23.09.2008
Photo réalisée dans une cabine agréée par le Ministère de l'Intérieur
Rentrée et nouvelles activités obligent, il est temps de refaire des photos d'identité.
Comme les photographes me ratent régulièrement, j'ai pris l'habitude de me tourner vers le photomaton. Là au moins on est tranquille, on peut faire des grimaces et avoir l'air un peu plus naturelle ...
Je n'avais pas refait de photo depuis les nouvelles directives liées aux passeports biométriques et tutti quanti.
Me voici donc devant la cabine. Première réflexion : "Tudieu ! 1 euro la photo, c'est pas donné ..."
Cependant il me faut ces photos, et comme c'est pour avoir une carte d'accès à l'arsenal, j'ai intérêt à ce qu'elles soient conformes aux directives du Ministère. Donc, je me glisse derrière le p'tit rideau.
Evidemment je passe 1/4 d'heure à remonter ce satané tabouret qui est descendu au minimum. Y'a encore des amoureux qui ont dû faire une photo à deux, la fille sur les genoux du mec ... une idée qui me fait sourire.
Une chose n'a pas changé dans les photomatons : le tabouret grince. Les boutons de sélection aussi d'ailleurs. Et l'appareil ne rend toujours pas la monnaie. Par contre, il accepte les billets de 5 euros. Grande avancée technologique !
V'là-t-y pas qu'il se met à me causer en me montrant des tas d'illustrations sur ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Ce qui me fait rire, c'est la confidentialité : quelqu'un qui écoute ne sait pas du tout ce qu'on choisit, ni le montant qu'on paye. Elle cause à demi-mots, la machine, elle paraphrase ... je me paye un bon petit fou rire.
Je retiens l'information principale : "Faites la gueule sur la photo. Surtout, ne souriez pas !"
Ouais, super. Et puis il faut faire la photo de face aussi. Interdiction de choisir son meilleur profil, ou d'adopter cette petite inclinaison de la tête chère aux demoiselles et qui permet souvent de raccourcir le nez.
Bon, je suis prête, j'ai ma tête bien dans l'ovale, les yeux dans l'alignement des pointillés, je fais bien la gueule. Je clique et vois ma tronche apparaître. "Si cette photo ne vous convient pas, vous pouvez recommencer"
Un peu que je veux recommencer ! et plutôt 2 fois qu'une !
On a droit à 3
essais, au bout desquels il faut choisir la photo la moins moche. Je fais la gueule, j'ai des valises sous les yeux, un bouton sur le menton. La parfaite photo d'identité, quoi.
Au final, le rendu sera meilleur sur papier qu'à l'écran.
Au bas de la carte : "Photo réalisée dans une cabine agréée par le Ministère de l'Intérieur" Comme s'il était nécessaire de le préciser. Au vu de ma tronche on le devine tout de suite !
Cependant, je ressortirai ce soir les séries de clichés pris avec mes copines de fac, à l'époque où les photos étaient prises une par une. On faisait une grimace différente sur chaque photo, et toujours une "bien" où on souriait. On était 2, 3, 4 personnes sur ces photos.
Oui, ce soir je vais ressortir ces photos avec nostalgie, en songeant que ces délires sont devenus très onéreux. D'accord, il y a l'appareil numérique aujourd'hui. Mais ce n'est pas aussi marrant que de se tasser dans une cabine de photomaton en essayant de faire entrer 4 tronches dans le cadre !
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22.09.2008
Peut-être ...
C'est la réponse que je venais de faire à une amie me disant "à demain", quand elle m'a demandé "Pourquoi ?"
Pourquoi ?
Parce que c'est la réalité de la vie, rien n'est jamais acquis.
Parce que nul ne sait de quoi demain sera fait.
J'ai une collègue qui se sent mal chaque fois que je lui donne la mise à jour de mes personnes à contacter en cas d'urgence.
Moi je trouve ça normal, c'est naturel et ça ne fait pas de moi une angoissée de la vie.
Bien au contraire, cette conscience aigüe de l'instabilité des choses me pousse plutôt à une sorte d'insouciance. Je croque, je savoure chaque instant.
J'essaye de montrer mon affection à mon entourage, de dire à mes amis que je les aime. Il est hors de question de devoir vivre avec le moindre regret.
"Si j'avais su, je l'aurais appelé plus tôt ..." voilà la phrase que j'aimerais ne jamais prononcer.
Et pourtant, ça arrive. Encore il y a quelques semaines, alors que je tentais de retrouver une amie de lycée, j'ai appris son décès. Ca m'a fait de la peine, j'aurais tellement aimé la revoir et me souvenir avec elle de tous ces bons moments partagés !
Alors, ceux qui sont là, ceux qui m'entourent, j'en profite au maximum. Et puis j'essaye de réaliser chacune de mes envies sans remettre au lendemain. De ne pas me coucher sur mes colères non plus.
Face à la vie, il ne faut pas avoir peur car la peur empêche d'avancer. Il faut certes se méfier, être prêt à toute éventualité, mais sans se laisser arrêter par tout ça.
J'ai longtemps eu pour devise : "La vie est une salope, baisons-la avant qu'elle ne nous baise"
Aujourd'hui je suis moins radicale. Je me dis que la vie nous réserve autant de bonnes surprises que de mauvaises, et qu'il faut attraper tout le bonheur qui est à notre portée. C'est toujours ça de pris.
Profitons, prenons, croquons, et aimons.
20:50 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.09.2008
Mon dernier coup de foudre
La première fois que je l'ai vu, il ne m'a pas séduite. Je le trouvais même un peu superficiel.
Nous étions à la montagne, et ça m'a fait sourire de constater que l'une de mes compagnes de chambre était venue avec lui.
Et puis, après l'avoir côtoyé pendant une semaine j'ai dû finir par admettre que sa présence était bien agréable. Il fallait voir comme elle le chauffait avant de le laisser glisser ses doigts doucement dans ses cheveux qui alors devenaient tellement lisses, tellement doux ...
Il ne faisait pas de bruit, se contentant d'être présent et efficace.
Puis je l'ai oublié.
Il a de nouveau croisé ma route quelques semaines plus tard, entre les mains expertes de ma coiffeuse. Mais cette fois c'est dans mes cheveux qu'il est venu se glisser et j'ai été conquise.
Il a réussi à mater mes cheveux rebelles et m'autorise le petit carré strict de mes rêves que seuls un brushing expert et des tonnes de produit disciplinant me permettaient de conserver quelques heures. Depuis qu'il est entré dans ma vie, mes cheveux restent en place et je me sens jolie. J'ai perdu cette impression de ressembler à Bozo le clown au moindre coup de vent.
Oui vraiment, mon lisseur est un des meilleurs investissements de 2008 !
Merci, compagne de chambrée, de me l'avoir présenté ;-)
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09.08.2008
Simon's cat, pour les amoureux des chats
Pour tous ceux et celles qui ont le bonheur de partager leur vie avec une boule de poils communément appelée "chat" ...
16:35 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, dessin animé
05.08.2008
Les euros ne sont pas des francs
Bien tentée par le Guitar Hero sur Nintendo DS, j'ai fait un saut en magasin avec l'envie de me l'offrir. Je regarde le prix ... hum, 50 euros c'est pas donné ...
Je tenais le jeu en main quand, par une sorte de mécanisme d'auto-défense, mon cerveau s'est mis à calculer et à faire flotter devant mes yeux un chiffre : 327.90. Il m'a fallu quelques secondes pour réaliser que c'était le prix en francs de ce jeu.
327 francs. Je n'aurais jamais envisagé d'acheter un jeu à ce prix, mais en euros ça aurait pu. Je me demande même si j'aurais pris la console. Peut-être, étant donné que ça restait moins de 1000 balles ... la barrière fatidique du quatrième chiffre n'était pas franchie !
Ce vieux réflexe de la conversion que je croyais avoir éradiqué m'a été bien utile.
J'ai longtemps lutté pour ne pas convertir, pour essayer de m'habituer. Je me souvenais des anciens qui convertissaient les francs en anciens francs, je trouvais que ça faisait "vieux", pas moderne, ça me paraissait conservateur. Il fallait que "moi" je sache m'adapter, alors j'ai essayé de m'adapter tant bien que mal, de penser en euros et non en francs, encore moins en anciens francs.
Dorénavant je n'essayerai plus de lutter contre le réflexe de la conversion. Je continuerai de penser en francs. 327 francs, c'est 1 semaine 1/2 d'alimentation. 50 euros, c'est pas 50 balles. C'est pas une place de cinéma, c'est 6 places.
Et tant pis si les gamins trouvent que ça fait vieux de penser en francs. Après tout, je suis une vieille conne et fière de l'être !
On parle de la baisse du pouvoir d'achat, et il est clair que tous les prix ont allègrement augmenté. Cependant je demeure convaincue que nombre de personnes se font piéger par cette impression de "c'est pas cher" et s'offrent plus facilement des objets au-dessus de leurs moyens ... se retrouvant ainsi dans la mouise au niveau financier. Mais c'est pas grave, ils demandent un crédit-conso. Puis un autre pour rembourser le premier. Oh ! 30 euros à rembourser par mois, on ne les sentira pas passer ! Mais 30 euros c'est pas 30 balles ...
13:57 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2008
Des policiers aux sens particulièrement aiguisés
France Info - 06:13
C’est une expérience inédite qu’a lancée la police belge, l’an passé. Des agents aveugles ou malvoyants ont rejoint leurs collègues. Avec un atout primordial, une capacité d’écoute et de concentration exceptionnelle, pour épauler les enquêteurs dans la résolution des affaires criminelles ou crapuleuses.
Ils ne peuvent porter d’armes. Ni procéder à des arrestations de leur propre chef. Mais ce sont des policiers "comme les autres", et ils ont prêté serment en juin 2007, pour devenir "auxiliaires du procureur du roi".
Ils sont ainsi six policiers aveugles ou malvoyants engagés depuis un an au sein de la police fédérale. Venus d’horizons très divers et recrutés parmi 55 candidats contactés par petites annonces, ils ont été affectés au service des écoutes téléphoniques de Bruxelles, Anvers et Liège. Où ils mettent en valeur leur plus grand atout, à savoir une capacité d’écoute et de concentration unique.
Comme beaucoup de non-voyants, ces hommes ont "forcé" au fil du temps leurs autres sens, comme l’ouïe, pour surmonter leur handicap. D’où une extrême sensibilité aux voix, souffles, accents, pouvant s’avérer déterminante dans certaines enquêtes ou investigations. Ils sont ainsi mis à contribution pour retranscrire des conversations, mais aussi et surtout déceler des détails signifiants (lieu d’appel, reconnaître une voix ou un accent déjà écoutés, etc.). Ce qui leur vaut, par exemple, le qualificatif (superlatif ?) de "super-héros" de la part de Paul Van Thielen, directeur de la police fédérale belge.
Etant fan de Sue Thomas, je ne peux que me réjouir de cette initiative. Cependant je me dois d'avouer ma surprise, car j'ai toujours été persuadée que toutes ces facultés qui forcent régulièrement mon admiration envers mon frère avaient été depuis longtemps repérées et exploitées par toutes les polices du monde.
Les personnes privées d'un de leurs 5 sens développent les autres à l'extrême, c'est bien connu. A toutes les qualités évoquées dans l'article il convient d'ajouter une mémoire incroyable, qui doit très certainement aider également les enquêtes à avancer plus vite.
22:56 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : police, aveugle, non-voyant, belgique
19.05.2008
L'effet papillon
21:58 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.04.2008
Va te faire cuire un oeuf
Encore restée trop tard au bureau, je rentre affamée mais sans réel appétit. J'ouvre le placard, passe les soupes en revue ... non, ça ne me tente pas.
J'ouvre le frigo, passe les étagères en revue ... non ... rien ne ... à moins que ?
J'avise un oeuf.
Je me prends à rêver de la toile cirée rouge, de mon coquetier à tête de poussin, des mouillettes de maman, certains soirs où fatiguée ou mal fichue, mon appétit me faisait défaut.
Ah ouais ... un oeuf à la coque ... voilà qui me tente carrément.
Ni une, ni deux, je mets l'eau à bouillir et entreprends de tailler des mouillettes en attendant que l'oeuf soit cuit. Evidemment, je rate le coche de vingt secondes. Sera-t-il trop cuit ? Je le sors de la casserole, me brûle les doigts en découpant le petit chapeau - ça fait partie du jeu de se brûler les doigts, ça serait moins bon autrement. Attention au verdict ... tadaaaaaaaaa !!!!! Parfait, mon oeuf est parfait.
Evidemment j'ai préparé trop de mouillettes. C'est pas grave, le pain beurré c'est tellement délicieux.
Je me réserve le petit chapeau pour la fin, avec un nuage de poivre.
J'ai 5 ans. Et c'est bon.
21:56 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, enfance
06.03.2008
Rêves
Parrainée par Vanessa Paradis et Patrick Chêne, sous la Présidence d’Honneur de Coline Serreau et Alain Prost, Rêves est une association caritative, reconnue œuvre de bienfaisance, dont la vocation consiste à réaliser les rêves d’enfants atteints de maladies graves.
En concrétisant leur désir le plus cher, ces enfants peuvent ainsi s’évader de la maladie et de l’hôpital qu’ils côtoient régulièrement.
Une bouffée d’air pur dans le présent et une force pour mieux envisager l’avenir… En parrainant un rêve, en faisant un don ou en devenant bénévole, vous aidez ces enfants malades qui ont besoin de retrouver le sourire et l’espoir.
Pourquoi Rêves ?
Parce qu’il y a 20 ans de ça, j’ai pu « grâce » à ma maladie exercer des activités comme la voile ou le tir à l’arc, auxquelles je n’aurais certainement pas eu accès si j’avais été valide et en pleine santé.
C’est au Centre hélio-marin de Roscoff que j’ai pu faire tout ça, parce que des gens s’étaient donné la peine de monter une structure permettant d’offrir de vraies vacances en colo à des enfants malades.
Pourquoi Rêves ?
Parce que ce « grâce à ma maladie » a tout changé. A partir du moment où la maladie m’a apporté quelque chose, j’ai pu l’accepter comme un élément de vie. Elle n’était plus seulement l’ennemi qui me retirait ma mobilité et mon avenir, elle devenait un paramètre avec lequel je devais composer, une différence parmi d’autres, qui pouvait m’apporter du positif autant que du négatif. Et accepter la maladie m’a permis de la combattre et de la vaincre.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, réaliser le rêve de ces enfants ne les prive pas de leur raison de se battre. Au contraire, c’est leur montrer que tout est possible, c’est leur donner envie de rêver plus fort, plus loin, plus haut.
Et puis … si seulement vous voyiez leur sourire … l’espace de quelques heures, ils perdent cette expression de maturité si particulière aux enfants gravement malades, et ils retrouvent leur regard d’enfants émerveillés. Oubliés, la maladie et l’hôpital, et place au rêve, aux rires, aux jeux. Les yeux pétillent, c’est magique. Ils redeviennent des enfants insouciants et heureux. Juste des enfants.
Voilà mon petit combat à moi.
19:32 Publié dans L'air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : association rêves; enfants; maladie
06.02.2008
Petits bonheurs de la vie
Parmi les petits bonheurs de la vie, il y a les coups de fil aux amis. Petits bonheurs qui une fois rassemblés en forment un seul, énorme. J'irai plus loin en disant que l'amitié est à mes yeux l'essence même du bonheur.
Se marrer à la santé de Florence Foresti lorsque C. s'adresse à son fils qui la sollicite entre deux phrases de notre conversation. Comme j'adore ledit fiston ça m'amuse plus que ne m'agace.
Appeler une amie dont le silence de plusieurs mois m'inquiétait et l'entendre rayonner de bonheur au téléphone. Elle était dans sa bulle, heureuse et c'est vraiment génial d'entendre ça. Savoure ton bonheur, ma belle, mais n'oublie pas de donner des nouvelles de temps à autre ;-)
Et puis s'entendre dire des mots qui font du bien. "Tu es quelqu'un de joli. Tu es jolie à l'intérieur, tout comme à l'extérieur. Ce qui ne sont pas capable de le voir et de le respecter ne te méritent pas, tout simplement. Ne les laisse pas t'abîmer"
De jolis mots sur de moins jolis maux. Des mots qui font du bien, des maux qui seront au final un grand bien, j'en ai la conscience aigue tout au fond de moi. Lorsque la douleur aura fini de s'estomper je sais que je renaîtrai grandie et encore plus heureuse qu'auparavant.
Merci les amis.
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