07.10.2008

Laïta 2008 - les photos

Un photographe a eu le gentillesse de m'envoyer ce lien après avoir lu mon article : tekni-photos

Ce ne sont ni plus ni moins que les photos de cette belle journée sur la Laïta. Le jeu consiste à me trouver dessus, pas difficile pour qui me connaît bien !

21.09.2008

Descente de la Laïta en kayak

6h, le réveil sonne.

Je saute de mon lit, amusée de constater comme il est plus facile de se lever aux aurores un dimanche matin pour aller faire du kayak, que d'ouvrir un oeil à 6h30 un lundi pour aller au bureau.

Comme chaque jour, je sors pour nourrir la chatte de la voisine qui trouve que les croquettes sont meilleures chez moi que chez elle. Brrr ça caille ce matin, je me vois mal passer la journée les fesses dans l'eau glacée.

Qu'à cela ne tienne, j'opte pour la combinaison. Moi qui hésitais sur la tenue vestimentaire à adopter, la question ne se pose plus ... combi néoprène, je n'aurai pas froid et serai à l'abri des coups de soleil.

Pique-nique paré, bien à l'abri dans sa double épaisseur de sacs plastiques, en route vers l'aventure ! Je passe prendre Nef qui a choisi la tenue la plus fonctionnelle qui soit : short et t-shirt. Je suis admirative, car je crois qu'il va avoir vraiment froid.

L'expédition est bien organisée : nous déposons la voiture à l'arrivée de la rando, et montons dans une navette qui nous emmène vers le point de départ. Il est 8h30, j'ai froid malgré la combinaison et le k-way, heureusement un café brûlant et des parts de gâteau nous attendent. Pourtant le soleil brille ... mais la prairie de départ est à l'ombre.

Voilà, nous avons nos bateaux, nos pagaies, nos gilets, ne reste plus qu'à embarquer. Quoi ? c'est d'ici qu'on embarque ? Hum ! un départ à l'américaine, alors ... j'avoue que je ne me sens pas fière, je n'ai pas envie de me faire tremper par ce froid.

Mais tout se passe bien, les organisateurs nous aident à partir tranquillou et je reste à peu près au sec. A peu près car les kayak côtiers que nous utilisons sont auto-videurs, il y a un trou au fond et contiennent toujours un peu d'eau.

Ah oui, le départ à l'américaine c'est quand on pose le kayak sur la berge, face à l'eau, et qu'on le fait avancer d'un coup de fesse pour le projeter vers la rivière. Plouf ! Il faut savoir que les kayaks côtiers que nous utilisons n'ont pas la coque fermée sur le dessus, on a donc tôt fait de chavirer à ce petit jeu.

Bref, tout se passe bien pour nous et nous remontons le courant vers la ligne de départ. Là-haut, enfin, nous trouvons le soleil qui va doucement nous réchauffer.

10h30, tous les kayaks sont à l'eau et nous prenons position derrière la ligne. "Reculez, reculez"

Ils en ont de bonnes ! La randonnée se faisant dans le sens du courant, les bateaux placés en première ligne se trouvent fatalement emportés sous la ligne de départ. Du coup nous reculons, attendons, pour devoir reculer de nouveau ... enfin le départ est donné.

Imaginez 390 kayaks, massés derrière la même ligne, prenant le départ d'une belle randonnée sous le soleil ! Un beau spectacle, plein de couleurs et de sourires.

Bon, moi je sourirai plus tard, quand j'en aurai fini de recevoir les coups de pagaie des voisins et de devoir changer de cap pour éviter ces petites emmerdeuses qui ne trouvent rien de mieux que de zizaguer alors que le passage se rétrécit.

Au bout de quelques centaines de mètres, le groupe s'étire et la navigation devient enfin agréable. A présent les petites emmerdeuses me font marrer. Nous croisons toutes sortes de participants. Je remarque beaucoup de canoës occupés par une maman et son enfant (mais où sont les papas ?!!!). Il y a les sportifs, avec les beaux bateaux effilés, les novices, souvent en canoë biplace, qui ont du mal à se coordonner, les randonneurs-loisirs, comme nous, qui tiennent un rythme tranquille, un canoë avec 3 cowboys dedans, un kayak qui arbore son drapeau pirate ...

Les heures passent, nous découvrons la Laïta. Beaucoup de demeurent me feront rêver.

Il fait un temps magnifique. Le soleil est au rendez-vous, il n'y a pas un seul nuage dans le ciel.

Une petite pause sur la rive nous permettra de constater à qule point le fond est vaseux. Nef a droit à une séance de bain de boue bien involontaire !

Je goûte régulièrement l'eau, constatant que son degré de salaison augmente au fil de la descente. C'est logique, nous descendons vers la mer ... mais je n'avais jamais eu l'occasion d'effectuer ce genre d'expérience, et ça m'amuse.

Au bout de 2 heures je n'en peux plus. J'ai une ampoule qui a éclaté, les muscles tout endoloris, et j'ai faim ! Qui plus est, le vent et les courants deviennent de plus en plus violents. Par moments nous filons très vite, emportés par la marée descendante, et à d'autres nous devons lutter pour avancer. Nous croisons de plus en plus de bancs de sable.

Enfin, voici le pont où nous allons pique-niquer ... et surtout profiter de la dégustation d'huitres et muscadet !

La pause nous fait beaucoup de bien, c'est rechargés à bloc que nous reprenons notre descente. Enfin, tout cool quand même. Les courbatures sont bien présentes.

De toutes façons, nous arrivons déjà au port. A notre grande surprise, il ne restait plus que quelques kilomètres à parcourir avant l'arrivée. Afin de prolonger le plaisir nous slalomons entre les bateaux de plaisance, pour regagner la plage "par le grand tour". Ouch ! nous voilà bien, il faut remonter contre la marée !

Après rinçage et séchage, un goûter bien réconfortant nous attend. Nous assistons à l'arrivée des randonneurs restants. Il y en a beaucoup, nous sommes assez fiers de constater que les derniers arrivent 1h30 après nous. D'ailleurs, les pauvres auront la malchance de s'échouer sur les bancs de sable. La mer est descendue, ils ne peuvent plus passer aux même endroits que nous.

16h, tous les bateaux ont fini de couvrir les 15 kilomètres de la randonnée. Les plus sportifs ont couvert la distance en 1h08. Les derniers auront mis 5h30, pause-déjeuner comprise.

Une belle balade que nous ne manquerons pas de refaire l'an prochain.

 

20.08.2008

Plongée à Nemo 33

 

Mon amie Mel m’a fait un immense plaisir en me proposant ce baptême de plongée dans le bassin de 35m de Bruxelles. Encore un vieux rêve sur le point de se réaliser, un beau moment à partager avec une amie que j’aime.

 

Arrivées au centre Nemo 33, nous découvrons immédiatement ce qui nous attend par les hublots donnant sur l’intérieur de la fosse à plongée.

Notre instructeur nous explique alors que nous nous trouvons à peu près à 4,00m de profondeur. En levant la tête, nous pouvons voir les mouvements des mamies qui suivent leur séance d’aquagym. En la baissant, nos regards plongent vers les profondeurs. Impossible de voir le fond de la fosse depuis l’endroit où nous sommes, elle n’en est que plus impressionnante.

Autour d’un verre, nous suivons attentivement les instructions, en essayant de mémoriser les gestes qui nous serviront à communiquer sous l’eau. C’est important, il ne faut rien oublier. Et c’est bien ce qui m’inquiète. Il ne faut rien oublier.

Passée la séance d’essayage de palmes, masque et gilet, nous voici dans l’eau. La bouteille pèse lourd sur nos épaules, heureusement que le gilet gonflable permet de nous délivrer de la pesanteur. Nous apprivoisons la respiration en bouteilles par des exercices progressifs. On m’avait dit qu’au début on avait tendance à respirer très vite de peur de manquer d’air, ce n’est pas notre cas. Sans doute parce que ni l’une ni l’autre n’avons d’appréhension de l’eau, bien au contraire.

A présent nous apprenons à nous stabiliser sous l’eau à l’aide du gonfleur du gilet. S’il est trop gonflé, le gilet nous fait remonter verticalement vers la surface. Mais s’il est vide nous sommes écrasées au sol par le poids des bouteilles – écrasées étant un bien grand mot, mais suffisamment imagé pour comprendre l’utilité de ce gilet. En bref il nous permet de nager entre deux eaux sans trop d’effort.

Je vois Mel évoluer tranquillement alors que je tente désespérément de nager en ligne droite, sans cesse déséquilibrée par ma bouteille. En sortant, j’aurai confirmation de ce que je suppose à cet instant : mon gilet est légèrement trop grand, ce qui fait que la bouteille se balade un peu en me déséquilibrant. C’est pas grave, je trouve ça rigolo. Tout comme de devoir vider mon masque toutes les 2 minutes. L’instructeur nous a très bien expliqué comment faire tout-à-l’heure, aucun soucis.

Nous descendons tranquillement, nous voici au niveau des hublots. Un petit coucou à la salle de restauration où nous nous trouvions à notre arrivée. Quelle douce sensation que d’observer ces gens habillés, soumis à la pesanteur terrestre, en train de manger et de boire quand nous évoluons tranquillement dans ce monde aquatique que j’aime tant ! L’envie me prend de leur jeter des cacahuètes. « C’est nous qui sommes libres, et eux qui sont en cage », me dis-je à cet instant précis.

 

- 5 mètres.

La plongée est censée s’arrêter là. Mais il semble que nous nous débrouillions plutôt bien et comme nous faisons sans cesse le signe que tout va bien, notre instructeur nous fait descendre encore.

En réalité, je ne me sens pas si bien que ça. J’ai par instants la sensation que je vais tomber dans les pommes et j’ai même hésité un moment à demander à remonter. Mais j’ai appris il y a quelques années à gérer mes évanouissements et ça fonctionne aussi en plongée. Le tout est de ne pas paniquer.

Et comme je ne panique pas, le malaise s’éloigne, me permettant de poursuivre la descente jusqu’à – 10 mètres et de visiter les 2 grottes artificielles. « C’est beau ! » s’exclame Mel. Je me dis qu’elle parle de l’ensemble de l’expérience car les grottes en elles-mêmes ne sont pas des chef-d’œuvres. Mais le moment est effectivement exceptionnel.

Dans ces grottes, nous pouvons respirer à l’air libre. Se dire que nous nous trouvons dans une poche d’air à 10 mètres sous la surface de l’eau a quelque chose de réellement grisant. Je me sens à ma place. L’instructeur nous propose d’aller voir le gouffre. Nous allons alors nous allonger au bord de cette immense fosse et observer le fond, 25 mètres plus bas. J’ai envie d’y aller. C’est mon élément ; je suis bien, ici.

 

Nous nous trouvons alors à 10,20 mètres sous la surface de l’eau. Tout est lent et silencieux. L’eau est chaude…

 

Mais il est temps de remonter. Mes oreilles, qui ont bien supporté la descente grâce aux Valsalvas réguliers, protestent contre la remontée. Je sens que l’oreille gauche mettra quelques jours à s’en remettre. Un palier de 3 minutes à -5 mètres, c’est fou comme le temps passe vite sous l’eau quand on observe les gens de l’extérieur par les hublots !

 

N’étant pas obligée de regarder le moniteur sans arrêt pendant ce temps, je peux faire coucou à Mel et voir son regard tout pétillant. Je me marre aussi à voir ses cheveux dressés sur sa tête, comme des algues vivantes. Je me doute que les miens sont dans le même état.

 

Derniers coups de palmes, nous voici de nouveau à l’air libre. 26 minutes, c’est trop court. Nous commencions tout juste à nous sentir vraiment à l’aise …

C’est dans un état de détente totale qu’on sort du complexe. Pour ma part j’aurais volontiers nagé quelques longueurs, le temps de graver un peu plus profondément le souvenir dans mon corps et mes souvenirs, mais Nemo n’est pas un bassin de nage. Alors tant pis. De toutes façons il y aura maintenant d’autres plongées, de plus en plus belles. C’est une certitude pour Mel comme pour moi, et l’instructeur en est ravi.

14.02.2008

Ce sera Les Arcs

C'est aux Arcs que je pars. J'avais opté pour la "Destination mystère", autrement dit j'ignorais où je partais et à présent que je connais ma destination je ne suis vraiment pas déçue !!!

La grande question à présent est de savoir si je résisterai à la tentation du parapente ...

Si je retrouve mes accus avant demain, je pourrai ramener de belles photos. 

Départ samedi, 19h de car :-( Bon ça laissera le temps de faire connaissance. 

27.01.2008

Paaaaaaartiiiir uuuun jouuuuuurrrr

Voilà des années que je crève d'envie de retourner skier. Il faut dire qu'aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu les vacances au ski.

Je me revois à 2-3 ans, debout sur les skis de mon parrain qui m'emmenait en ballade avec lui à ski de fond.

Puis, les patinettes au pied, apprenant les rudiments de la glisse au jardin des neiges.

Et quelques années plus tard, les colos tous les ans en février. Les 15 jours de ski, quel bonheur !

 

Dès que j'ai pu remarcher j'ai eu envie d'y retourner et c'est l'année des JO d'Albertville que ça a été possible, sur un site olympique en plus ! J'ai donc pu concilier plaisirs du ski et ambiance olympique, assister à un match de hockey, à une épreuve de patinage artistique avec les stars de l'époque : Isabelle et Paul Duchesnay.

Mais je reviens au ski, au début j'avais peur de ne plus savoir. Heureusement le ski c'est comme le vélo, ça ne se perd pas et ma cousine qui m'accompagnait a été ravie de pouvoir m'emmener directement sur la piste rouge dès le premier jour.

 

Le ski, c'est cher quand on vit loin de la montagne. Ces dernières années, mon budget d'étudiante ne m'a pas permis d'y retourner. Après cela, mon salaire et mes histoires sentimentales ne me permettaient pas non plus de partir. Satanés compromis, c'est avec le recul qu'on réalise qu'ils ne vont souvent que dans un sens !

 

Bref, cette année JE PARS ! Na, c'est décidé je fais mon égoïste et je me paye un stage de ski rien que pour moi. Et je me sens super bien, super heureuse de partir. Je me sens ... et bien je me sens moi, tout simplement. Moi la fille pleine de projets et qui aime toucher à tout, qui aime bouger et rencontrer du monde. Qui aime la nature, les espaces, éprouver ses muscles et sentir son corps réagir à ses injonctions. Qui aime partir sur un coup de tête. Qui n'a pas peur de partir seule.

 

Je n'ai toujours pas reçu mon dossier par courrier, j'ai un peu peur d'être déçue. Qu'on me dise que mon inscription n'a pas été prise en compte. J'ai tellement envie et besoin de ce petit séjour. A croire que je joue ma vie :-) Mais non, en fait c'est juste la joie de me retrouver. Je m'étais perdue depuis si longtemps ...

22.07.2007

Kayak dernière séance

« Bon, aujourd’hui tu vas passer une évaluation ! » Plait-il ? On va m’évaluer ?!!! Ah oui c’est vrai que j’ai pris le passeport FFCK, le carnet qui sanctionne mon niveau technique.

Bon, ben allons-y alors, évaluons.

Pagaie blanche, OK.

Embarquer, débarquer, ligne droite, slalom, courant, contre-courant, surf sur le courant …

« Félicitations ! vous venez d’obtenir votre pagaie jaune ! »

Youpi !!! Je suis super fière de mon petit carnet plein de tampons. Fière surtout de savoir que je possède un niveau technique plus proche de la pagaie verte (la prochaine) que de la pagaie jaune.

Donc, il me faut maintenant faire valider ma pagaie jaune « mer » car en kayak il y a trois domaines à valider : eau calme, eau vive et mer. Pour la mer je vais devoir faire un saut sur la côte, on verra ça à l’occasion.

Bref, après ces émotions le moniteur me demande si je souhaite faire encore un peu de parc ou autre chose. Je lui explique alors que j’aimerais essayer les kayaks côtiers.  Je crois que ma proposition lui plait, car nous voici partis pour une jolie petite randonnée au fil du Blavet. Je passe sous les fenêtres de mon collègue Thomas. Les volets sont fermés, je parie qu’il fait la grasse matinée. Dommage j’aurais bien aimé lui faire coucou.

Je l’aime bien ce moniteur, il va falloir que je revienne … mais pour l’heure je rentre à la maison, fière comme une gosse. Je me souviens de ma deuxième étoile au ski il y a plus de 20 ans. C’était pareil.

L’émotion est intacte, et ça fait plaisir de retrouver ces joies enfantines.

21.07.2007

Kayak 3ème et 4ème séances

9h30. J’ai deux séances aujourd’hui. Le temps est gris, je n’ai pas envie de me mettre à l’eau et ça se ressent dans ma façon d’appréhender la rivière. Appréhender aux deux sens du terme. Je l’aborde avec crainte, je ne suis pas à l’aise dans mon bateau.

Qui plus est j’ai une jupe pour la première fois et ça m’angoisse.  J’ai peur de rester coincée en cas de dessalage.

Plouf ! Voilà, c’est fait. J’ai plongé, je remonte à bord et comme par magie la détente est là. C’est le premier plongeon qui coûte, maintenant que c’est fait je me sens bien. Je retrouve des sensations, je retrouve l’équilibre, la stabilité … et le sourire !

Je progresse. Tant et si bien que le moniteur me propose : « On fait le parc ? »

Glups ! euh … en rigide ?!! Ben oui, il paraît que j’ai progressé, que je peux le faire.

Bon, s’il le dit ce doit être vrai.

Ah ben oui tiens, c’est passé. Je peux descendre la glissière et le parc d’eau vive en kayak rigide et j’en suis super heureuse.

 

14h00. Pour la séance de l’après-midi il fait beau, je me sens bien.

Un déclic s’est produit. Je viens de franchir un stade dans mon apprentissage. Je le sens et le moniteur également puisqu’il m’en fait la remarque.

Oui, je surfe sur le courant, et surtout j’ai plus de plaisir que d’appréhension. Je gîte, je contregîte, d’accord c’est encore un peu brutal, mal assuré, mais les réflexes sont acquis. J’accueille chaque proposition du moniteur avec confiance et détermination, et bien souvent ça passe. Lorsque ce n’est pas le cas, et bien je tombe à l’eau, la belle affaire !

J’apprécie maintenant cette jupe qui pourtant m’angoissait au départ. Grâce à elle je peux gîter sans que mon bateau ne s’emplisse d’eau, elle permet beaucoup plus de maniabilité dans le courant.

A la fin de la séance je me sens épuisée, mais vraiment heureuse. Cet après-midi je n’ai eu que du plaisir.

19.07.2007

Kayak 2ème séance de stage

Habillée d’une combinaison toute neuve, je pars regonflée pour ma deuxième journée de stage. Maintenant au moins, même si je tombe je ne me ferai pas mal.

Aujourd’hui nous sommes deux stagiaires, et le jeune homme qui est avec moi vient tous les étés depuis plusieurs années. Galvanisée, je vais progresser à grands pas.

De fait, je finis par maîtriser à peu près la progression en dahut, c’est-à-dire que je crains moins le gîte.

Comme ça se passe bien et que finalement je tombe trop peu à son goût, mon moniteur m’annonce le prochain parcours : « Tu t’arrêtes dans le contre à gauche de la glissière, et tu remontes pour prendre la porte verte ».

Je pars confiante, dans un kayak gonflable car je ne fais pas encore cette partie du stade en rigide. Et les gonflables, n’est-ce pas, pour en tomber il faut le vouloir …

Plouf ! Aspirée par une « marmite », je tombe à l’eau sous le sourire satisfait du moniteur. « Celle-là tout le monde la prend ! » m’annonce-t-il en riant. Il s’agit d’une zone de remous qui vous aspire comme un tourbillon et vous fait plonger. Bref, il est content, c’est ce qu’il voulait.

Je me marre aussi. La séance est finie, je suis épuisée.

17.07.2007

Kayak 1ère séance de stage

Epuisée, j’ai même du mal à couvrir les 5 minutes de voiture qui me séparent de la maison. J’ai la tête qui tourne, j’ai froid. Je me précipite sous la douche chaude. Chose rare, j’ai envie d’un bain. Non, j’ai besoin d’un bain.

Plongée dans l’eau tiède jusqu’au cou, je me prends alors à penser à cet après-midi.

A mon arrivée, il y avait à l’accueil un groupe de touristes visiblement parisiens, qui voulait louer des kayaks pour 2 heures sur le parc. Regardant leurs tongs, je songe avec amusement qu’ils ne vont pas faire long feu.

Je rencontre le moniteur, toujours aussi charmant. Après m’être changée je m’équipe du casque et du gilet obligatoires. On attaque directement par le kayak rigide. Très différent du gonflable, celui-ci est beaucoup moins stable et obéissant, mais les sensations sont nettes, aiguës.

Une énorme averse orageuse se déverse sur nos têtes, je commence à avoir froid mais je tiens bon.

Après un moment de balade pour voir mon niveau (le moniteur m’explique que certaines personnes sont en difficulté dès les premiers coups de pagaie), nous attaquons des choses plus techniques.

Maîtriser le kayak rigide, jauger les coups de pagaie de manière à conserver une trajectoire aussi rectiligne que possible. Faire le tour du rocher. Courant, contre-courant.

La technique du bac.

En contemplant mes jambes meurtries, je songe à ces plongeons répétés, à la douleur du fracas sur les rochers. A la peur en me sentant emprisonnée entre kayak , berge et rochers. Peur d’une seconde seulement, car je savais pouvoir me dégager à condition de ne pas paniquer – et de fait j’ai retrouvé la surface en 5 secondes.

Oui, le bac c’est ma bête noire. Il faut dire aussi que je commençais à être épuisée. J’ai compris aussi l’intérêt du shorty. Ce n’est pas une protection contre le froid, mais contre les rochers. Pensée reconnaissante aussi envers mon casque, grâce auquel seule ma lèvre a explosé sous le choc.

Sortie du bain j’entreprends de panser mes plaies. Mes jambes ne sont plus qu’un immense hématome. Mon coude gauche, une plaie béante. Mon estomac ne cesse de me torturer d’avoir absorbé tant de litres d’eau du Blavet. L’ongle de mon pouce gauche est devenu noir. Lui seul m’inquiète. Je vais devoir surveiller la poche de sang.

Mais déjà je commence à me sentir mieux. J’ai une journée entière et deux nuits pour me retaper avant la prochaine leçon. Et si tout-à-l’heure je regrettais de m’être engagée sur un stage, l’envie de continuer commence déjà à poindre. Ouf !

Et puis, je ne peux m’empêcher de songer amusée à ce groupe de touristes qui a jeté l’éponge au bout d’une heure. Je ne sais pas comment ils se sont débrouillés mais ils ont réussi à se blesser avec des kayaks gonflables ! Ceux-là pourtant, pour en tomber il faut le vouloir …