20.07.2009

Message personnel

"Tu peux refaire 20 fois la même connerie, je t'engueulerai 20 fois. Mais je serai là aussi les 20 fois pour t'aider à te relever inlassablement, même si tu dois courir vers la 21e fois"

C'est à peu près ce que m'a dit une amie il y a un an et demi.

C'est à peu près ce que j'ai dit à une amie il y a quelques jours.

C'est à peu près le genre de chose que se disent les amis ...

Bah je trouve ça chouette, c'est tout.

26.11.2008

Hypocoristiques



Mon ange, ma puce, mon amour, mon poussin, ma belle, mon chéri, mon coeur ...

Autant de petites caresses au coeur. C'est tout doux, tout chaud, ça fait plaisir.

Une petite distance prise avec la personne que l'on nomme ainsi, qui paradoxalement permet le rapprochement. En changeant son nom pour un hypocoristique c'est plus facile.

Si vous avez pris l'habitude de dire "Bonne nuit mon chéri", essayez donc pour une fois de dire "Bonne nuit Arthur". Facile ? Moi j'ai du mal. Observez aussi la réaction d'Arthur. Troublé ? Emu ? Ou ça ne lui fait ni chaud ni froid ?

Et ça fonctionne avec tous les proches, pas uniquement au sein du couple. Quand mes parents m'appellent par mon prénom je me sens exister d'un coup très fort, faudrait pas que ça arrive trop souvent sans quoi ça perdrait sa force.

Daniel Pennac résume beaucoup mieux que moi le sentiment dont je parle. Son héros voit son prénom régulièrement abrégé en Ben, ce qui revient à un hypocoristique :

"- Vas-y mollo avec les compresses, je me fais l'effet d'un artichaut au bain-marie
- Elles sont à peine tièdes, Benjamin
L'émotion est là quand ma petite soeur m'appelle Benjamin. C'est comme si elle étirait le prénom pour endiguer un trop-plein d'affection."

13.11.2008

Le palpitant qui doute

"Et pourquoi on m'aimerait? Pourquoi moi plutôt qu'un autre? Tu peux répondre à ça, Thérèse? Chaque fois, c'est un miracle quand je constate que c'est moi! Tu préfères les palpitants musclés, Thérèse? Les grosses pompes à certitudes?"

Daniel Pennac - La Fée Carabine

 

Je ne vais pas faire un exposé sur Pennac, que j'adore et relis très régulièrement.

Mais voilà quelques temps déjà que je voulais parler de mes amis. Pas de mes potes de sorties, mais des amis. Ceux qui se comptent sur une seule main. Ceux qui sont là, toujours, ceux qui savent qu'ils peuvent vous appeler au milieu de la nuit en étant certains que vous irez les chercher à l'autre bout du monde dans l'instant s'ils sont en détresse.

Qui sont capables de vous cueillir et vous faire verser une larme en laissant quelques mots sur votre blog.

Qui vont se taper 1h de métro pour vous voir 30 minutes, parce que pour une fois vous passez pas trop loin de chez eux, et refaire le trajet à l'envers.

Qui sont capables de vous surprendre en vous offrant l'intégrale de Blake et Mortimer pour votre anniversaire alors que vous ne l'auriez jamais imaginé. Pas imaginé avoir de cadeau. Pas imaginé être tellement touchée par le choix de celui-ci. Par le geste d'aller chaque semaine chercher la nouvelle parution, juste pour me faire plaisir.

"Mais si toi-même te déclares prête à aller les chercher à l'autre bout du monde, tes amis, pourquoi es-tu aussi surprise ?"

Voir citation de Pennac.

 

Et qui ne feront aucun commentaire, de près ou de loin ;)

 

L'article initialement prévu n'avait rien à voir avec celui-ci, mais il sera pour une autre fois.

Là j'ai juste envie de dire ... ben rien, y'a rien à dire de plus ;)

01.10.2008

Sécurité routière

Je suis sidérée.

Non pas par le montant de l'amende encourue pour la non-possession du gilet fluo et du triangle de signalisation, ceci est un autre débat, mais parce que je ne comprends pas qu'une loi soit nécessaire pour obliger les gens à acheter ce matériel.

C'est une telle évidence ... enfin je ne sais pas, moi j'ai un triangle dans ma voiture depuis plus de 10 ans. Je l'ai acheté parce que ça me semblait essentiel. Le gilet je l'ai pris 1 ou 2 ans après, parce qu'à l'époque ça coûtait 1 euro et je trouvais ça utile d'en avoir un dans sa voiture. Sans penser à l'accident, en cas de panne c'est aussi une sécurité.

J'ai acheté ces trucs-là après être passée sur le lieu d'un accident. Je me suis demandé comment je réagirais si j'étais témoin d'un crash et j'ai réalisé que je n'avais pas le matos élémentaire pour baliser les lieux, donc je suis allée l'acheter. C'était si ... évident, oui je me répète mais je n'ai pas d'autre mot.

Alors oui, d'accord, payer le même prix que pour un feu rouge grillé c'est choquant.

Mais je trouve tout aussi choquant de constater que nombre de personnes n'aient pas la présence d'esprit d'avoir ce genre de chose dans leur véhicule si la loi ne les y oblige pas.

Là, c'est dit !

22.09.2008

Chicons au gratin

... pour ceux qui ne comprendraient ni le ch'ti, ni le belge, il s'agit des endives au jambon.

C'est ce que je viens de manger avec délices.

Alors que je me souviens très nettement de cette époque où je n'aimais pas ça.

Et je me souviens pourquoi.

C'est tout bête, j'étais gamine, j'aimais bien ça et on m'a fait manger des endives qui étaient épouvantablement amères.

Quand on est gosse, l'amertume on aime rarement ça ...

C'est con, j'en ai conçu un tel dégoût pour les chicons au gratin qu'il m'a fallu des années et toute la force de persuasion de Maman pour que je daigne y revenir, du bout des dents, avec méfiance. Ce jour-là les endives n'étaient pas amères, et j'ai trouvé ça super bon. Youpi !

Maintenant que je suis vieille, j'aime l'amertume.

Euh pourquoi j'avais envie d'écrire sur les chicons au gratin au fait ? ben pour rien, comme ça, juste parce que c'est bon. C'est chaud, c'est juteux, fondant au milieu et croustillant à l'extérieur, parfumé, épicé ... voilà, je trouvais que les chicons au gratin méritaient une petite ode.

25.02.2008

Marche ou crève

Le ski c'était super  mais j'en parlerai une autre fois. Pour l'instant je suis trop ulcérée par ce que j'ai découvert hier.

Hier, donc, je suis rentrée du ski. Je ne me sentais pas très en forme depuis quelques jours, enrhumée, je toussais, un peu fiévreuse ... je me shootais au paracétamol pour finir mon séjour avant de consulter un médecin. Donc je rentre à la maison, je dors un peu et me réveille plus mal que les jours précédents. Je prends ma température : 40°4. Ouah ! Plus question d'attendre la consultation du lundi, j'appelle le centre de répartition pour qu'ils m'indiquent le médecin de garde le plus proche.

J'explique mon cas, on me répond qu'il faut que j'aille à Caudan (à 20 km de chez moi). J'insiste sur le fait que j'ai 40 de fièvre et que je ne le sens pas de conduire dans cet état. "Si vous n'avez personne pour vous emmener, attendez de voir votre médecin demain". Incroyable. On peut crever chez soi, quoi. Je sais bien que je n'allais pas mourir, mais bon quand même j'ai trouvé ça limite.

Donc j'ai pris ma voiture et j'ai filé chez le médecin de garde en évitant de peu 2 accidents. Elle m'a diagnostiqué une belle grippe. Après cela il fallait encore passer à la pharmacie, où je suis carrément tombée dans les pommes. Rien d'étonnant, température prise j'étais montée à 41 entre temps.

 

Moralité : il va falloir que je regarde s'il y a un service SOS médecins dans ma campagne mais je n'en suis pas sûre. Autrement il ne faut surtout pas tomber malade ou avoir un accident le dimanche en france quand on vit seule. 

07.02.2008

C'est quand même raide

On a beau savoir que c'est ce qui pouvait arriver de mieux. Se sentir libérée. Avoir l'impression d'être riche, débarrassée d'un certain poids financier, d'avoir plein de temps libre, débarrassée de la réservation des congés pour ...

On a beau sentir que c'est un grand bien, il y a des moments où c'est raide quand même.

La vache, c'est raide en ce moment. 

03.02.2008

P...n de Saint Valentin

Et voilà, ça y est, ça recommence ... depuis quelques jours ma boîte est submergée de spams : "Offre spéciale St Valentin".

Je n'ai jamais fêté la St Valentin. Non que j'aie toujours été seule à cette date, mais j'ai le chic pour tomber sur des gens "anti-tout". Donc surtout pas de fleur, pas de mot tendre à cette occasion, pas de restau. Nada. Moi ça m'aurait fait plaisir quand même un petit sms qui m'aurait dit : "Bonne fête, je t'aime".

 

Curieusement, je crois que cette fête commerciale ne m'a jamais autant angoissée que cette année. Peut-être parce que je vieillis. Peut-être parce que mon wagonnet est dans le creux des rails. D'habitude je me contente d'éteindre la télé et de me faire des knacki-couscous (vieille tradition entre copines de fac célibataires). 

Mais là, je me trouve désemparée cette année. C'est bizarre, j'ai l'impression de vivre ma vie à l'envers.

 

Bah si ça se trouve je ne serai pas seule pour une fois, après tout c'est dans 2 semaines !