31.08.2008
Festival du Roi Arthur
Encore un festival : celui du Roi Arthur.
Tout comme les Bars'hic, c'est la première édition.
Comme je suis en ouacances, j'arrive pour une fois en avance. C'est que cette fois nous avons décidé de planter la tente et de camper sur place, attention nous montons dans l'échelle du bestiaire des festivaliers ! Donc, je monte la tente en attendant Nef. Je m'amuse du champ de "2 seconds" qui s'étend devant moi ...
Pour une première édition, l'organisation est impressionnante. Les files d'attente à l'entrée sont balisées, homme ou femme nous savons tout de suite où nous placer. Ben oui, il y a une fouille donc séparation des genres biologiques (mais pour les débats sur les identités de genre, sexe biologique et tutti quanti ce sera une autre fois).
Pour une première édition, il y a bien sûr quelques petits couacs ... ainsi le bar est-il dans l'incapacité de rendre la monnaie sur les tickets de boisson. Mais ce soucis sera réglé très vite.
Si l'affiche est sympathique, nous sommes venus essentiellement pour Merzhin, que je suis avec plaisir depuis leurs tout débuts. Malheureusement la mayonnaise sera très longue à prendre (sauf pour les fans acharnés bien entendu). J'ai du mal à entrer dans l'ambiance, il faudra bien 5 à 6 titres avant que je me laisse embarquer. Mais une fois "dedans", c'est tout bon et je suis prise de fou rire en observant la foule qui saute et danse sur la chanson des nains de jardin en scandant : "Haï Hi Haï Ho, on rentre du boulot !"
Cependant, la découverte du jour sera l'exceptionnel Ministère Magouille. Ce sont de grands malades, de vrais showmen qui se pointent sur scène en costard, munis de pompons de cheerleaders. Non contents de jouer et chanter, ils nous entraînent dans leur univers, leur spectacle est ponctué de sketches qui introduisent chaque titre. Immédiatement embarqué, le public se retrouvera en train de jouer à 1,2,3 soleil. Et 4000 personnes qui s'immobilisent et se taisent d'un seul coup, c'est réellement impressionnant ! Nous admirons également l'incomparable Mister Baudruche, qui joue du ballon de baudruche avec un sacré rendu sonore, avant de courir sur place en chantant "toutouyoutou" ... pour le plus grand plaisir de tous ceux qui ont un jour fantasmé sur la douche de Véronique et Davina !
Je me marre en écoutant une version trash / rap d'"Encore et encore", de Cabrel. Vraiment, ils me plaisent ces garçons !
Terrassée par une migraine et peu intéressée par les derniers groupes, je décide d'aller me coucher ... cette nuit j'aurai confirmation de ce qu'on m'avait dit : il ne faut pas espérer dormir sur un festival. Outre les voisins qui discuteront toute la nuit - et parmi eux l'une de ces filles qui ne savent pas parler sans crier - il faudra supporter le concert de djembés remplacé au petit matin par le boum-boum de la sono.
Au matin, nous faisons un tour dans le village où se tient un marché bio accompagné d'animations diverses. Nous remarquons que certains habitants sont cloîtrés dans leur maison, observant les festivaliers derrière leurs rideaux.
Les zombies envahissent Bréal sous Montfort ... ça a quelque chose du film d'horreur, c'est assez amusant. Il faut reconnaître que certains sont vraiment cadavériques !
Sur ce marché j'achèterai de la confiture de sorcière, à la composition étonnante mais dont je ne dirai rien de plus car je tiens à la faire goûter en lui conservant tout son secret. Nous assisterons également à une démonstration de moto trial épatante.
Enfin, ce que j'aime le plus sur les festivals ce sont les rencontres. Et pour le coup nous en aurons une jolie, au bar. Bon d'accord le type est complètement bourré. Mais en ce qui me concerne je passerai un très bon moment en sa compagnie. Il me fait rire, et rit lui-même de beaucoup de choses. Il nous raconte sa vie de bohème, le bougre a trouvé le métier idéal (il est sommelier). Nous rigolons de son admiration envers mon comparse qui ne boit ni ne fume jamais.
Après une sieste au soleil, nous repartirons vers une nouvelle soirée de concerts, cette fois accompagnés pour ma plus grande joie d'un ami très cher et très ancien que je n'avais pas vu depuis des années.
Nous retrouverons Billy Ze Kick sur scène. A mon grand étonnement, la voix de la chanteuse n'a pas bougé d'un iota malgré les années qui ont passé. Par contre son mysticisme me mettra quelque peu mal à l'aise.
J'aurai aussi le plaisir de rencontrer un autre festivalier qui me fera marrer, un chevelu complètement stone et très gentil bien qu'un peu collant.
Par contre, nous décidons de ne pas passer une deuxième nuit sur le site et nous rentrerons directement à la maison. On a envie de dormir cette nuit.
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27.07.2008
Mourir pour Cali ? (Pont du rock, suite)
Deuxième jour au Pont du Rock. Aujourd'hui c'est du lourd : Daniel Darc, Moriarty, Cali pour les têtes d'affiches.
Nous arrivons juste à temps pour Daniel Darc. Histoire de re-situer, si je vous dis "Chercher le garçon", Taxi girl ... c'est bon ? Maintenant vous avez la rengaine en tête pour au moins 3 jours. Il est sombre, Daniel Darc. Très sombre. On commence à déprimer. Par contre il a des tatouages impressionnants sur les bras !
Moriarty étant une des raisons qui m'ont poussée à venir, c'est avec plaisir que je vais les écouter. Petite déception à les entendre s'adresser au public en anglais, heureusement ils rectifient le tir très vite. Si j'ai du mal à "rentrer" dans le concert, je finis par m'éclater. Même leur reprise de "Fever" ne me déçoit pas. Quant à celle de Culture Club dont j'ai oublié le titre, chapeau bas : j'adore et je ne suis pas la seule.
Comme à Bobital je sympatise avec les mecs de derrière ... même génération, Culture Club leur parle directement.
En attendant Cali, nous écoutons le reste de loin et éclusons des verres d'un divin thé à la menthe. J'achète un cornet de churros, mais comme toujours un seul me suffira. Je viderai le paquet en distribuant les churros à tous les mecs bourrés que je croise, et ils sont super heureux d'éponger un peu ! Du coin de l'oreille, je découvre Popa Chubby avec grand plaisir.
Nous avons prévu d'être au pied de la scène pour Cali, nous prenons donc place 3/4h avant. Chouette, deuxième rang c'est pas mal. En attendant nous discutons avec les gens qui nous entourent. Il y a des enfants là devant, nous sommes donc confiants quant à l'ambiance et aux risques de bousculade : quel parent amènerait son enfant à un endroit dangereux ?
Enfin ça y est, les lumières s'allument. Ouch ! la foule se presse,m'oppresse, j'ai du mal à respirer. Ma cage thoracique est complètement comprimée par les côtés. J'envisage de sortir de là mais c'est trop tard. Cali arrive sur ses béquilles (il s'est fait parait-il un claquage), et les jette aussitôt. Je n'en verrai pas plus. J'entends vaguement le mégaphone, mais je ne vois plus que des épaules, des dos, je suis bousculée, étouffée, étranglée. Je n'ai plus que 2 idées en tête : ne pas tomber, et aspirer de l'air chaque fois que je le peux. Je pense à la chanson d'Edith Piaf, La foule, mais ça n'a rien d'agréable ni de drôle ou d'exaltant. Je suis ballotée dans tous les sens, je tends la main vers le ciel désespérément, et je pense que je vais mourir là-dedans. Je songe que le seul moyen d'en sortir est de me rapprocher des barrières de sécurité pour être sortie par les agents de sécurité. Mais comment diriger ses pas là-dedans ? Je désespère, je ne tiendrai pas une heure dans cette lutte.
Je sens une main agripper mon poignet. Je croise le regard de Nef, un regard que je ne lui ai jamais vu auparavant. Je respire. Nef est là, Nef va me sortir de là, Nef va me sauver.
De fait, Nef me sort de là. Nef est un homme, avec une poigne d'homme, une force d'homme, et surtout un comportement d'Homme. Merci Nef.
Nous reprenons place un peu plus en arrière, et nous voyons très bien. Nous entendons parfaitement. Finalement nous sommes beaucoup mieux à cet endroit. La joie revient, nous faisant oublier momentanément notre frayeur. Cali saute partout sur la scène, il court ... comme d'habitude, sauf qu'il fait tout cela sur un pied. Ce mec est épatant. La seule entorse qu'il fera à son habitude est qu'il évitera de se jeter dans la foule. Avec une jambe dans le sac, qui lui en voudrait ? On en a vu d'autres annuler un concert pour un coup de froid ... et bien Cali assure son show sur une seule jambe !
Il demandera aussi plusieurs fois aux rangs de devant de se calmer, de faire attention à la bousculade. C'est bien, mais aussi dommage qu'il soit obligé de fliquer un public trop stupide pour se modérer lui-même.
Après dispersion de la foule nous rejoignons nos petits camarades de tout-à-l'heure, qui ont réussi à rester en place en s'accrochant aux barrières. "Vous avez survécu ?" Ils n'ont rien vu de la 1ère 1/2 heure, ont souffert pendant toute la durée du concert. Ils n'ont pas apprécié. Heureusement que nous avons pu sortir de là, car nous n'aurons perdu finalement que 5 minutes, même si elles m'ont semblé une éternité.
Au final un super festival, malgré une vraie grosse émotion. J'ai bien cru que j'allais mourir pour Cali. Je ne me suis pas pesée, mais vu les litres de transpiration et les courbatures dans les jambes à force de sauter, j'ai perdu au moins 3 kilos ce weekend.
Je passerai sur les ecchymoses diverses et variées, souvenir de cette satanée bousculade ...
19:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.07.2008
Au Pont du Rock à Malestroit
Au Pont Du Rock, festival ... rock.
Arrivés en retard à cause d'une réunion de dernière minute au bureau, nous arrivons quand même à temps pour voir Deus, un groupe de rockeurs belges. Nous sommes presque en famille puisque le bassiste est le voisin de ma copine Axell ... c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je tenais à les voir ! Cette fois j'ai prévu les bouchons d'oreille et bien m'en a pris car j'ai l'impression qu'ils crachent plus encore que Scorpions à Bobital. Il est vrai aussi que nous sommes juste devant la scène. Pas mal, il faut aimer le style.
Je suis assez décue par le groupe qui suit, qualifié de "soul-rock". Je ne vois pas de soul là-dedans. Mais peu importe, comme beaucoup nous sommes là ce soir pour Dinoysos et d'ailleurs nous nous installons longtemps avant l'heure programmée pour leur prestation, afin d'être devant pour mieux voir le zébulon qu'est Matthias.
Nef m'a prévenue, il y a généralement des pogos devant dans les concerts de Dionysos, mais nous avons décidé de tenter le coup. On verra bien, cependant nous évitons les tout premiers rangs. Les voilà qui arrivent, c'est la folie. On crie, les bras levés, on tape des mains. C'est festival, c'est l'été, il fait chaud, c'est chouette.
Ouh là, ça bouge sacrément mais durant mes études j'ai appris à gérer ce genre de mouvement de foule. Je repousse les pogotistes, je saute en même temps que tout le monde de manière à être déportée naturellement et en douceur. Il suffit de suivre le mouvement, c'est ce que j'ai retenu des banquets math sup. Tout se passe bien, je suis contente.
Mais tout-à-coup je vois Nef plonger à côté de moi. Il est à terre, je deviens une vraie furie. Je ne pense qu'à repousser les gens autour de lui pour ne pas qu'il se fasse piétiner. Il se redresse, il avait laissé tomber quelque chose. Ouf, je respire. Mais on va sortir de là finalement, gagner un endroit plus calme. Comme le festival n'est pas très grand, même "loin" de la scène on reste près et lorsque je bénéficie d'une trouée entre les têtes je vois très très bien.
Dionysos, j'ai toujours aimé. Mais alors sur scène c'est encore mieux. Le chanteur saute dans tous les sens, il communique avec le public et on sent vraiment leur plaisir d'être là. Bien entendu, petit plongeon sur nos têtes, il gagne en nageant sur nos mains la régie son juste derrière nous et là, tout comme pour Cali à Bobital, je le vois tout près.
Le groupe a amené avec lui sur la scène son petit univers d'engrenages et de coeurs mécaniques. C'est chouette, c'est bon, un très bon moment.
Comme beaucoup nous ne resterons pas pour les groupes suivants, d'abord parce qu'il est tard et que nous avons une semaine de travail derrière nous, ensuite parce que les styles annoncés ne nous branchent pas. D'ailleurs les premières chansons que nous entendons nous convainquent de rentrer. Ils sont bons, mais ce n'est pas notre truc.
Evidemment avant de rentrer il me faut un souvenir. Ce sera le débardeur de Dionysos "La mécanique du coeur", non pas par fanatisme mais parce que je le trouve simplement joli.
03:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival, musique, dionysos
05.07.2008
Festival des Terre-Neuvas
Au départ ce n'était pas prévu ... et puis la nouvelle est tombée, Scorpions allait venir à Bobital pour leur seul concert en France. Scorpions !!! Still looooooooooooving youuuuuuuuu ...
Ni une ni deux, billets réservés, et c'est parti !
Arrivés à Bobital, nous entreprenons de trouver une place de parking. Ce n'est pas difficile, tout est bien organisé, fléché, cadré. On se pose entre 2 tentes Quechua et en route vers le festival. Marchons, marchons ... 1 kilomètre à pied, ça use les ... 3 kilomètres en fait séparent les parkings du site. Il fait beau, on croise du monde, c'est sympa. Les campings gratuits bordent le chemin vers les scènes.
Les scènes ... impressionnantes. Elles sont aussi hautes qu'un immeuble de 7 étages. Imaginez, de part et d'autre, des enceintes de 20 mètres de haut, ça décoiffe.
A notre arrivée c'est Louis Bertignac qui est en scène. Cali lui succèdera et ce sera pour moi une belle découverte. Je connais Cali depuis longtemps - qui aurait pu y échapper ? - et j'aimais bien, sans plus. Mais alors là, sur scène, je suis complètement embarquée. J'adore. Il est fouuuuuuuuu !!!!!!!!! Alors que nous sommes installés juste devant la régie son, nous le voyons soudain descendre de la scène et courir dans le champ. Nous suivons sa course sur les écrans sans trop savoir où il va quand soudain, tournant la tête je m'aperçois qu'il est juste là, à côté. Il grimpe sur le stand de la régie pour plonger dans la foule. Nous le voyons disparaître au milieu des gens, puis réapparaître démuni de sa chemise.
Une chose qui me fait rire, c'est que sur les écrans le ciel paraît tout bleu alors qu'en réalité nous subissons quelques averses.
Et puis, contrairement à ce que je craignais il n'y a aucune bousculade. Nous respirons, nous pouvons nous asseoir, aucune sensation d'oppression. L'espace est grand et dégagé. Il y a bien de la viande saoûle, mais aucune agressivité.
Enfin arrive le moment tant attendu : Scorpions. Rhâ ! J'aurais dû prendre mes bouchons d'oreilles. Purée, ils sont vieux mais ils déménagent toujours autant. Je rappelle que les slows ne sont pas la spécialité de Scorpions, même si ce sont leurs titres les plus connus. Scorpions, c'est plutôt hard. C'est du gros son.
Le héros du groupe est à mes yeux le batteur, avec sa double batterie. C'est un show-man, il est époustouflant. Il faut le voir lancer ses baguettes et les rattrapper. Il ne s'arrête jamais, je n'ai pas chronométré la durée de son solo en milieu de concert mais c'était un grand moment. Qui plus est, il semblait commander à la pluie qui suivait la puissance de ses coups de baguettes.
Petit serrement de coeur en constatant que je ne suis pas assez près pour attrapper une des baguettes que le groupe lance au public. Je me console en me disant que ça doit bousculer quand même un peu là-bas pour les avoir.
Mon meilleur souvenir, ce sont quand même Stéphane et David, les 2 charmants jeunes hommes qui me feront danser tous les slows, arguant qu'on ne peut pas les écouter sans les danser. Ils ont mon âge, et comme moi ils sont venus faire une petite plongée en terre de souvenirs. Comme moi ils ont emballé sur Still loving you et ont envie de retrouver ces jolies sensations.
Un concert très sympa, intime. Nous n'étions que 30 000.00 personnes.
14:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.06.2008
Festival des Bars'Hic !
Les festivals se succèdent et se chevauchent, en Bretagne, pendant toute la saison d'été. Tous les ans en fleurissent de nouveaux, d'autres disparaissent à force d'être déficitaires. Peu deviennent aussi énormes que les Vieilles charrues de Carhaix.
Pour ma part, je n'aime pas les vieilles charrues. Trop connu, trop de monde. Je préfère les petits festivals naissants, ou ceux qui, bien que reconnus, demeurent humains comme les Terre-neuvas le weekend prochain.
Ce weekend j'ai eu le grand plaisir d'assister au premier festival des Bars'Hic, à Locmiquélic. Organisé par le formidable établissement Mamm Kounifl, le premier soir était libre d'accès. Le dimanche, pour un prix d'entrée de 5 euros nous avions accès à 4 concerts de qualité.
Au programme : Les Spams, Rhum & Eau, Ren Ren, Barbara Luna, K'vel.
N'ayant pas pu aller au concert des Spams, c'est donc pour Rhum et Eau que nous arrivons. Le site du festival est agréable, et le soleil tape fort. Après avoir fait le tour du site (c'est vite fait ...), nous nous posons devant la régie sono pour profiter de Rhum & Eau. Comme d'habitude, ils savent embarquer le public avec eux. Ces deux mecs sont bien sympa, il échangent vraiment avec le public. D'ailleurs ils n'hésitent pas à faire monter sur la scène le groupe de gamins qui connaissent leurs chansons par coeur et à leur installer un micro pour qu'ils les accompagnent.
Nous sommes en bretagne. Aussi aux premières notes de l'an-dro une ribambelle de danseurs se prend par le petit doigt et se met en branle. Pour ma part, je préfère le kan ha diskan (le chant à réponse), auquel ma bonne mémoire me permet de participer avec plaisir.
Rhum et eau laisse la place à K'vel. Si je les trouve musicalement d'une autre trempe, leur discours pro-bistrot et pro-alcool a tôt fait de me mettre en boule. C'est pour cette raison que je ne prendrai pas leur CD.
Petit break pour nous restaurer d'une galette-saucisse. Ouch ! nous sommes en Bretagne (oui je me répète), j'avais oublié cette manie d'agrémenter les galettes d'une copieuse dose de beurre fondu appliquée au pinceau ... ça dégouline, beurk ! il va falloir aller courir demain pour éliminer tout ça. D'autant que je ne résiste pas à l'appel des pralines. C'est terrible, les pralines, ça dégage un parfum aussi irrésistible que le chant des sirènes pour les marins. Enfin irrésistible à mes yeux. Et pourtant, la première fois que j'en ai mangé je n'avais pas aimé du tout. Je me souviens, c'était à la ZUP avec ma nourrice ... mais euh ... je m'égare là.
Bref, voici à présent l'argentine Barbara Luna qui monte sur la scène, accompagnée de 2 guitaristes. Changement total d'ambiance. Après les chants de marins et de bretons, voici une belle voix grave, parfois cassée, le genre de voix féminine qui me donne le frisson. Chansons en espagnol. Elle chante l'amour dans toutes ses dimensions et surtout les plus douloureuses, elle chante aussi la liberté, elle chante son sang indien. J'accroche carrément et je regrette de ne pas avoir vu de cd en vente tout-à-l'heure à la caravane. Barbara Luna. Ma découverte du weekend.
Après une longue hésitation, je décide de m'offrir le cd de Rhum & Eau. Il y a dessus une chanson que je tiens à apprendre pour la ressortir dans les repas de famille (je suis normande, et en normandie on chante beaucoup dans les repas familiaux). Je retourne donc à la caravane et - oh surprise ! - il y a un cd de Barbara. Je n'ai jamais su résoudre les dilemmes, alors je prends les 2.
Tandis que le dernier groupe d'artistes se prépare à jouer, j'avise Barbara non loin de moi. Je m'avance timidement pour lui demander une dédicace. Très gentiment elle m'explique que les traces de pattes en photo sur la page que j'ai choisie sont celles d'Onyx, le petit chien que je câline depuis un bon moment déjà et qui se trouve être le sien. Elle m'écrit une jolie dédicace et me fait un gros bisou. J'en conclus que ça lui fait plaisir de signer des cd.
Le clou du festival : Ren-Ren et Rhum et Eau ensemble pour un dernier concert terrible. Ren-Ren, c'est Renaud Detressan et Jean-Paul Barrière. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ou à qui ce nom dit quelque chose mais sans trop voir quoi, Renaud Detressan est l'interprète de "On est comme on est", tube des années 80. Il est aussi connu sous le nom de Gary Wickman, l'un des piliers de Soldat Louis. Enfin, il a écrit pour d'autres - notamment Renaud Séchan. "500 connards sur la ligne de départ", c'est lui aussi. On le voit en ce moment beaucoup avec Hugues Aufray.
Les 4 zigotos nous offrent un concert très convivial, mélange des répertoires de Ren-Ren et de Rhum et Eau. Leur complicité transparait sur la scène, beaucoup de bonne humeur, de rires. Je suis convaincue qu'ils ne boivant pas de l'eau et ne fument pas que du tabac, mais c'est pas grave. C'est une super soirée malgré les attaques de moustiques.
De nouveau les gens dansent, chantent, les rappels se succèdent. Bonne ambiance, et puis même s'il commence à faire frais le ciel est dégagé. Il faut aller bosser demain, on s'en fout on reste. De toutes façons il faut que j'attende qu'ils aient fini de démonter le matos pour faire signer mon cd à Rhum et Eau.
Nous avons brûlé au soleil, je n'ai plus de voix d'avoir tant chanté et crié, mais je m'en fous. C'était bien. J'espère qu'il y aura une prochaine édition. Malheureusement le peu de monde me fait craindre le contraire :-(
06:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : festival, musique
13.05.2008
Little Rock & Axell : promesse tenue et plus encore
J'en parlais il y a quelques semaines : j'avais hâte d'entendre Little Rock & Axell en concert. D'ailleurs, le choix d'effectuer mon escapade belge précisément ce weekend plutôt qu'un autre n'était pas innocent : je savais que c'était l'occasion d'assister au concert.
Me voici donc à Bougnies, avec certes un a priori franchement positif mais du même coup un risque de déception d'autant plus grand si d'aventure le groupe n'était pas aussi bon que je l'imagine, ou si la montagne avait faussé mon impression précédente sur la qualité de la voix d'Axell ...
Inquiétudes totalement infondées. Little Rock & Axell emmènent la salle et moi avec. Ils sont bons, ils sont très bons.
Qui plus est, ils possèdent une qualité particulièrement importante à mes yeux : ils communiquent avec le public. Guy nous emmène dans l'histoire du rock, mieux que Philippe Manoeuvre. Et lorsqu'Axell demande au public de l'accompagner, c'est toute la salle qui se met à chanter !
Sacrée Axell, qui n'hésite pas à entonner la chanson du Doudou - aussitôt reprise en choeur par le public au grand complet. Qui aurait cru, en la voyant paraître sur la scène dans sa petite robe noire, si fluette au milieu de ces rockeurs à lunettes, qu'une telle voix et une telle présence se cachaient en cette jolie jeune femme ?
Et malgré un problème technique, le guitariste va nous sortir des solos de derrière les fagots qui nous font demander : "Problèmes techniques ? mais où ça ?"
J'aime la façon dont le clavier et le batteur mènent leurs solos respectifs en faisant monter tout doucement la mayonnaise, subtilement, progressivement ...
Le bassiste est tout discret sur la scène, et pourtant il est bien là, verrouillant l'ensemble comme il se doit. Il suffit de fermer les yeux et d'écouter, de ressentir, pour en avoir la pleine conscience.
Little Rock & Axell réussissent un drôle d'exploit : me voici debout sur la table, en train de danser avec 2 moines trappistes ! Ceux qui me connaissent vont halluciner en lisant ça.
Les moines trappistes étaient les médecins de l'âme qui distillaient le nectar permettant de réhydrater les gorges, tellement sèches à force de chanter et de crier. Autrement dit ils servaient les verres de bière (ben oui, j'étais en Belgique je le rappelle !)
J'ai oublié de demander des autographes. Dommage. Suis vraiment fan.
Ils vont pas mal tourner dans les semaines à venir. Si vous voulez passer un bon moment, allez-y sans hésiter.
19:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, concert, rock, belgique
10.04.2008
L'équilibre de la musique
En ce moment, je sature au niveau stress. Je me réveille la nuit sans parvenir à retrouver le sommeil tant est grande l'angoisse d'aller au travail. Et lorsque je dors, c'est pour rêver de mon ex, donc ce n'est pas mieux.
Bref, un état nerveux très tendu qui ne me permet pas de "faire la coupure". Je mange boulot, je dors boulot, je pense sans arrêt au boulot ... et lorsqu'il s'agit d'aller à ma leçon de violoncelle, je me sens si fatiguée que je n'ai pas envie. Je voudrais juste aller me coucher. Pourtant, je me mets un coup de pied aux fesses et j'y vais en me disant : "Allez, ça va te faire du bien ..."
Alors je prends mon violoncelle, mes partitions, et je file à l'école de musique.
Sitôt entrée, la magie commence à opérer. Le parfum familier de l'école, mélange de collophane, de bois, de cuivre, de transpiration aussi, de papier, de café me pénètre par tous les pores de ma peau et déjà je me sens apaisée. C'est comme de rentrer chez soi après une longue absence. Un sentiment de familiarité, de sécurité, de bien-être. Je m'approche de la salle de cours et j'entends résonner des échos de contrebasse. J'entre dans la salle et m'installe pour écouter le formidable duo violoncelle-contrebasse qui est en train de se jouer. C'est un déchiffrage, alors ça s'interromp, ça cause technique, ça parle mon langage, ce langage que j'aime tant. J'ai tout oublié. Le bureau, l'ex ... il n'y a plus rien que la musique et cette communion avec mes camarades. Ce plaisir partagé. Oui c'est ça, il n'y a plus rien d'autre que du plaisir.
Pourtant on bosse dur, que ce soit aux cours de violoncelle ou aux répétitions de l'orchestre. On se fatigue, on se fait mal, on sort de là complètement vidé. Mais tellement, tellement satisfaits et heureux !
Une répétition, une leçon, ça vaut toutes les séances de relaxation du monde. Et puis ça fait du bien à l'ego, ce sentiment de satisfaction.
22:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, humeur
01.04.2008
Jacques a dit
Paroles: Zazie. Musique: Zazie, Jean-Pierre Pilot, Olivier Schultheis 2007 "Inventaire"
Je suis un oiseau
Qui est tombé de haut
Je traîne ma peine
Une larme qui coule
J'ai dans la gorge une boule
Comme une pierre qui roule
Perdue l'innocence des jours
Passés dans la cour de l'école
Du bonheur, j'en ai pas
Y en a que pour Pierre et Paul
{Refrain:}
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Vole"
Mais pas le jour où je décolle
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand même
Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "Rêve"
Me fait tant marcher que j'en crève
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme
Reste
Une mélancolie cachée
Sous mon manteau de pluie
Qui traîne encore
Je ne sens plus le vent dans mes voiles
Dis-moi à quoi me sert mon étoile
Si je perds le Nord ?
Mes îles, je les ai méritées
Mes ailes, je les ai pas volées
J'ai tout fait comme tu m'as dit
Mais le rêve s'évanouit
{au Refrain}
Jacques a dit, certes, des tas de choses
Mais sur la vie, pas toutes roses
Jacques ne dit pas tout
Jacques ne dit mot
Jacques ne sait pas ce qu'on vit
Jacques ne sait pas que c'est tout gris
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand même
Jacques ne sait rien de la vie
Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "Rêve"
Me fait tant marcher que j'en crève
La vie, c'est tout gris
Jacques a dit : "Bois"
Jacques a dit : "Mange"
Moi j'ai grandi, mais rien ne change
Jacques a dit : "Vague"
Jacques a dit :"S'cours"
Mais ne connaît rien à l'amour
Jacques a dit : "Chante, c'est une vie"
Moi je déchante peu à peu
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme.
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30.03.2008
Retour au studio et à la scène
A la différence de mon premier enregistrement avec Jungle Voice, cette fois c'est le studio qui vient à nous. Il s'agit là d'enregistrer l'orchestre, et contrairement à un groupe de soul nous n'avons pas de batterie pour verrouiller l'ensemble. C'est le chef qui conduit, il est donc indispensable d'enregistrer l'ensemble d'un seul coup.
La pression est différente aussi. Si je me plante, c'est tout l'orchestre qui doit recommencer.
Je ne suis pas très satisfaite de moi sur les derniers enregistrements, tant pis. L'essentiel est que le chef le soit et puis, nous n'avons pas fini. Au besoin nous referons des prises.
Côté scène, bien sûr j'y suis déjà revenue avec l'orchestre et c'est chaque fois un grand bonheur, renforcé par la satisfaction d'appartenir à un ensemble vraiment "bon". On est bons, je le sais et j'en suis fière.
Mais cette fois, il s'agit d'y revenir seule, et avec mon violoncelle. Proposition de mon professeur lors de mon dernier cours. Jouer soliste accompagnée du piano ? Ma foi ... joli défi, oui, je veux bien. Même si j'en ai perdu le sommeil, même si j'ai mal partout à force de bosser mon morceau, même si je meurs de trouille, de stress, de trac. Un morceau "facile", de mon niveau, mais qui fait son effet lorsqu'il est bien joué ... à moi de savoir bien le jouer, donc. De le maitriser suffisamment pour pouvoir oublier la technique et le jouer avec mon coeur.
Je prendrais bien quelques jours de congés pour le bosser, mon morceau.
09:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, orchestre, concert, enregistrement
25.02.2008
Little Rock & Axell
Je mentirais en disant que je les connais et que je les ai entendus, mais ...
...mais je connais et j'ai entendu Axell seule, puis Axell faisant le boeuf avec un autre groupe. Et il se trouve que sa voix me donne des frissons, je suis complètement fan.
Le groupe se produit malheureusement essentiellement en Belgique, mais il est évident que j'irai les voir à la première occasion. Fan j'vous dis ! (bon en plus il faut dire que la miss est sacrément sympa). C'est du bon rock comme on l'aime, enfin comme je l'aime, que du plaisir en perspective.
En tout cas j'ai mis le lien dans la liste à côté, si vous faites un tour vers Bruxelles passez les écouter de ma part !
21:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, rock

