26.07.2008

Au Pont du Rock à Malestroit

Au Pont Du Rock, festival ... rock.

Arrivés en retard à cause d'une réunion de dernière minute au bureau,  nous arrivons quand même à temps pour voir Deus, un groupe de rockeurs belges. Nous sommes presque en famille puisque le bassiste est le voisin de ma copine Axell ... c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je tenais à les voir ! Cette fois j'ai prévu les bouchons d'oreille et bien m'en a pris car j'ai l'impression qu'ils crachent plus encore que Scorpions à Bobital. Il est vrai aussi que nous sommes juste devant la scène. Pas mal, il faut aimer le style.

Je suis assez décue par le groupe qui suit, qualifié de "soul-rock". Je ne vois pas de soul là-dedans. Mais peu importe, comme beaucoup nous sommes là ce soir pour Dinoysos et d'ailleurs nous nous installons longtemps avant l'heure programmée pour leur prestation, afin d'être devant pour mieux voir le zébulon qu'est Matthias.

Nef m'a prévenue, il y a généralement des pogos devant dans les concerts de Dionysos, mais nous avons décidé de tenter le coup. On verra bien, cependant nous évitons les tout premiers rangs. Les voilà qui arrivent, c'est la folie. On crie, les bras levés, on tape des mains. C'est festival, c'est l'été, il fait chaud, c'est chouette.

Ouh là, ça bouge sacrément mais durant mes études j'ai appris à gérer ce genre de mouvement de foule. Je repousse les pogotistes, je saute en même temps que tout le monde de manière à être déportée naturellement et en douceur. Il suffit de suivre le mouvement, c'est ce que j'ai retenu des banquets math sup. Tout se passe bien, je suis contente.

Mais tout-à-coup je vois Nef plonger à côté de moi. Il est à terre, je deviens une vraie furie. Je ne pense qu'à repousser les gens autour de lui pour ne pas qu'il se fasse piétiner. Il se redresse, il avait laissé tomber quelque chose. Ouf, je respire. Mais on va sortir de là finalement, gagner un endroit plus calme. Comme le festival n'est pas très grand, même "loin" de la scène on reste près et lorsque je bénéficie d'une trouée entre les têtes je vois très très bien.

Dionysos, j'ai toujours aimé. Mais alors sur scène c'est encore mieux. Le chanteur saute dans tous les sens, il communique avec le public et on sent vraiment leur plaisir d'être là. Bien entendu, petit plongeon sur nos têtes, il gagne en nageant sur nos mains la régie son juste derrière nous et là, tout comme pour Cali à Bobital, je le vois tout près.

Le groupe a amené avec lui sur la scène son petit univers d'engrenages et de coeurs mécaniques. C'est chouette, c'est bon, un très bon moment.

Comme beaucoup nous ne resterons pas pour les groupes suivants, d'abord parce qu'il est tard et que nous avons une semaine de travail derrière nous, ensuite parce que les styles annoncés ne nous branchent pas. D'ailleurs les premières chansons que nous entendons nous convainquent de rentrer. Ils sont bons, mais ce n'est pas notre truc.

Evidemment avant de rentrer il me faut un souvenir. Ce sera le débardeur de Dionysos "La mécanique du coeur", non pas par fanatisme mais parce que je le trouve simplement joli.

30.06.2008

Festival des Bars'Hic !

Les festivals se succèdent et se chevauchent, en Bretagne, pendant toute la saison d'été. Tous les ans en fleurissent de nouveaux, d'autres disparaissent à force d'être déficitaires. Peu deviennent aussi énormes que les Vieilles charrues de Carhaix.

Pour ma part, je n'aime pas les vieilles charrues. Trop connu, trop de monde. Je préfère les petits festivals naissants, ou ceux qui, bien que reconnus, demeurent humains comme les Terre-neuvas le weekend prochain.

Ce weekend j'ai eu le grand plaisir d'assister au premier festival des Bars'Hic, à Locmiquélic. Organisé par le formidable établissement Mamm Kounifl, le premier soir était libre d'accès. Le dimanche, pour un prix d'entrée de 5 euros nous avions accès à 4 concerts de qualité.

Au programme : Les Spams, Rhum & Eau, Ren Ren, Barbara Luna, K'vel.

N'ayant pas pu aller au concert des Spams, c'est donc pour Rhum et Eau que nous arrivons. Le site du festival est agréable, et le soleil tape fort. Après avoir fait le tour du site (c'est vite fait ...), nous nous posons devant la régie sono pour profiter de Rhum & Eau. Comme d'habitude, ils savent embarquer le public avec eux. Ces deux mecs sont bien sympa, il échangent vraiment avec le public.  D'ailleurs ils n'hésitent pas à faire monter sur la scène le groupe de gamins qui connaissent leurs chansons par coeur et à leur installer un micro pour qu'ils les accompagnent.

Nous sommes en bretagne. Aussi aux premières notes de l'an-dro une ribambelle de danseurs se prend par le petit doigt et se met en branle. Pour ma part, je préfère le kan ha diskan (le chant à réponse), auquel ma bonne mémoire me permet de participer avec plaisir.

Rhum et eau laisse la place à K'vel. Si je les trouve musicalement d'une autre trempe, leur discours pro-bistrot et pro-alcool a tôt fait de me mettre en boule. C'est pour cette raison que je ne prendrai pas leur CD.

Petit break pour nous restaurer d'une galette-saucisse.  Ouch ! nous sommes en Bretagne (oui je me répète), j'avais oublié cette manie d'agrémenter les galettes d'une copieuse dose de beurre fondu appliquée au pinceau ... ça dégouline, beurk ! il va falloir aller courir demain pour éliminer tout ça. D'autant que je ne résiste pas à l'appel des pralines. C'est terrible, les pralines, ça dégage un parfum aussi irrésistible que le chant des sirènes pour les marins. Enfin irrésistible à mes yeux. Et pourtant, la première fois que j'en ai mangé je n'avais pas aimé du tout. Je me souviens, c'était à la ZUP avec ma nourrice ... mais euh ... je m'égare là.

Bref, voici à présent l'argentine Barbara Luna qui monte sur la scène, accompagnée de 2 guitaristes. Changement total d'ambiance. Après les chants de marins et de bretons, voici une belle voix grave, parfois cassée, le genre de voix féminine qui me donne le frisson. Chansons en espagnol. Elle chante l'amour dans toutes ses dimensions et surtout les plus douloureuses, elle chante aussi la liberté, elle chante son sang indien. J'accroche carrément et je regrette de ne pas avoir vu de cd en vente tout-à-l'heure à la caravane. Barbara Luna. Ma découverte du weekend.

Après une longue hésitation, je décide de m'offrir le cd de Rhum & Eau. Il y a dessus une chanson que je tiens à apprendre pour la ressortir dans les repas de famille (je suis normande, et en normandie on chante beaucoup dans les repas familiaux). Je retourne donc à la caravane et - oh surprise ! - il y a un cd de Barbara. Je n'ai jamais su résoudre les dilemmes, alors je prends les 2.

Tandis que le dernier groupe d'artistes se prépare à jouer, j'avise Barbara non loin de moi. Je m'avance timidement pour lui demander une dédicace. Très gentiment elle m'explique que les traces de pattes en photo sur la page que j'ai choisie sont celles d'Onyx, le petit chien que je câline depuis un bon moment déjà et qui se trouve être le sien. Elle m'écrit une jolie dédicace et me fait un gros bisou. J'en conclus que ça lui fait plaisir de signer des cd.

Le clou du festival : Ren-Ren et Rhum et Eau ensemble pour un dernier concert terrible. Ren-Ren, c'est Renaud Detressan et Jean-Paul Barrière. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ou à qui ce nom dit quelque chose mais sans trop voir quoi, Renaud Detressan est l'interprète de "On est comme on est", tube des années 80. Il est aussi connu sous le nom de Gary Wickman, l'un des piliers de Soldat Louis. Enfin, il a écrit pour d'autres - notamment Renaud Séchan. "500 connards sur la ligne de départ", c'est lui aussi. On le voit en ce moment beaucoup avec Hugues Aufray.

Les 4 zigotos nous offrent un concert très convivial, mélange des répertoires de Ren-Ren et de Rhum et Eau. Leur complicité transparait sur la scène, beaucoup de bonne humeur, de rires. Je suis convaincue qu'ils ne boivant pas de l'eau et ne fument pas que du tabac, mais c'est pas grave. C'est une super soirée malgré les attaques de moustiques.

De nouveau les gens dansent, chantent, les rappels se succèdent. Bonne ambiance, et puis même s'il commence à faire frais le ciel est dégagé. Il faut aller bosser demain, on s'en fout on reste. De toutes façons il faut que j'attende qu'ils aient fini de démonter le matos pour faire signer mon cd à Rhum et Eau.

Nous avons brûlé au soleil, je n'ai plus de voix d'avoir tant chanté et crié, mais je m'en fous. C'était bien. J'espère qu'il y aura une prochaine édition. Malheureusement le peu de monde me fait craindre le contraire :-(

 

13.05.2008

Little Rock & Axell : promesse tenue et plus encore

1307465812.JPGJ'en parlais il y a quelques semaines : j'avais hâte d'entendre Little Rock & Axell en concert. D'ailleurs, le choix d'effectuer mon escapade belge précisément ce weekend plutôt qu'un autre n'était pas innocent : je savais que c'était l'occasion d'assister au concert.

Me voici donc à Bougnies, avec certes un a priori franchement positif mais du même coup un risque de déception d'autant plus grand si d'aventure le groupe n'était pas aussi bon que je l'imagine, ou si la montagne avait faussé mon impression précédente sur la qualité de la voix d'Axell ...

Inquiétudes totalement infondées. Little Rock & Axell emmènent la salle et moi avec. Ils sont bons, ils sont très bons.172892804.JPG

Qui plus est, ils possèdent une qualité particulièrement importante à mes yeux : ils communiquent avec le public. Guy nous emmène dans l'histoire du rock, mieux que Philippe Manoeuvre. Et lorsqu'Axell demande au public de l'accompagner, c'est toute la salle qui se met à chanter ! 

Sacrée Axell, qui n'hésite pas à entonner la chanson du Doudou - aussitôt reprise en choeur par le public au grand complet. Qui aurait cru, en la voyant paraître sur la scène dans sa petite robe noire, si fluette au milieu de ces rockeurs à lunettes, qu'une telle voix et une telle présence se cachaient en cette jolie jeune femme ?

1366380314.JPGEt malgré un problème technique, le guitariste va nous sortir des solos de derrière les fagots qui nous font demander : "Problèmes techniques ? mais où ça ?"

J'aime la façon dont le clavier et le batteur mènent leurs solos respectifs en faisant monter tout doucement la mayonnaise, subtilement, progressivement ...

Le bassiste est tout discret sur la scène, et pourtant il est bien là, verrouillant l'ensemble comme il se doit. Il suffit de fermer les yeux et d'écouter, de ressentir, pour en avoir la pleine conscience.

Little Rock & Axell réussissent un drôle d'exploit : me voici debout sur la table, en train de danser avec 2 moines trappistes ! Ceux qui me connaissent vont halluciner en lisant ça.1569231824.JPG

Les moines trappistes étaient les médecins de l'âme qui distillaient le nectar permettant de réhydrater les gorges, tellement sèches à force de chanter et de crier. Autrement dit ils servaient les verres de bière (ben oui, j'étais en Belgique je le rappelle !)

J'ai oublié de demander des autographes. Dommage. Suis vraiment fan.

Ils vont pas mal tourner dans les semaines à venir. Si vous voulez passer un bon moment, allez-y sans hésiter. 

10.04.2008

L'équilibre de la musique

En ce moment, je sature au niveau stress. Je me réveille la nuit sans parvenir à retrouver le sommeil tant est grande l'angoisse d'aller au travail. Et lorsque je dors, c'est pour rêver de mon ex, donc ce n'est pas mieux.

Bref, un état nerveux très tendu qui ne me permet pas de "faire la coupure". Je mange boulot, je dors boulot, je pense sans arrêt au boulot ... et lorsqu'il s'agit d'aller à ma leçon de violoncelle, je me sens si fatiguée que je n'ai pas envie. Je voudrais juste aller me coucher. Pourtant, je me mets un coup de pied aux fesses et j'y vais en me disant : "Allez, ça va te faire du bien ..."  

Alors je prends mon violoncelle, mes partitions, et je file à l'école de musique.

Sitôt entrée, la magie commence à opérer. Le parfum familier de l'école, mélange de collophane, de bois, de cuivre, de transpiration aussi, de papier, de café me pénètre par tous les pores de ma peau et déjà je me sens apaisée. C'est comme de rentrer chez soi après une longue absence. Un sentiment de familiarité, de sécurité, de bien-être. Je m'approche de la salle de cours et j'entends résonner des échos de contrebasse. J'entre dans la salle et m'installe pour écouter le formidable duo violoncelle-contrebasse qui est en train de se jouer. C'est un déchiffrage, alors ça s'interromp, ça cause technique, ça parle mon langage, ce langage que j'aime tant. J'ai tout oublié. Le bureau, l'ex ... il n'y a plus rien que la musique et cette communion avec mes camarades. Ce plaisir partagé. Oui c'est ça, il n'y a plus rien d'autre que du plaisir.

Pourtant on bosse dur, que ce soit aux cours de violoncelle ou aux répétitions de l'orchestre. On se fatigue, on se fait mal, on sort de là complètement vidé. Mais tellement, tellement satisfaits et heureux ! 

Une répétition, une leçon, ça vaut toutes les séances de relaxation du monde. Et puis ça fait du bien à l'ego, ce sentiment de satisfaction. 

30.03.2008

Retour au studio et à la scène

A la différence de mon premier enregistrement avec Jungle Voice, cette fois c'est le studio qui vient à nous. Il s'agit là d'enregistrer l'orchestre, et contrairement à un groupe de soul nous n'avons pas de batterie pour verrouiller l'ensemble. C'est le chef qui conduit, il est donc indispensable d'enregistrer l'ensemble d'un seul coup.

La pression est différente aussi. Si je me plante, c'est tout l'orchestre qui doit recommencer.

Je ne suis pas très satisfaite de moi sur les derniers enregistrements, tant pis. L'essentiel est que le chef le soit et puis, nous n'avons pas fini. Au besoin nous referons des prises.

 

Côté scène, bien sûr j'y suis déjà revenue avec l'orchestre et c'est chaque fois un grand bonheur, renforcé par la satisfaction d'appartenir à un ensemble vraiment "bon". On est bons, je le sais et j'en suis fière.

Mais cette fois, il s'agit d'y revenir seule, et avec mon violoncelle. Proposition de mon professeur lors de mon dernier cours. Jouer soliste accompagnée du piano ? Ma foi ... joli défi, oui, je veux bien. Même si j'en ai perdu le sommeil, même si j'ai mal partout à force de bosser mon morceau, même si je meurs de trouille, de stress, de trac. Un morceau "facile", de mon niveau, mais qui fait son effet lorsqu'il est bien joué ... à moi de savoir bien le jouer, donc. De le maitriser suffisamment pour pouvoir oublier la technique et le jouer avec mon coeur. 

Je prendrais bien quelques jours de congés pour le bosser, mon morceau. 

25.02.2008

Little Rock & Axell

Je mentirais en disant que je les connais et que je les ai entendus, mais ...

...mais je connais et j'ai entendu Axell seule, puis Axell faisant le boeuf avec un autre groupe. Et il se trouve que sa voix me donne des frissons, je suis complètement fan.  

Le groupe se produit malheureusement essentiellement en Belgique, mais il est évident que j'irai les voir à la première occasion. Fan j'vous dis ! (bon en plus il faut dire que la miss est sacrément sympa). C'est du bon rock comme on l'aime, enfin comme je l'aime, que du plaisir en perspective.

En tout cas j'ai mis le lien dans la liste à côté, si vous faites un tour vers Bruxelles passez les écouter de ma part !