25.09.2008

Changement de robe

Relookage du blog, le rose commençait à vraiment me sortir par les yeux !

16.09.2008

Balade en amnésie

Quand j'étais petite, j'ai perdu mes jambes.

OK, dit comme ça c'est surprenant. Bon, quand j'avais 9 ans j'ai déclaré une maladie à la con. J'ai commencé à perdre des forces, gros stress pour tout le monde, bla bla bla ... bref j'ai déclaré une maladie grave. Une maladie orpheline.

Et un jour, à force de perdre des muscles je n'ai plus su marcher.

 

Bon, aujourd'hui ça va hein ! ça va même super bien ! me suis sortie de cette merde.

 

Justement, j'en suis tellement sortie que je vois. Je vois tout ce que j'ai occulté. Je vois, et j'entends.

Ce weekend, un vieil ami de mes parents m'a parlé de cette époque lointaine où je suis tombée malade. Il m'a dit sa peur, sa souffrance et son admiration devant mon combat.

 

Moi, j'ai simplement été surprise de découvrir qu'il en avait été touché. Surprise de découvrir que mon univers n'était pas aussi limité que je le croyais à l'époque. Surprise d'apprendre que cette aventure avait eu de l'influence sur les vies d'autres personnes, bien en-dehors du petit cercle que je croyais avoir seul été touché.

 

Pourquoi n'avoir pas vu ? Simplement parce que le sentiment de culpabilité pèse très lourd sur les épaules d'une enfant de 9 ans. On a beau vous dire : "C'est pas ta faute si t'es malade", c'est plus compliqué que ça à gérer quand on voit ses parents inquiets et tristes. On se sent responsable de ce qui arrive.

Et puis, il y a des regards qui sont insupportables. Plus que tout, on redoute la pitié. Parce que la pitié est une condamnation, or on sait qu'on n'est pas condamné.

Alors, on préfère se dire que les autres en-dehors du cercle proche n'ont, eux au moins, pas à souffrir de la situation. Et on réduit le cercle proche. On le réduit jusqu'à soi-même. On réduit l'univers à son propre nombril, pour ne pas imaginer que l'on peut causer de la peine à quelqu'un d'autre et aussi pour ne pas avoir à croiser les regards.

 

Aujourd'hui, je vois et j'entends. Entendre ce que cet ami cher avait à me dire m'a beaucoup touchée. J'ai eu l'impression qu'il avait besoin de me dire tout ça pour admettre lui aussi ma guérison. Pour guérir avec moi. Et puis, ça m'a rappelé également autre chose : oui, j'ai eu un truc super grave et j'ai mené un super combat. Et j'ai le droit d'écouter les gens me dire "Chapeau !" sans éluder le sujet, j'ai le droit d'accepter ces compliments avec le sourire même si je sais que je n'ai fait qu'écouter mon instinct de survie.

J'ai compris que ce que je prenais pour de la pitié n'était que compassion teintée d'admiration.

J'ai le devoir d'écouter ce que certaines personnes ont à me dire, parce qu'elles ont besoin de l'exprimer. Parce que finalement, cette chose a fait du mal autour de moi et des gens ont été marqués. Ce n'est pas ma faute, c'est ainsi.

 

Et c'est bon d'être en mesure de le faire.

24.08.2008

Puces aux Sablons

Dernier jour, moral grisaillou ...

Pourtant il ne fait pas mauvais, Mel m'emmène découvrir le petit bijou qu'est le quartier des Sablons, et le marché aux puces de St Gilles. La ballade en Vespa suffit à me redonner le sourire.

Les puces, j'adore ! Je m'étais promis de revenir de Bruxelles avec des bandes dessinées, c'est ici que je trouve mon bonheur : de vieilles éditions de Bob et Bobette, un vieille édition de Tintin au Congo qui m'est d'autant plus précieuse que cet album est régulièrement menacé d'interdiction d'édition. Même si je le possède déjà en édition moderne, j'aime particulièrement cette édition ancienne.

Je ne serai pas la seule à trouver mon bonheur sur ce marché, d'ailleurs, et c'est comblées que nous partons en quête d'un bon déjeuner. C'est que je n'ai pas encore goûté les fameuses pêches au thon dont on me parle depuis des mois. Oui oui, des pêches au thon. Et bien me voici conquise ! J'aime les pêches au thon.

J'aime Bruxelles, j'aime les belges, j'ai pas envie de rentrer à la maison ...

Rassemblement motards

Après une chouette journée de visite dans une jeep préhistorique, au cours de laquelle j'ai pu goûter le stoemp, nous voici sur un rassemblement de motards pour un concert qui n'était pas prévu au programme.

Plein de belles bécanes, et des personnages pour le moins folkloriques. J'ai l'impression de me promener dans un album de Litteul Kevin. Alors quoi ? Il y a des motards qui se déguisent vraiment ?!!! Ce n'est pas un mythe ! J'aime bien les gentils nounours qui se cachent derrière leur apparence de gros durs bourrus.

Nous sommes en train de discuter quand Axell s'arrête au beau milieu d'une phrase, interloquée. C'est que nos motards pratiquent un drôle de rite qui consiste à soulever leur t-shirt pour se montrer leurs seins ... amusant, mais ça surprend.

Le concert commence. Et je passerai la soirée à admirer la constance du groupe qui déploiera toute son énergie jusqu'au bout, face à un public très particulier qui ne réagit pas. C'est normal, le motard reste impassible. Il paraît que c'est comme ça sur la plupart des concentrations. L'orchestre d'un côté, les motards de l'autre, écoutant mais n'applaudissant ni ne participant pas.

Chapeau bas à Axell qui parviendra à repousser jusqu'au bout l'extinction de voix qui menace depuis le concert de la veille, et mieux que ça , arrivera à emmener les motards. Et oui, au final ils réagiront, danseront et chanteront, nos motards impassibles !!!

Après cela un autre groupe succèdera, d'un autre style : strip-tease féminin, puis masculin. Petit joueur, ce dernier n'ira pas jusqu'à l'intégral au contraire de sa partenaire. Mais c'est quand même un spectacle bien agréable ...

23.08.2008

Piscine d'Ixelles, Delirium Tremens et Little Rock & Axell

Hier au matin j'ai découvert la piscine d'Ixelles, répertoriée dans la plupart des guides touristiques. C'est la plus ancienne piscine couverte de la Région de Bruxelles-Capitale, elle a fêté ses 100 ans le 16 mai 2004 et fait partie du patrimoine architectural de la Commune. Ce qui est atypique par rapport à nos piscines modernes et leurs parcours "pieds secs / pieds mouillés", ce sont les petites cabines disposées tout autour du bassin. Vous passez en cabine, laissez vos affaires dedans et hop ! fermée à clef ! Pour l'ouvrir il faudra faire appel au gardien des clefs.

Un beau bâtiment d'époque, cependant il paraît que la piscine St Gilles est plus belle encore. Ce sera pour une autre fois.

En tout cas, nous nous ferons un copain de 7-8 ans avec qui nous passerons un bon moment à faire les fous sur le plongeoir ...

 

Le soir, le concert pour lequel je suis venue : Little Rock & Axell au Delirium Café de Bruxelles.

Après un coucou à Jeanneke (la petite soeur de Manneke), nous entrons dans ce lieu mythique. Ouah ! impressionnant, les plafonds sont tapissés de plateaux à bière. Mes petits camarades me font découvrir la carte du lieu, un book de 5 cm d'épaisseur présentant les ... centaines ? ... de bières proposées ici. C'est la delirium que j'essayerai. La bien nommée "delirium tremens".

En vraie fan, je me pose au pied de la scène. J'adore ce groupe, vraiment. Bientôt rejointe par d'autres adeptes tous très sympa, je sens que je vais passer une super soirée. Enfin le concert démarre. Pfiou ! Y'a pas à dire, ils envoient ! Comme toujours ils nous embarquent. Comme toujours me voici debout sur le tabouret, et je suis loin d'être la seule. La salle, plein à craquer, continue de s'emplir, de danser, de chanter. Ils mettent le feu. Entre les sets je délire avec mes camarades de table ... en découlera une belle série de photos, avec plein de grimaces ! Axell nous rejoint et nous bat tous d'ailleurs au jeu de la plus belle grimace.

La Delirium Tremens est traitre, il faut le savoir. Je vois des camarades virer d'un seul coup. Bon, méfiance.

Le concert se termine, trop tôt à mon goût. Pourtant il est 4h quand nous rentrons.

19.08.2008

Tourisme affectif

Tourisme affectif, aujourd'hui.

Une jolie petite fille est arrivée dans la vie de personnes que j'affectionne, j'ai eu grand plaisir à observer leur bonheur.

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Bouh grisaillou

Bouh, le vilain temps pluviotant ... que faire alors ? Visiter Mons, bonne idée ça. Pis découvrir des tranches d'enfance de ma pin'co, c'est une idée qui me plaît bien.

En route pour Mons. Je ne manque pas de caresser la tête du petit singe porte-bonheur, je découvre la fontaine qui a inondé les cafés de la place. Fort jolie place, d'ailleurs, avec tous ses cafés aux terrasses harmonisées. Une chouette idée du bourgmestre. Je découvre des passages, des arrières-cours hallucinants. Une serrure magnifique sur une porte qu'on n'aurait pas l'idée de tenter d'ébranler, c'est celle de l'Hôtel de ville. Le combat de St Georges et le dragon, rappelé par des statuettes de bronze. Le dragon est omniprésent à Mons. Je m'arrête amusée devant la fontaine du Ropieur. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer mes petits montois quelques années plus tôt, à la place de ce gamin.

La fameuse rue pavée si pentue que le Car d'Or a du mal à la gravir chaque année lors du Doudou.

Enfin, la Collégiale où sont rangés le Car d'Or et la châsse. J'adore visiter les églises en règle générale, que je trouve fascinantes par leurs volumes et jeux de lumières. Sans oublier les efforts déployés par leurs bâtisseurs qui  m'inspirent systématiquement un grand respect. Qu'on soit croyant ou non, le travail de titan que représentent ces édifices demeure tout-à-fait impressionnant.

Bref, je découvre émerveillée cette belle Collégiale. Les tableaux aux murs, les vitraux, les sculptures, je ne sais pas où poser mes yeux et je renonce très vite à tout prendre en photo, préférant en prendre plein les mirettes sans passer à travers l'objectif. J'hallucine devant le Car d'Or. Ceux qui m'en ont parlé l'ont fait avec leur coeur de Montois, plein de feu et d'attachement à la Ducasse. Du coup je me trouve toute émue de le voir devant moi et surtout, il est tellement plus grand et plus beau que je ne l'avais imaginé ! Impressionnant. Un peu plus loin, la châsse me fera moins d'effet même si sa position en hauteur et le système de poulies nécessaire à sa mise en place sur le Car d'Or demeurent impressionnants.

Je tombe en arrêt devant un drôle de personnage. Mel, amusée, m'explique qu'il s'agit de l'horloge de la Mort. Ouah ! j'adore !

J'apprcie également la tête de Sainte Waudru.

Au soir, concert de Little Rock & Axell sur une Ducasse. Chouette soirée, bien sympa. Le groupe est toujours aussi bon.

17.08.2008

ça y est c'est les ouacances !

Après une soirée en famille et une nuit sous la tente, me voici prête à reprendre la route vers les jolies vacances. Bien entendu je n'échappe pas à la loi de Murphy qui veut qu'il pleuve toujours la nuit précédent la levée du camp. En 32 ans de camping, je crois bien que je n'ai jamais eu le plaisir de plier une tente sèche ... comment ça j'exagère ?

Bref, démontage, pliage en riant sous cape de voir les voisins d'en face incapables de replier leur "2 seconds". Du coin de l'oeil j'observe aussi ceux d'à côté qui viennent de débarquer du ferry et semblent avoir du mal à monter leur igloo. Comme ils n'ont toujours pas planté un piquet au bout d'un quart d'heure, je décide de leur proposer mon aide. Ce sont des anglais qui n'ont jamais campé. Oufti ! les pauvres auraient eu du mal à s'en sortir seuls étant donné la notice qui leur a été livrée et sur laquelle les éléments décrits ne correspondent pas aux élément mis en place. Bon, je fais ma BA et leur sourire soulagé quand je pars me laisse augurer d'un chouette séjour.

Je roule tranquille sous un temps agréable. Pas envie de manger, juste pressée d'arriver. Première surprise après avoir passé la frontière, les belges me semblent rouler beaucoup moins vite qu'en mai dernier. Ou alors c'est moi qui ai appris à rouler à la belge. Comme toujours le gps veut me faire prendre un sens interdit, comme toujours les travaux m'obligent à faire des détours pas possibles.

Comme toujours Mel m'accueille avec un grand sourire.

Ce soir, théâtre. Nous découvrons avec beaucoup de rires l'humoriste Hugues Hausman, qui "Vous dit que tout va bien". Acide juste ce qu'il faut, j'aime beaucoup même si je ne ris pas à tout. J'aurai plaisir à le revoir sur de grandes scènes, car il mérite d'y accéder.

La première bière du séjour sera une Vedett, une blonde.

14.03.2008

Joyeux anniversaire, C.

Depuis combien d'années sommes-nous amies ?

... pas loin de 15 ... ouah ! hihi c'est l'âge que tu avais à l'époque, ça, 15 ans.

Tu te souviens des vacances en Angleterre, je le sais car nous en parlons souvent encore aujourd'hui.

Et les heures passées à jouer de la musique ensemble ...

Malgré les années qui passent, malgré l'évolution personnelle de chacune, malgré un trou de quelques années on s'est toujours retrouvées. Et puis tu m'as fait le plus beau des cadeaux il y a 2 ans en me nommant "tata" de ton fiston. Et chouette aussi, notre amitié a résisté à ton mariage (combien d'amitiés volent en éclat à cette occasion ?!!!). Il faut dire qu'il est bien, ton mari. Je l'aime bien. Tu t'en fous, l'essentiel c'est qu'il te plaise à toi, tu as raison. Mais si tu avais épousé un con on se serait perdues de vue sans doute.

Et puis, combien de fois m'as-tu ramassée à la petite cuillère ? Tu aurais pu te lasser, m'envoyer bouler car il y avait de quoi ... à force de toujours replonger dans la même erreur ... mais non, tu m'engueulais un coup et tu me consolais, tu m'aidais à me remettre en selle. Je crois que la prochaine fois, ce sera enfin pour une autre erreur. J'ai enfin appris, semble-t-il ... semble-t-il ...

Bref, tout ça pour te dire : Joyeux anniversaire ! 

11.12.2007

Snobisme ?

Cette note résonne comme un écho à un précedent post où j'évoquais le choix de ma voiture ...

J'ai coutume d'affirmer : "Oui, je suis snob ! et alors ?"

Parce que j'aime les films d'auteur, j'aime les "bons livres", j'aime la musique classique, l'opéra, j'aime regarder Arte, j'aime les "beaux objets" ... je m'arrêterai là car c'est ce dernier point qui m'interpelle aujourd'hui. Cependant, avant d'aller plus loin je préciserai que j'aime aussi les films à grand spectacle, les livres de la bibliothèque verte, la musique pop, les émissions de M6 et - pire - TF1, les gadgets débiles comme le chauffe-tasse USB sur lequel je viens de poser mon café.

Donc, la préoccupation du moment : l'achat d'un duo de téléphones sans fil.

J'ai à la maison un téléphone filaire qui fonctionne très bien. Le problème : il est branché sur ma box, qui elle-même est à l'étage. Donc si je reçois un appel, je dois courir décrocher et je reste coincée à l'étage le temps du coup de fil (ce qui devient ennuyeux dans la mesure où les appels tombent systématiquement alors que je viens de mettre mon repas sur le feu). La solution : acheter un duo de téléphones sans fil.

Sauf que la plupart des téléphones sont super moches, ou du moins très ... basiques ... banals ... à moins de payer plus cher pour avoir un joli objet design. Et puisque je n'ai pas un besoin urgent d'acheter ces téléphones, c'est le choix que j'ai fait. Attendre pour m'offrir des téléphones design ...

RHAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!! LA SNOB !!!!!!!!!!!!!!!

Il paraît que je snobe les téléphones premier prix. Hum ... mouais, on peut le voir comme ça ... pourtant ce n'est pas mon sentiment. Si j'en avais effectivement un besoin urgent, je ne rechignerais pas à prendre le logicom à 36 euros. Mais puisque j'ai le choix d'attendre, alors où est le mal à préférer mettre un peu de sous de côtés pour transformer l'utilitaire en un objet que j'aurai plaisir à regarder ?

Si là est le snobisme, alors je veux bien être snob. Je l'assume !

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