20.07.2008
La nuit des animaux
J'ai toujours été mitigée sur les zoos et parcs animaliers. Au plaisir de côtoyer et d'observer les animaux se mêle la tristesse de les voir enfermés. Heureusement, ces vingt dernières années les cages des zoos se sont ouvertes pour laisser place à de grands enclos se voulant proches du milieu naturel des animaux qu'ils abritent.
J'ai particulièrement fréquenté le parc animalier de Montaigu-la-brisette, qui était tout près de chez moi, et toujours avec plaisir car les animaux y étaient vraiment libres.
Ce weekend, mon collègue a souhaité m'emmener visiter le zoo de Pont-Scorff, mais dans des conditions particulières puisqu'il s'agissait d'une visite de nuit. Si le terme de zoo m'avait jusqu'à présent toujours dissuadée d'y faire un saut, la visite nocturne et l'insistance de mon camarade ont eu raison de mes réticences.
Nous sommes donc arrivés à 18h, et ma première surprise a été la location de chariots à l'entrée du site, pour promener les enfants. Je me dis que le site doit être très étendu, ça me plaît bien.
C'est déjà l'heure du spectacle des oiseaux marins. Assis au bord du bassin des phoques (bassin avec vision sous-marine), nous nous laissons survoler avec plaisir par les oiseaux. Les explications sont vivantes et claires, et les oiseaux se posent tout près de nous pour que nous puissions bien les observer. Me voici conquise par ce parc.
Je suis Thomas qui connait le site par coeur. Les lynx, les loups, les chats des sables et les chats pêcheurs, les crocodiles qui ont l'air empaillés tellement ils sont immobiles, les perroquets, les éléphants, les otaries ... il y a de quoi se balader - et s'émerveiller - pendant des heures.
Le spectacle des otaries nous fait mourir de rire. Spectacle écourté à cause du "congé maternité" de 2 des otaries, qui doivent mettre bas d'un jour à l'autre. La soigneuse reste un moment pour répondre à nos questions, et nous décidons de rester près des bassins pour manger en assistant à la séance de dressage du petit nouveau, Gary.
Nous aurons droit avant la tombée de la nuit à un autre spectacle tout en couleurs : celui des perroquets qui, comme les oiseaux marins, se plaisent à survoler le public en rase-mottes. Les dresseurs ont trouvé un truc très habile pour inciter les gens à effectuer des dons : c'est un magnifique ara qui vient cueillir délicatement la pièce dans votre main pour la déposer dans un tube. Succès garanti, nous nous approchons comme tout le monde afin de déposer notre obole.
Enfin la nuit tombe. Les flambeaux s'allument et beaucoup d'animaux qui jusque là étaient plutôt amorphes commencent à s'animer. Ils ont faim sans doute. Nous faisons un nouveau tour de parc, c'est magnifique. Nous restons très longtemps à observer les singes qui mènent leur société de façon fascinante. Les viex surveillent les petits et les réprimandent quand ils font trop les fous, l'un des singes se plait à faire des glissades de côté sur un poteau incliné, il ne lui manque qu'une casquette sur la tête pour ressembler à un de nos ados.
Le plus grand moment de cette soirée restera pour moi le soin des girafes. Nous arrivons près de l'enclos au moment où le soigneur leur apporte à manger. Gentiment, il nous propose des fruits pour que nous les leur donnions. Comme je tends le bras en déplorant ma petite taille qui m'empêche de passer par-dessus la fosse, je vois avec stupéfaction une langue immense se déployer et venir cueillir la pomme délicatement entre mes doigts. Les girafes ont une langue en rapport avec leur cou : très longue.
De nouveau nous assistons au spectacle des otaries, cette fois de nuit. Puis, celui des oiseaux de nuit qui est plus une présentation qu'un spectacle.
Il est tard et nous avons froid. Il est temps de rentrer, les yeux pleins de magie. Il est près de 2h du matin.
J'ai pris quelques photos lors de cette soirée, bientôt en ligne ... dès que je trouverai le temps ==> PHOTOS
18:05 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : zoo, animaux
28.06.2008
A fond la forme
Après avoir consulté l'heure sur ma montre Geonaute, je me réveille à l'aide de mon gel douche Aptonia. Puis j'enfile mon maillot de bain Tribord, mon short Basics, mon t-shirt, mes chaussettes et mes chaussures Kalenji.
Je glisse une barre énergétique et un tube de crème solaire Aptonia dans mon sac à dos Arpenaz Quechua avant d'enfourcher mon VTT Rockrider afin de remonter le cours du Blavet en suivant le chemin de halage.
Après une pause en amont, je chausse mes lunettes de soleil Aptonia et me coiffe de mon foulard Kalenji car le soleil tape dur.
Puis je monte dans le canoë pour descendre la rivière que je viens de longer à vélo.
Au fil de l'eau, je songe que Geonaute, Aptonia, Tribord, Basics, Quechua, Rockrider et Kalenji sont toutes des marques de Decathlon. Je me marre en réalisant que je ne porte rien sur moi qui ne dise pas "A fond la forme" ! Une jolie journée Decathlon ...
Ceci dit, mis à part le fait d'être habillée / équipée Decathlon, j'ai pensé également qu'il n'était pas donné à tout le monde de passer ses weekends à faire du vélo et du canoë sur la rivière. Finalement, je passe mes weekends à faire ce que d'autres ne font qu'en vacances. Belle qualité de vie, ce n'est pas une chance mais un choix.
Pour finir la journée en beauté, une séance de ski sur la Wii de mon ami Thomas. Surprise par les sensations. J'étais sceptique, je suis conquise. On va mettre la Wii sur la liste du papa nowel.
Et puis, il cuisine bien mon pote Thomas. Un bien bon repas suivi du visionnage d'A la Croisée des Mondes, ça m'a donné envie de le relire tiens !
23:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : decathlon, canoe, velo, bretagne, languidic, blavet
15.06.2008
1979-2008, 29 ans pour un rêve

La première photo a été prise en 1979. J'avais 3 ans, je m'en souviens très bien. Je suis juchée sur la moto de ma cousine Hélène. C'est aussi ce jour-là que je me suis dit qu'un jour j'aurais une moto.
16:06 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : moto
16.09.2007
Baptême en ULM
Il y a 3 ans, mon amie Chris me proposait d'accompagner son époux pour un mémorable saut en parachute.
Lorsqu'elle me propose, il y a quelques semaines, de "m'envoyer en l'air" une nouvelle fois avec son mari, c'est sans hésiter que j'ai accepté ! Un vol en ULM. J'en rêvais depuis toute petite.
Nous partons donc ce matin pour l'aéroport, David, François (le troisième larron de l'aventure) et moi, tout guillerets. Chris doit nous rejoindre un peu plus tard avec mon neveu. Je suis contente, sereine à l'idée de voler une nouvelle fois. J'ai un tel souvenir de ce saut au-dessus des nuages !!!
C'est en voyant arriver l'appareil que je commence à paniquer. Galants, les garçons m'ont proposé de passer la première et j'ai accepté. Mais là, d'un coup, je n'ai plus envie du tout de monter là-dedans. Bien qu'il s'agisse d'un guépard, c'est-à-dire un appareil fermé (contrairement aux appareils pendulaires en toile et ouverts), il est tout petit et si léger que les rafales de vent le font trembler de toutes pièces. Bon, je n'ai plus qu'à monter vite dedans avant que la panique finisse de s'emparer de moi. Après tout j'ai payé d'avance, et l'argent a été débité.
Le moniteur est très sympa; Il me sangle de toutes parts et m'explique que l'appareil est muni d'un parachute. Mot magique, le parachute je connais et j'ai confiance ! Il me prévient également que les conditions de vol sont difficiles car le vent provoque de nombreuses turbulences qui secouent l'appareil de manière parfois impressionnante. Je me concentre très fort sur le parachute ...
Je me coiffe du casque, et là c'est le début de la magie. Il y a un monde fou là-dedans ! J'entends toutes les indications que la tour de controle envoie à tous les appareils en vol. A nous de trier là-dedans ce qui nous concerne. Je pense aussi que ce doit être ça, être schizofrène, et que ce n'est pas évident à gérer.
"Québec Papa, c'est nous et la tour vient de nous autoriser à nous avancer en bout de piste." C'est à moi que cette voix s'adresse ?!!! Je tourne la tête pour remarquer que le moniteur me regarde. Compris, cette voix c'est la sienne. Il va falloir que je la repère parmi toutes les autres qui peuplent mes écouteurs.
Pendant ce temps nous avons rejoint le bout de piste et attendons le signal du départ. "C'est parti !" lance alors mon moniteur. Il met les gaz, oh cette poussée ! Nous décollons, à ma grande surprise, en moins de 100 mètres. L'effet est aussi désagréable que dans un ascenseur ultra rapide. J'ai mal au coeur.
Mais très vite le paysage me fait oublier ce petit désagrément. C'est magnifique, merveilleux, époustouflant ... je retrouve la magie du saut en parachute. J'ai des étoiles plein les yeux et voudrais ne plus redescendre.
Le moniteur s'amuse à prendre des virages un peu serrés, et j'aperçois l'horizon à travers le toit panoramique. Pfiou ! l'adrénaline est au rendez-vous. Cependant les turbulences secouent l'appareil de façon fort impressionnante. Comme mon casque fonctionne mal, le moniteur essaye d'en rectifier les branchements. je vois l'ULM piquer du nez et le moniteur se battre avec le manche pour rétablir l'assiette. Il ne dit rien mais ne tentera plus de réparation pendant ce vol.
"Québec Papa en attente au point Novembre". Traduction : "Nous attendons l'autorisation d'atterrir au-dessus du relais EDF". Nous l'attendrons longtemps cette autorisation : 15 minutes à cause du trafic dense en ce dimanche ensoleillé. pour moi c'est tout bonus.
Enfin la tour nous autorise à rentrer. L'atterrissage est le moment que je redoute le plus, c'est le plus dangereux finalement. Tant qu'on est loin du sol on ne risque rien mais si on touche terre un peu trop brutalement ... aïe aîe aïe !
J'ai de la chance : la piste est allumée. C'est rare en plein jour.
Nous voici sur le plancher des vaches. Nous roulons jusqu'à l'aérodrome, et en voyant mon air béat David a encore plus hâte de monter à son tour. C'était vachement bien.
La prochaine fois je tente le parapente !
21:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2007
La musique
J'ai ajouté quelques photos de mes instruments de musique. Ce ne sont que des essais, mais en attendant que j'aie le temps de faire mieux ...
La musique tient une place très importante dans ma vie, elle est nécessaire à mon équilibre. Lorsque j'éprouve un trop-plein d'émotion, je prends un de mes instruments et à travers lui je peux évacuer tout ce qui me pèse, que ce soit du positif ou du négatif.
J'ai appris à jouer du saxophone il y a près de 20 ans de cela. J'en ai joué en duo, en trio, en quatuor, en orchestre d'harmonie, en "groupe" soul. Avec lui j'ai découvert l'ivresse des concerts, faire danser 3000 personnes au son d'un petit solo improvisé, le plaisir d'enregistrer en studio.
Mais le saxophone malheureusement n'est pas un instrument solitaire, il a besoin de compagnie pour s'exprimer pleinement et lorsque le monde du travail m'a empêchée de continuer à jouer en groupe, j'ai dû le délaisser quelque peu. Oh ! bien sûr j'ai toujours continué à en jouer de temps à autre, pour mon plaisir personnel, mais de façon très ponctuelle.
Cette année j'ai décidé de débuter le violoncelle. 25 ans que j'en rêvais, et bien je me suis lancée. Contrairement au saxophone, le violoncelle passe très bien sans accompagnement. Et puis quitte à reprendre la musique, je suis également retournée en orchestre, au saxophone. Et depuis ce n'est que du bonheur !
J'ai retrouvé un équilibre et une sérénité qui me manquaient depuis longtemps. Avec mes instruments, et bien ... je "me" retrouve, tout simplement. Ils m'invitent à une rencontre avec moi-même, j'y trouve l'apaisement.
Quant aux concerts, difficile d'expliquer ce noeud qui me prend aux tripes et me tire des larmes lors des applaudissements. Que je sois sur scène ou dans le public, c'est toujours la même émotion qui me submerge, une émotion d'amour et de bonheur. Le partage du plaisir, tout simplement.
18:10 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.11.2004
Saut en parachute
Samedi 27 novembre 2004
8h30
Arrivée au Centre de Parachutisme Sportif de Vannes en compagnie de Chris et David.
C’est la troisième tentative, les 2 fois précédentes les conditions météo ne nous ont pas permis de sauter.
La secrétaire nous fait remplir les papiers, il semblerait que cette fois-ci soit la bonne.
Un moniteur vient nous chercher pour nous enseigner la conduite à tenir pendant le saut.
Nous allons sauter à 4 000 m d’altitude.
Chute libre de 50s, puis à 1 500 m ouverture du parachute. Soit 2 500 m de descente à 180 km/h.
Ensuite 5-6 min de descente sous voile et atterrissage sur les fesses.
9h00
Après avoir enfilé une combinaison digne des « Télétubbies », nous voilà partis vers la piste de décollage. L’avion, tout petit, s’arrête bientôt devant nous.
Pensée-réflexe en voyant la hauteur de la marche : « Je ne vais jamais réussir à monter, c’est trop haut ». Une grande inspiration, je prends mon courage à 2 mains et pose bravement un pied sur le rebord. Oh surprise ! Mon corps se soulève sans effort, je monte sans aucune difficulté.
Mais alors…je suis guérie ? Je suis guérie ! JE SUIS GUERIE !!!
9h05
J’échange un regard avec David lorsque l’avion met les gaz. Nous sommes en train de prendre conscience de notre folie…
Le sol s’éloigne très rapidement.
Nous traversons les nuages et soudain, c’est le ciel bleu, un soleil éblouissant et une mer moutonneuse en-dessous. Le souffle coupé nous contemplons ce paysage de rêve. Nous n’avons pas envie de redescendre.
Mais les choses s’accélèrent. Les lunettes se rabattent sur les visages. Les parachutistes échangent avec nous le geste rituel avant le saut. La porte s’ouvre. Tout va très vite. C’est dans une minute. Dans une seconde. C’est maintenant.Me voici dans le vide, les jambes pliées sous l’avion. Seules mes sangles me retiennent à J-C assis au bord de l’avion. Je souris, je me dis « Enfin ! »
Tout bascule. Je vois le ciel, les nuages, tout tournoie. Puis je retrouve mes repères. Les nuages en bas, le ciel si bleu, le soleil…
Je ne ressens que le bonheur. Je ne pense à rien, je souris, je suis bien. J’ai l’éternité devant moi.
J’avais imaginé la pression ,la vitesse, le bruit, les frottements, la peur…
Rien de cela. Un souffle sur mon visage et un immense bonheur. Je suis bien. Il n’y a pas d’autres mots : je suis bien.
Nous plongeons dans les nuages et soudain tout ralentit. Suspendus à la voile nous découvrons le paysage en-dessous de nous. Je prends les commandes de la voile et regarde de tous mes yeux. C’est joli, j’ai l’impression de me promener dans un manuel de géographie.
Le sol se rapproche soudain très rapidement. Atterrissage sur les fesses…aïe aïe aïe !
9h15
J’ai le sentiment d’avoir accompli ma tâche.
J’ai fait ce que j’avais à faire.
Je tourne la page.
Et je suis guérie.
21:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bapteme parachute tandem saut



