est-il pas préférable de garder la magie en ne la rencontrant pas ?

    Lien permanent Catégories : Culture